‹ Étude sur le marché monétaire de Changhaï: au début du XXe siècleChapitre 39 sur 115 · I. COMPARAISON DES CAPITAUX DE QUELQUES-UNES · texte numérisé non relu

I. COMPARAISON DES CAPITAUX DE QUELQUES-UNES

DES PRINCIPALES BANQUES ETRANGERES A CHANCGHAT (6o)

Banques Capital souscrit

Charlered Bank of India, Australia and

CS DEA E RE ES EN PE es mere LE £ 5.009.000 Hongkong and Shanghaï Banking Cor- $ (Hongkong)

DOLAUOD ET Er ral 20.000.000 The National City Bank of New-York... $ Or {10.009.000 Banque deniindochinem rer rraiee Frs 64.400.000 The Yokalioma Specie Bank. 7127 Yen 100.000 .000 Rhesntiant Pink Eater & 60.000.000 DPÉSUumMIOMONBATEN ERP er UE « 50.000.000 HResbank ro tiChosener PAPE « 25.000.000 Banque Belge pour l’Étranger........ Frs 174.000.000

(bo) D'après les bilans des diverses banques citées au 3r décem-

bre 1930,

SN Eee

IL. COMPARAISON pes CAPITAUX ps QUELQUES-UNES DES PRINCIPALES BANQUES CHINOISES À CHANGHAI (51)

Banques Capital souscrit en $ Centrino CiIna ere cree 20.000.000 BANC RC NN ER mr eee 24.710.500 PanktomComTnunications #0. 8.715.525 Yien Yieh Commercial Bank .......... 7.500.000 Kincheng Banking Corporation ...... 7.000.000 The National Commercial Bank...... 2.500.000 Shanghaï Commercial and Savings Bank 2.500.000 The National Industrial Bank of China 3.907.400

Dans le premier tableau, l'évaluation des capitaux est. faite sur la base des monnaies d’or et, dans le deuxième, sur celle des doilars d’argent. Par suite de la dépréciation de l’argent depuis des années, la différence de compte entre les dollars d’argent et les autres monnaies étrangères citées plus haut est formidable, Autrefois, une livre sterling égalait environ dix dollars chinois ; un dollar-or, deux dollars chinois et un yen japonais un dollar chinois, tandis qu'un dollar chinois pouvait acheter 2 fr. 5o avant la guerre et 12 francs

environ après la stabilisation de 1928 (52). D’après cela,

(br) D'après les bilans des diverses banques chinoises eitées au 81 décembre 1940.

(b2) Voir la statistique économique de « The Bankers' Weekly »

(Shanghaï) : Les cours des changes étrangers de diverses années,

le compte des capitaux du premier tableau est déjà de beaucoup supérieur à celui du deuxième, Si nous les évaluons selon les cours de change actuels, par exemple : INPI Or — 4.235 dollars chinois : TU£MenNS TR Vror 1 yen = $ 2.065 ; et 1 fr. — $ o.172 (53), quel sera le résultat de ce compte? Ainsi la puissance des capitaux des banques étrangères est plus grande que celle des banques chinoises. Ce fait s’ajoutant à la puissance qui résulte de leur longue histoire, elles peuvent certainement maintenir leur position très puissante. En dehors de cela, il y à encore d'autres causes qui rendent leur situation favorable et empêchent les banques modernes chinoises de les supplanter. Ce sont le monopole de change international de la Chine, les dépôts des droits des douanes maritimes chinoises (54) le privilège d'émission, ete. que nous expliquerons un peu plus loin.

D'autre part, pourquoi leur condition actuelie sur ce marché ne peut-elle être aussi favorable qu'auparavant, surtout avant l'établissement de la République chinoise ? Nous pouvons aussi trouver à cela quelques raisons :

1. — Elles ne peuvent convenir exactement à la condition réelle de ce marché. À la fin de la dynastie Tsing (1644-1911), sur le marché de Changhaï, 11 n'y

avait qu'un petit nombre de banques modernes chinoï-

(53) « Bank’s Buying rates, Rates of Exchange for international money order and C. O. D. services » (le 26 octobre 1931) du Marché monétaire de Changhaï.

(54) Ma Ying-isou. Kiang-yen-lsi 3; (Collection de Discours sur

les Problèmes économiques courants de la Chine). Vol, IL, p. 218,

ses, Quant aux banques indigènes, elles n'avaient pas de gros capitaux. Sauf pour les relations intimes avec les commerçants locaux, elles étaient loin de pouvoir rivaliser avec les banques étrangères. Ainsi ces dernières pouvaient régner uniquement sur le marché. Depuis vingt ans, les banques modernes chinoises se développent rapidement et, parce qu'elles peuvent s'adapter aux habiiudes commerciales locales, elles se sont emparées de la moitié environ des opérations bancaires qui étaient monopolisées auparavant par les banques étrangères (55). De plus, les banques modernes chinoises se consacrent à améliorer les méthodes de leurs opérations, à coopérer mutuellement en vue de surmonter tous les obstacles et À renforcer le plus possible leur confiance. Elles tendent aussi à se charger de la direction du mouvement monéaire de ce marché, surtout à faire face à toutes les demandes saisonnières (56). En tout cas, les banques modernes chinoises sont mieux adaptées à la condition réelle du marché que les étrangères (57). C’est pourquoi ces dernières sont obligées de céder une partie de leur position.

>, — On ne fait plus de « chop-loan » à découvert

dans les banques étrangères. Avani le règne de Siuen-tong

(55) Frederic E. Lee. Currency, Banking and Finance in China, Dp. 109-110.

(56) Yang Yin-pou. Yang-lchou-tchong-kouo-kin-yong-liun {Traité de la circulation monétaire de la Chine), pp. 214-915.

(57) Frederic E. Lee, Currency, Banking and Finance in Chinu.

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