‹ Étude sur le marché monétaire de Changhaï: au début du XXe siècleChapitre 42 sur 115 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Instruments de circulation

sur Île

marché monétaire de Changhaï

La monnaie en Chine est, on le sait, d’une diversité extraordinaire. Autrefois, la Chine n'avait pas, à vrai dire, de monnaie, en dehors de ses lingots d'argent mal commodes qui ne sont évalués qu'au poids, et des sapèques qui étaient le véritable instrument d’échange de la masse de la population. Dans la dernière moitié du xix° siècle, quoique les dollars d’argent fussent introduits en Chine, «c'était seulement dans un certain nombre de ports et de villes habitués au commerce avec les étransers que les dollars circulaient et y étaient acceptés avec plaisir par les marchands (1) ». Depuis cinquante ans, la

Chine à frappé elle-même les dollars d'argent qui ont été

(x) Bulletin du Comité de l'Asie française, novembre 1908,

RTE

pris pour monnaie nationale ; et, au début de la République, ils étaient à peu près uniformisés. Désormais, sur le marché monétaire de Changhaï, la circulation des dollars est donc plus saine. Mais à côté de cela, il existe encore une monnaie de compte, taël de Changhaï, qui a une puissance plus grande que toutes les autres. En outre, les monnaies secondaires, ou auxiliaires, les billets de banque et les effets de commerce rendent la circulation de ce marché toute particulière. C’est pourquoi en étudiant le marché monétaire de Changhaï, nous devons consacrer une partie spéciale à les décrire. On ne peut trouver une circulation plus compliquée que celle de Changhaï. Nous l’étudions en quatre chapitres : Taël de Changhaï, monnaie métallique, billets de banque et

effets de commerce.

fn :

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