‹ Étude sur le marché monétaire de Changhaï: au début du XXe siècleChapitre 46 sur 115 · IV. — Sycees de Changhaï · texte numérisé non relu

IV. — Sycees de Changhaï

Nous savons que la coutume d'employer des lingots d'argent comme instrument de circulation remonte très loin en Chine, au moins jusqu'à 2255, À. C. Mais l'origine du sycee est inconnue (71). On a dit que c'est l’empereur Chéu-tsoù de la dynastie Yuëên, qui mit des sycees en circulation et, en même temps, on prétend que sous du dynastie Song il y avait déjà des sycees qui circulaient. Nous n'avons pu encore en trouver aucune preuve. Mais le sycee a du moins une histoire très longue. Son premier caractère est que, depuis plusieurs centaines d’années, sa forme n'a pas changé. Ceux qui circulent à Hankéou, Tien-ts'in, Changhaï, etc., pèsent généralement cinquante taëls. Le titre standard est de 935.374 0/00 (72). À Pékin et à Sséu-tchouen, nous pouvons voir quelquefois des pièces de dix taëls en forme de fer à cheval (73).

Mais il v en a eu d’autres de forme rectangulaire, comme

(71) E. Kann. The currencies of China, trad. chinoise, p. 69. (72) Kin Kouo-pao. Tchong-kouo-pi-lché-wén-ti, p. 1806. (33) William F. Spaldinge. Eastern Exchange currency and

Finance, 4° édition, p. 419.

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