‹ Étude sur le marché monétaire de Changhaï: au début du XXe siècleChapitre 74 sur 115 · CHAPITRE VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIT

Effets de Commerce

On saît quelle est l’importance économique des effets de commerce. « Le rôle des banquiers, nous allons le voir

Lu de plus en plus..., consiste — et ce n'est pas une critique, c’est leur fonction même — à prêter à A l’argent

de B et non pas leur propre argent. Pratiquement, cette fonction s’accomplit par le jeu de ce que l’on appelle les effets de commerce, ou les traites, pour employer le terme le plus commun et le plus général ; le procédé de la traite, nous nous en sommes déjà aperçu, constitue un avantage notable à la fois pour le créancier et pour le débiteur. » (1) Mais, d’autre part, « l'effet de commerce n'est pas un simple instrumentum constatant une obligation préexistante, c’est un acte soumis à des formes déterminées par la loi, qui engendre une obligation propre à la charge de quiconque y appose sa signature » (2). Ainsi, les effets de commerce ont un caractère très important, à la fois économique et juridique. Depuis un siècle, le crédit de banque se développe de plus en plus, le caractère de la fonction monétaire évolue peu à peu et jusqu'alors les effets de commerce ont occupé une position prépondérante sur le marché monétaire. Quelle est leur condition sur celui de Changhaï ? Ils y ont leur

caractère particulier eux-mêmes. Nous allons l’analyser

() F. Simiand. Cours d'Economie Politique (1929-1980), p. 362,

(2) J. Bouteron, Le Chèque, 1924, p. 135,

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