AN ENS
MNT coup a dù porter tout particulièrement sur le tubereule sus-méatique de la racine postérieure du zygoma, lequel était anormalement développé. De plus, le choc était dirigé du vertex vers la base cranienne ; cette direction tangentielle par rapport à la région temporomastoïdienne se trouvait être bien précisée par l’arrachement du pavillon de loreille qui ne tenait plus que par le lobule. On est donc en droit d'admettre que, sous le choc, le tubercule sus-méatique a transmis l'effort dans la profondeur à la lamelle osseuse qui, sur la face supérieure du rocher, forme le toit de la caisse et se prolonge sur le bloc labyrinmthique. La fusion de la lamelle avec ce bloc a limité son décollement, d’où la formation d’une plicature, puis d’une rupture à direction naturellement perpendiculaire à la direction de la force agissante ; ainsi s’explique la fissure transversale vue sur le dos du rocher. Quant à la fissure qui, parallèle à l’axe de la pyramide, tombe à angle droit sur la précédente, elle traduit une plicature de la même lame osseuse, mais plicature due à ce que le copeau osseux a été sollicité à s’abaisser pour obéir au choc tangentiel subi par la paroi cranienne. C’est du reste à ce vigoureux frôlement que l’on doit encore rapporter les lésions osseuses qui ébauchées par le traumatisme, sous l’action vibratoire de la scie se sont complétées et transformées en fissures superficielles visibles sur la mastoïde et la région préméatique. Avant leur formation la pièce pouvait être tenue pour un exemple du premier degré de larrachement de la mastoïde et cette fissure du dos du rocher est à rapprocher de la fissure oblique
signalée par Trélat (Société Anat., 1855, p. 121).
D’après Trélat, en cas de fracture oblique du rocher la fissure part de l'extrémité externe et postérieure du sinus jugulaire, longe le sinus latéral, traverse les cellules mastoïdiennes et atteint soit le trou déchiré antérieur, soit le trou sphéno-épineux, en divisant en biseau toute la base de Papophyse mastoide. Dans ce trajet, Le toit de la caisse, ou même l'oreille mterne, peut se trouver intéressé. De règle, cette lésion résulte d’une violence supérieure à celle qui provoque la simple fissure longitudinale ou encore la fissure transversale de la pyramide ; aussi n'est-il pas rare de la voir accompagnée de désordres complexes du rocher ou même d’un fracas de la boite cranienne.
Cette fissure oblique est la trace du plan de rupture que provoque dans la base pétrée l'effort d’arrachement subi par la mastoïde. Celle-ci fait relief sur la paroi cranienne ; elle se trouve appendue en dehors du point d’appui de la pyramide sur le pied élargi de Parcboutant en Y postérieur, c’est-à-dire sur Papophyse jugulaire de l’occipital. Par suite, quand un choc tangentiel, porté dela tempe vers le cou, frôle violemment la mastoïide, celle-ci tend à suivre le mouvement : elle est arrachée en entrainant la base du rocher qui fait corps avec elle. Rare, il est vrai, est l’arrachement complet relaté dans l'observation IV d'Otto Barwick à la suite d’une chute d’un train en marche. De règle, et l’observation de Patel en a fourni la preuve, la rupture osseuse reste incomplète; seule, la fissure sur Le dos du rocher trahit le plan de rupture
Loue qui, dans la profondeur, ne se prolonge pas jusqu’à la surface extérieure du crâne.