‹ Étude Sur Le MimétismeChapitre 15 sur 25 · MIMÉTISME ANIMAL · texte numérisé non relu

MIMÉTISME ANIMAL

Mimetisme animal. — Les cas de Mimétisme que nous allons examiner maintenant étant plus parfaits et plus nombreux que ceux que nous avons passés jusqu'ici en revue, il importait de choisir un ordre d'exposition qui permit de les présenter de la manière la plus rationnelle. Dans le chapitre précédent nous avons pris tour à tour les différentes parties de la plante qui étaient imitées par les animaux. Nous ne pouvions évidemment songer à suivre ici un ordre analogue. Il eût fallu, pour examiner avec méthode les cas que nous allons présenter, partir des plus simples, de ceux qui se rapprochent le plus des cas précédemment cités et des couleurs protectrices (par exemple les cas de ces parasites qui, fixés sur un animal beaucoup plus grand qu'eux, prennent la couleur de ce dernier qui constitue alors pour eux un véritable milieu), puis passer ensuite aux cas plus complexes d'imitation parfaite d’un animal libre par un autre animal, dans les mêmes conditions biologiques, mais tenant un rang éloigné dans la série animale. Cependant nous

avons pensé que cette manière d'exposer les faits, en nous )

entraînant constamment d’un bout à l’autre du règne animal et en nous faisant citer côte à côte des êtres très différents, eût introduit de la confusion dans le sujet. C’est pour lamême raison que nous avons rejeté la division en Mimétisme parasitaire et non parasitaire. Nous étudierons donc simplement les phénomènes dotn il s’agit, en faisant une revue des principales classes

qui les présentent, en parcourant l'échelle zoologique. Et, comme nous n’attacherons à la succession de ces faits aucune idée d'évolution progressive, nous commencerons par examiner ceux que présentent les animaux les plus élevés, les Vertébrés. Nous nous arrêterons plus longuement sur les insectes qui, mieux étudiés à ce point de vue, nous fourniront une ample moisson, et nous réunirons dans un dernier paragraphe ceux que présentent les autres groupes. Nous citerons les exemples de ces phénomèénes en parlant du groupe auquel appartient l'animal imitant, et appliquant ici l’axiome de droit : is fecit cui prodest, nous regarderons comme animal imitant celui qui, d’après toutes les probabilités, semble retirer de cette imitation le plus d'avantages.

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