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ailes antérieures d’un vert bronzé avec cinq taches (disposées deux par deux sur la méme ligne) et les’ ailes postérieures rouges avec une bordure d’un bleu foncé.
Mais les lépidoptères n’imitent pas seulement des insectes du même ordre, ils copient aussi les couleurs d'animaux différents. C'est surtout la famille des Sésiides qui nous offre des phénomènes de cette nature. Citons la Sesia apiformis qui a les couleur des guêpes et mêmeleurs ailes enfumées et transparentes. La Sesia bombyliformis qui ressemble beaucoup au mâle du Bourdon (Bombus Hortorum). Le Sphecia crabroniformis qui ressemble au frêlon surtout lorsqu'il est vivant par la manière de placer ses ailes (Jenner Weir). La Sesia empiformis qui a le corps d’un brun noir luisant avec un anneau rouge à la base de l'abdomen. Le Trochilium tipuliforme qui ressemble à une petite guêpe noire (Odynerus sinnatus) fort abondante danslesjardins pendant la même saison que le Trochilium. Tout le groupe d’ailleurs présente ces ressemblances, comme en font foi les noms spécifiques de la plupart de ses représentants ( Vespiformis, Ichneumoniformis, Tenthrédiniformis, Scoliæformis, Shegiformis, etc.)
Dans les Indes 1l existe des espèces à pattes postérieures velues et terminées en brosses (ce qui n’est pour des lépidopres d'aucune utilité) et qui ressemblent aux abeilles à pattes velues (Scopulipèdes) abondantes dans cette région (Westwood).
Les Chenilles présentent aussi quelques cas de mimique. Celles de la famille brésilienne des Ærycinides, dont nous n'avons en Europe qu’un seul représentant (Memeobius lucinia), ont été appelées chenilles cloportes. Mais le cas de ce genre le plus étrange est celui que cite M. Bates d’une chenille qui le frappa par sa ressemblance avec un petit serpent. Sur les côtés des premiers segments, qui étaient dilatables à volonté, une tache noire pupillée figurait l'œil du reptile et
par son attitude et sa forme l’insecte rappelait plutôt un serpent venimeux qu'un serpent Imoffensif.
Coléoptères. — Parmi les coléoptères nous avons aussi à citer quelques cas analogues. Ils imitent tantôt des insectes du même ordre, tantôt des insectes d'ordres différents. Mais presque tous les coléoptères imitants appartiennent au groupe des Longicornes. Citons dans la famille des Anisocera le Cyclopeplus Bates, qui prend exactement la forme et la couleur d’un petit clavicorne, le Corynomalus globulus, et imite même la massue antennaire de ce dernier au moyen d’un renflement situé un peu avant la terminaison de ses antennes (Bates). Il existe dans l’Amérique du Sud un petit coléoptère ‘de la famille des Hispides (groupe des herbivores) que l’on nomme le Cephalodonta spinipes. C’est un animal plat et large, très commun et muni d’une odeur désagréable qui le fait rejeter par les carnassiers et les insectivores. Il sert de type à deux autres insectes de la famille des longicornes qui perdent complètement, par cette imitation, le facies général du groupe auquel ils appartiennent; ce sont l’Ærythroplatis corralifer et le Streptolabis hispoides, auquel M. Bates qui l’a découvert à donné un nom rappelant cette analogie. Un autre longicorne, le Pæciloderma terminale de la Jamaïque, prend exactement la couleur d’un Mollipenne du même pays appartenant au genre Lycus. Un autre Mollipenne est aussi imité par un longicorne d’un autre genre, l'Eroschema Poweri. Il faut croire d’ailleurs que les Mollipennes ont une protection spéciale, car ils sont très nombreux en espèces et en individus et imités souvent par les insectes des autres groupes. C'est ainsi que Wallace prétend avoir trouvé avec un Mollipenne une espèce de la famille des Eucnémides qui lui ressemblait exactement pour la taille, pour la couleur et même pour la forme. Tous deux avaient le corps d’un beau bleu foncé et la
A TRe tête d'une couleur orangée. Le même auteur rapporte que les oiseaux refusent de manger certaines espèces de Malacodermes indigènes, les T'elephorus par exemple; il n’y aurait donc rien d'étonnant si les espèces exotiques sont aussi protégées contre les carnassiers, à ce que les insectes des autres groupes prennent parfois leur livrée. Nous sommes en mesure d’apporter une observation qui vient à l’appui de cette manière de voir : c’est un cas de mimétisme analogue entre un longicorne et un pett mollipenne voisin de nos Téléphores. Le longicorne est la Polyopsia prœusta, espèce assez commune au printemps et en été sur les haies et le malacoderme est la Rhagonycha femoralis qui se prend en très grand nombre dans les mêmes endroits et à la même époque. Tous deux ont le corps, le corselet, la tête noirs et les elytres jaunes. La Polyopsia prœusta a seulement l'extrémité de celles-ci rembrunie sur un très petit espace et même cette ligne foncée est presque indistincte chez quelques individus. Quand nous les récoltions ensemble, comme il ne se trouvait en général que quelques Polyopsia sur une grande quantité de Rhagonycha, il nous arrivait pres- . que toujours sur le moment de les confondre.
Des coléoptères protégés d’une autre façon sont les Curculionides. Ceux-ci doivent leur sûreté à l’épaisseur et à la consistance de leur caparace qui les rend très durs à piquer et même qui se fend brusquement et éclate sous la pression si on ne prend pas les précautions nécessaires. Aussi beaucoup de longicornes ressemblent-ils à ces animaux. M. Bates rapporte avoir trouvé au Brésil un longicorne l’Acanthotribus dorsalis qui ressemble beaucoup à un charançon du genre AHeiliphus et un Gymnocerus qui se rencontrait sur le même arbre qu’un autre rhynchophore du genre Cratosomus, auquel il ressemblait tellement qu'il lui donna le nom de Cratosomoïides. Une
autre Anthriba,oudu moins un insecte d’un genre voisin (G. Ptyÿ 6S
choderes) est aussi imité par un longicorne le Phallocera Batesi. Une autre espèce d’Anthriba très commune aux îles Moluques est aussi imitée par un petit longicorne du même pays le Cacia anthriboïdes. Les Antluiba sont des insectes voisins des bruches et des charançons. Le Mecocerus gazella est un charançon commun aux îles Moluques qui est imité par un autre longicorne, le Capnolymma Stygium (Wallace). Il existe, d’après le même auteur, aux îles Philippines des charançons à couleurs vertes à points enfoncés, bien connus des collectionneurs pour leur beauté et leur taille, les Pachyrhynchus, qui semblent y être confinés. Il existe dans le même endroit tout un groupe de longicornes qui imite ces charançons d’une manière curieuse. Le nom de Curculionoïdes donné à l’un d’entre eux (Doliops) rappelle cette particularité.
Un autre groupe de coléoptères souvent imité par des espèces du mêmegenreestceluides Cicindélètes. Les Collyris (Lacordaire) sont des coléoptères pentamères de la famille des Cicindèles. Ils sont très voisins du genre Cicindela dont ils se distinguent par la forme du quatrième article de leurs tarses. Ils sont comme les Cicindèles armés de mandibules puissantes, d’un naturel carnassier, d’une locomotion rapide. Dans le même pays habite une espèce de longicorne fort rare, le Collyrodes Lacordairei qui prend exactement la forme et la couleur du Collyris. Une autre espèce de Cicindélètes du genre Therates imite un Diversitarse découvert par Wallace et qui à été pris courant sur un tronc d'arbre, habitude commune chez les Therates. Enfin, pour terminer ces cas. de mimétisme entre coléoptères, citons limitation d’un longicorne Agnia fasciata famille des Æypselomina, par un autre longicorne Nemophas Grayi, famille des Lamiaires. Ces insectes ont été pris sur le même arbre mort à Amboine et étaient si semblables que l’on crut d’abord qu'ils appartenaient à la même espèce (Wallace). Leur couleur est
si Pr:
He
es d’un noir bleu métallique avec des bandes fauves. Le second (N. Grayi) est le mieux armé, appartient à un groupe plus riche en espèces et a dû être imité par l’autre.
Les Coléoptères imitent aussi d’autres insectes. Le Charis melipona de l'Amérique du Sud à reçu ce nom de sa ressemblance avec les Hélipones, petites abeilles sans aiguillon, du Nouveau-Monde. Ici, le Coléoptère a le thorax couvert de poils comme Ja Mélipone, et, pour rendre limitation plus parfaite, il a les pattes postérieures munies de brosses ce qui est unique dans l’ordre des coléoptères. Le Charis appartient d’ailleurs à la famille des VNecydalidæ qui, toute entière, à cause de l’absence des élytres et de la persistance des aïles membraneuses se rapproche assez de l'aspect général des Hyménoptères. Nous possédons en Europe des représentants du genre Necydalis, grands insectes jaunes et noirs qui ne sont pas sans rapport avec des Sireæ. Les Molorchus, de plus petite taille et de couleurs plus sombres se rapprocheraient plutôt de certains Ichneumonides. Enfin, si l’on secoue les vieux paniers d’osier il en sort assez souvent des nuées d’un autre insecte du même groupe, Leptidea brevipennis, dont les essaims rappellent ceux des fourmis qui vont s’abattre en troupes dans quelque endroit après avoir voltigé dans l'air.
D’autres longicornes imitent les guêpes et cela d’une manière d'autant plus frappante que leur abdomen étant retréei à la base semble réuni au thorax par un pédicule, comme chez les Vespides. Tel est entr'autres lOdontocera odyneroïdes qui a l'abdomen rayé de jaune et de noir et ressemble à tel point à une guêpe du genre Odynère que M. Bates qui rapporte le cas dit avoir hésité à le prendre. Une autre espèce de longicornes, le Sphecomorpha chalybæa, plus grand, ressemble aux grosses guêpes d’un bleu métallique (Bates). Il à l'abdomen pédiculé. L'imitation des couleurs des vespides se retrouve dans le plus
CARTES orand nombre des espèces du genre Clytus, notamment dans beaucoup de ceux qui habitent notre pays (Clylus detritus, C. arcuatus, C. arvicola, floralis, arietis, gazella, verbasci, etc.), mais d’une façon moins complète, car ici l'abdomen n’est pas pédiculé. Cependant la forme allongée de ces ânimaux, leurs couleurs vives, à raies alternativement jaunes et noires, font au premier abord hésiter l’entomologiste.
Plusieurs espèces d’Oberea (genre de longicornes, famille des Saperdidæ) ressemblent lorsqu'elles volent à des T'enthrédines et quelques espèces du genre Hestesis courent dans les bois et sont très difficiles à distinguer des fourmis.
Enfin, il est des longicornes de l'Amérique du Sud qui imitent les punaises des bois où Pentatomides (G. Scutellera).
Le Gymnocerus capucinus prend l’aspect d’une scutelleride, le Pachyotris Fabricu. Un autre longicorne du même genre, le Gymnocerus dulcissimus ressemble au même groupe d’hémiptères sans qu'on ait déterminé l'espèce qu’il mime spécialement.
Nous possédons en France, dans nos départements circa-méditerranéens, des longicornes qui ont l’aspect extérieur d’une araignée velue. Ce sont les Parmena, famille des lamiaires. Le corps est gros, court, ramassé. L’abdomen est rond et très velu, le prothorax gros, la tête petite, la couleur noirâtre de tout le corps est masquée par des poils gris sale. Ces animaux, au contraire des autres longicornes qui ont en général des mouvements rapides, sont lents et se laissent tomber en repliant les pattes comme la plupart des arachnides. Nous en possédons deux espèces (Parmena F'asciata et P. Solieri). L'imitation est plus parfaite chez la Parmena Solieri.
Orthoptères. — Il y à quelques cas remarquables de Mimétisme chez les orthoptères. Un insecte de la famille des Scaphures, le Condylodera tricondyloides, des îles Philippines, est
assez semblable à un 7ricondyla, genre de cicindélètes, pour qu'un entomologiste distingué l'ait longtemps gardé dans sa collection confondu avec cette espèce sans reconnaître son erreur (Wallace). Les Scaphures sont des orthoptères de la tribu des Locustiens dont le type est le Scaphura Vigorsi. Ils habitent le Brésil; l'espèce précitée court le long des troncs d'arbres comme les cicindéles et est très rare par rapport au tricondyla. M. Bates à trouvé aussi à Santarem, pendant ses voyages de découvertes sur les bords de l’Amazone, une sauterelle qui imitait un coléoptère du genre Odontocheila et vivait dans les mêmes lieux. D'autres Scaphures ressemblent aussi à des Ammophiles dont ils sont d’ailleurs la proie dans l’Amérique du Sud (Bates). Une espèce du genre Mantis ressemblait aussi, d’après le même explorateur, au Termite qui lui servait d’aliment. , L
Hémiptères. — La famille des Hémiptères est assez défendue par les sécrétions odorantes que présentent ses représentants, aussi n’y cite-t-on que peu de cas de Mimétisme. Une espèce de Népide, le Ranatra linearis, par sa forme allongée, ses aiïles recouvrant l'abdomen comme un toit, mais à dessus arrondi, sa couleur jaunâtre, et par-dessus tout ses pattes antérieures préhensibles, offre assez lorsqu'il marche sur les roseaux du bord des eaux qu’il habite ordinairement, l’aspect d’un individu de la famille des Mantides, ressemblance purement fortuite sans doute, car le Ranâtre est assez bien armé par lui-même. Nous en dirons autant de l’analogie extérieure qui existe entre les Cydnicæ, petits hémiptères hétéroptères, à corps ovalaire sombre et luisant et la famille des Æistérides. Enfin, certaines espèces d'Hémiptères du genre Flata (famille des Fulgorides) sont tout à fait comparables aux papillons ; elles leur ressemblent, en effet, par leurs larges ailes bariolées.
Névroptères. — Chez les Névroptères il y à aussi quelques
exemples analogues : Les Phryganes, dans leurs allures et leurs couleurs, ont l'air de petits papillons voltigeant sur le bord de l’eau. Les couleurs de leurs aïles s’éloignent de celles des autres genres de la même famille pour se rapprocher de celles des lépidoptères. Le nomde Papillonset de Mites aquatrques, que leur donnent souvent les auteurs, font foi de cette analogie. Nous possédons aussi en France un autre genre de Névroptères qui imitent certains diptères. Nous voulons parler du Bittaque. L'espèce la plus commune est le Bittaque tipulaire (Bittacus tipularius) qui atteint 25°" de long. Au premier coup d’œil, cet animal ressemble exactement à un diptère, à une Tipule, comme l’indique son nom. Il a en effet les pattes fort longues et fort grêles, l'abdomen presque linéaire, les ailes étroites et jaunâtres. Ses habitudes et sa position sont aussi analogues. Il se fixe par ses longues pattes à quelque rameau et y restesans bouger, saississant au passage les insectes dont il fait sa proie. Nous comprenons parfaitement que, sous la livrée d’un animal inoffensif comme la Tipule, le Bittaque puisse approcher de plus près les insectes dont il se nourrit.
Enfin nous devons dire un mot d’un animal étrange qui a subi, avant d’être classé à son rang, les plus étonnantes vicissitudes. Latreille créa, pour un animal rencontré par Geoffroy dans les ruisseaux des environs de Paris, le genre Prosopistome : Ce n’est, dit-il, qu'avec les Zimules, les Apus, les Argules que nous pouvons comparer l'animal dont il s’agit. Il le classa parmi ses Crustacés branchiopodes. M. Milne Edwards le classe parmi ses Crustacés suceurs. Cet animal présente en effet comme les crustacés, un bouclier succédant à la tête sans prothorax. Or, M. Joly démontra chez cet animal l'existence de trachées et prouva ainsi que c'était un insecte. M. Vayssier à obtenu sa transformation en nymphes
LL AT d'Ephéméride. Nous avons donc ici un exemple de larve de Névroptère ressemblant à tel point à un crustacé que des naturalistes comme Latreille et M Milne Edwards s’y sont trompés.
Diptères. — Les Diptères présentent ceci de remarquable, au point de vue où nous nous plaçons, que c’est le premier ordre où l’on ait découvert un cas de mimétisme, celui des Volucelles. Réaumur, Geoffroy avaient déjà dès longtemps remarqué la ressemblance de ces insectes avec certains Hyménoptères.: Le professeur Künkel d'Herculais a publié une étude sur ces animaux (Recherches sur l'organisation et le développement des Volucelles, 1875). Les Volucelles, à l’état de larve, sont parasites des Hyménoptères. Aussi, l’insecte parfait doit-il aller pondre ses œufs dans le nid de ces animaux. Pour pénétrer dans l'habitation des hyménoptères, il est muni de couleurs à peu près semblables à celles de l'espèce qu’il décime, de façon à ne pas attirer son attention. Voici, d’après Künkel d'Herculais, les rapports qui existent au point de vue parasitaire entre les différentes espèces : Les nids de Guêpe commune recèlent des larves de Volucella pellucens, inanis, et parfois aussi, mais sans doute fortuitement de Volucella zonaria. Cette dernière affectionnerait paraît-il surtout les nids de Vespa germanica et de Vespa crabro. D’autres Volucelles prennent la livrée des Bourdons dont elles sont parasites. C’est ainsi que la Volucella bombylans a le corps noir terminé par une touffe de poils roux et ressemble au Bombus lapidarius. La Volucella mystacea, par les poils jaunes du bord du thorax et du premier anneau abdominal et les poils blancs de l'extrémité de l’abdomen ressemble soit au Bourdon des mousses (Bombus muscorum) soit au Bourdon des. jardins (B. hortorum). La Volucella hæmorrhoïdalis, au thorax à poils jaunes et à l'abdomen terminé par des poils roux ressem-
ble au Pombus pratorum et au Bombus lapidarius mâle. Enfin la Volucella inflata Fab. qui ressemble à la Volucella pellucens semblerait habiter chez le Bombus terrestris. On n’est pas encore bien fixé sur la question de savoir si les Volucelles ne pondent jamais que chez les espèces auxquelles elles ressemblent.
Nous ajouterons d’ailleurs que dans la famille des Syrphides beaucoup d’insectes semblent avoir pris la livrée à raies jaunes qui caractérise les Vespides. Citons entr’autres l’'Œcæna conopoides, le Chrysonotum arcuatum et plusieurs espèges de Conops. Ces animaux sont parasites des Hyménoptères et peuvent ainsi les approcher sans exciter leur défiance à la faveur de ce déguisement.
On rencontre la même ressemblance chez des Diptères exotiques. Quelques grandes mouches du Brésil (Midas dives Bates) ont les ailes foncées et le corps allongé bleu métallique comme les grands Spheæ du même pays. Une autre grande mouche du genre Asilus ressemble à l'abeille dite Euglosas dimndiata. Toutes deux ont les ailes transparentes avec des raies noires et l'extrémité de l'abdomen de couleur orangée. Elles habitent l'Amérique méridionale (Bates). Chez nous il existe une espèce de Bombylius très semblable à une abeille. La famille des Asilides présente aussi chez plusieurs de ses membres des lignes jaunes sur fond noir. Citons les Dasypogon, certaines ZLeptis, enfin les Asius dont une espèce à reçu à ce point de vue un nom typique (Asilus crabroniformis). |
Enfin certains diptères dégradés perdent leurs ailes et pren- . nent l’aspect de poux parasites : par exemple, la Braula cœca, vulgairement appelée Pou d'abeille. D’autres, les Nyctéribies, qui vivent sur les chauves-souris, ressemblent avec leurs longues pattes à des représentants de la classe des Arachnides.