‹ Étude sur le Mouvement CoopératifChapitre 7 sur 14 · AUTRICHE-HONGRIE · texte numérisé non relu

AUTRICHE-HONGRIE

Les Suisses, qui sont gens pratiques, profitent des avantages que présente pour eux la coopération, mais ils n’espèrent pas voir les sociétés de consommation transformer la Société ; ils ne lui demandent pas tantde choses, ils se déclarent satisfaits lorsqu'elle met « les pauvres gens en état de faire face à Leurs obligations, de sortir des positions embarrassées, de devenir des payeurs exacts et connus comme tels ; en un mot de s'élever ou de se relever à leurs propres yeux et aux yeux d'autrui et cela par le moyen honorable entre tous, par la pratique du self help, l’aide de soi-même (1) ».

Cette conception si peu ambitieuse n’est-elle pas la plus raisonnable, la plus conforme au véritable caractère de la coopération ?

Autriche-Hongrie.

En Autriche-Hongrie le nombre des sociétés coopératives de crédit et de consommation est très élevé. Il y avait en Autriche, à la fin de 189%, 2.428 associations de crédit, un cinquième seulement du type Raïffeisen, les autres du type Schulze-Delitzsch.

En Hongrie, les renseignements sont moins récents ; on peut dire seulement qu’à la fin de l’année 1891 on y trouvait 658 caisses de crédit.

Quant aux sociétés de consommation, il est impossi-

(1) Edmond Pictet, La société de consommation de Flawil, Almanach de la coopération française, 1896, p. 107 et 108,

ble de rien dire au sujet de la Hongrie, on sait cependant qu'elles y sont très peu nombreuses. En Autriche elles étaient déjà près de 400 en 1894.

La coopération agricole commence aussi à prendre une grande extension en Autriche-Hongrie.L’A /manach des coopérateurs belges pour 1897 porte le nombre des sociétés rurales dans ce pays à 1.599.

Danemarck.

Au Danemarck, les sociétés agricoles, les laiteries principalement ou fabriques de beurre, ont pris depuis 1882 un développement très remarquable. II y existe actuellement plus de 1.000 laiteries coopératives en pleine prospérité. Chaque associé apporte à la fabrique sociale le lait de ses vaches, et on lui en paie le prix ; les bénéfices sont ensuite partagés entre tous les membres. Ceux-ci sont tenus de nourrir leurs animaux d’une facon.convenable, de manière à fournir à la société un lait de bonne qualité.

Les laiteries coopératives sont, pour la plupart, de véritables usines avec moteur mécanique et appareils très perfectionnés.

De cette organisation il est résulté un bien-être beaucoup plus grand pour la foule des petits agriculteurs qu'on rencontre au Danemarck ; 150.000 possèdent une maison avec un arpent de terre, 3.500 une maison seulement. UN

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