représentants libres
Notons encore la création récente d’une « Fédération nationale artisanale », instituée au siège de la Confédération française des professions et qui bénéficiera de tous
les avantages réservés aux membres. La fédération comportera autant de syndicats de maîtres artisans qu’il sera nécessaire.
Le fonctionnement de l’assemblée générale, du Conseil confédéral et du Comité directeur n’appelle aucun commentaire d'ensemble. Nous verrons les rouages jouer harmonieusement les uns avec les autres quand nous étudierons l’œuvre accomplie par la Confédération française des professions.
Quelques mots doivent être dits de ce que l’on peut appeler les organismes annexes. C’est tout d’abord le « Centre catholique de Paris ». Ayant le même siège que la confédération, il constitue un point de ralliement pour tous les catholiques qui s'intéressent aux questions sociales dans leurs rapports avec l’économie.
Une des premières préoccupations du Centre catholique a été de contribuer à la création d'associations spéciales groupant les jeunes patrons. Sur son initiative, un certain nombre de jeunes gens appartenant aux milieux patronaux se réunirent le 7 décembre 1929 et fondèrent la « Jeunesse patronale catholique », avec pour but la formation mutuelle aux fonctions et aux responsabilités, en relations amicales avec la « Jeunesse ouvrière catholique ». Le groupe était limité à Paris, mais devait susciter la création d’organismes analogues en province et il a rapidement réussi. Pour ne parler que de l’association parisienne, la Jeunesse patronale catholique a abordé l'étude des principales questions d'actualité en matière économique et sociale. C’est ainsi que nous voyons ce groupement aborder en 1930 le syndicalisme, les assurances sociales, la rationalisation ; en 1931, la crise écono-
mique et le chômage ; en 1932, l'apprentissage et l’orientation professionnelle ; en 1933, le devoir des associés entre eux, puis l’évolution du prolétariat et les classes moyennes ; en 1934, le rôle de l'Etat dans la vie économique ; en 1935, le mouvement corporatif ; en 1936, la morale professionnelle, à l’occasion de laquelle il examine le juste salaire et la juste répartition des bénéfices. Parallèlement à cette tâche éducative, le Jeunesse patronale catholique a établi des contacts avec les groupements analogues d’autres pays, tout particulièrement en Belgique.