‹ Étude sur le nystagmusChapitre 42 sur 57 · OBSERVATION XXXV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXV

à la suite d’une opMlialmie Ses nouveau-nés, avec staphylome NyslagmUa (Laws0Qj Med. Times, du* mai 1860, p. 524.)

g â°-é de 7 ans, était tout à fait aveugle de l’œil droit, ayant u stanhylôme de la cornée, par suite d’ophthalmie purulente dès le l âge Dans l’œil gauche, le bord pupillaire de l’iris était adhérent à^ne cicatrice de la cornée, conséquence d’un ulcère qui la traversait. Les deux yeux oscillaient considérablement, de telle sorte que le sujet était incapable de distinguer clairement aucun objet. En marchant, il se heurtait fréquemment contre les lits et était incapable de ramasser de terre de petits objets. Si l’enfant désirait examiner quelque chose, il poussait le globe de l’œil avec les doigts de sa main gauche vers le coin intérieur et le maintenait constamment ainsi, pendant qu’il tournait sa tète vers l’objet. Il y avait un strabisme convergent, et le droit interne et le supérieur oblique me paraissaient être les muscles qui produisaient la plus grande partie du mouvement oscillatoire.

Dans l’espoir d’affermir quelque peu l’œil, M. Lawson divisa le droit interne des deux yeux. Cette opération fut suivie d’un succès marqué. Non-seulement l’aspect de l’œil s’améliora, mais 1 enfant fut capable de se mouvoir aisément dans la salle sans se heurter contre un lit, et il put distinguer des objets à 15 ou 20 pieds de distance et ramassa des épingles de par terre. Il est capable, aujourd hui, de monter des escaliers, tandis qu’avant l’opération 11 ne pouvait s’aventurer qu’en s’aidant de ses mains et de ses genoux. Les mouvements oscillatoires des yeux sont beaucoup diminués, et il ne porte plus les doigts à son œil pour l’affermir.

OBSERVATION XXXYI.

Kystagmus à la suite d’une ophthalmie des nouveau-nés, avee taie de la eornée. (Boehm, Î3 e obs., p. 161.)

Wilhelm Dechert, âgé de 17 ans, de Neu-Ruppin, avait, à la suite de l’ophthalmie des nouveau-nés, conservé une taie blanche sur la cornée gauche; il apercevait une lueur de cet œil, mais ne pouvait rien distinguer. Un trouble léger et blanchâtre occupait toute la partie interne et le milieu de la pupille du côté droit; cet œil ne pouvait lire qu’à 4 pouces de distance, et seulement lorsqu’obéissant à la prépondérance

d’action musculaire qui l’entraînait en bas et en dedans, il regardait obliquement le livre par dessus la racine du nez. Dans toutes les autres directions il ne pouvait rien distinguer, car alors ses yeux étaient noués transversalement çà et là par dessus les lignes.

En avril 1854-, avec l’assistance de M. le professeur Arlt, je sectionnai le muscle droit interne de l’œil droit le plus vigoureux.

Dès les premiers jours qui suivirent l’opération on put juger de son succès. Le malade put lire à 7 pouces de distance au lieu de 4. Ce n’était plus seulement dans la position oblique de l’œil, mais également dans la rectitude que la vue s’exercait avec facilité, car l’œil était débarrassé de son muscle contracturé. Le nystagmus était moindre, et ce qui en restait dépendait du droit externe de l’œil gauche, qui était presque aveugle. Car cet œil restait fixé à l’angle externe et tressaillait vivement quand l’autre œil se portait en dehors.

Comme, le 18 avril, aucune amélioration ne se produisait, je sectionnai le droit externe de l’œil gauche. Le nystagmus disparut sans presque laisser de traces. La distance visuelle pour la lecture monta à 10 pouces, et avec l’aide d’un verre convexe u° 40, coloration bleu d’azur, l’amélioration en étendue et en netteté fut encore plus sensible. Le 2 mai, il rentra guéri dans sa ville natale.

Le 9 avril 1855, je visitai le malade ; l’amélioration avait persisté. La vue de près surtout, de loin également, jusqu’à un plus faible degré, avait énormément gagné en netteté. ( Loc . cit., p. 161-163 )

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