OBSERVATION XXXVII
Nystagmus à la suite d’une ophthalmie des nouveau-nés avec hypermétropie.
(Boem. 7 e observ., p. 148.
Mlle Ottilie de Str...., originaire de Livonie, était venue en Aile* magne avec ses parents pour être traitée de la faiblesse considérable de la vue dont elle souffrait dès son enfance. La jeune fille, âgée de 20 ans et d’ailleurs bien constituée, ne se hasardait à[faire quelques pas que conduite par une main étrangère et tenant la tête dans une position fort inclinée. Les yeux d’un brun sombre, en rapport avec une chevelure noire, tremblant .violemment, étaient si bien fixés dans leur position vicieuse que les deux iris se cachaient en partie dans l’angle de l’œil.
Un mur examen démontra que l'œil gauche était incapable de lire. Le droit le faisait, mais avec peine et avec des interruptions fréquentes et seulement alors que regardant par-dessus la racine du nez, il ré-
. , a , tnre du muscle droit interne. La plus grande dispondait à la conti ^ ^ éta . t de 2 à 2 a pouces au maximum, tance visuelle po t une vue faible, ne présentait pas cette
Lafamiüe, ^ va . taccuser les dispos itions héréditaires. Au
inarmitédonton P emWaU ^ ^ Aucuû verre concave
contraire 1 ^YP convexes d’assez fort numéro favorisaient la vimaîS t 6 !! 8 permettait à la malade de voir un peu plus loin.
S10û * l îvJL me semblait peu claire quant a la pathogame. Je D abord 1 affa ^ une iüüueûce héréditaire. La mere, de
me croyais fonde louches, et parmi les frères et
fami "tSÏÏÊtS avau l’œil bleu, du nystagmus et la sœurs de la mala ; incapable de lire et qu’il dut y reuon-
vue si faible qu 1J avait ^ yeux bleus aussi, ne présentait mais était amblyopique au point de ne pouvoir lire pa > tine un livre plaeé très-près et convenablement éclairé, quavec pe , 0 i orat i 0 n foncée des yeux et des cheveux que ia ma- ^ rnS de on S°me paraissait” une espèce de réaction contre cette ^prédisposition^héréditaire et les résultats de l’examen de la malade rendaient probable sinon certaine cette présomption. - J app en effet que dès le cinquième jour de sa naissance, Ottilie •••
avait été atteinte d’une ophthalmie qui avait suppure des mois entiers, et mie, lorsque les yeux malades s’étaient de nouveau ouverts, ils étaient en strabisme et avaient perdu leurs libres mouvemente
Je ne crois donc pas être éloigné de la vente en admettant ici la coexistence chez les frères et sœurs de nystagmus congénital et de nv-
St EnavriS je sectionnai d’abord le droit interne de l’œil gauche (le plus faible des deux). A peine j’eus placé le blepbarostat que * droit interne attira l’œil si fort en haut et en dedans, que des tractions continues avec l’érigne purent seules découvrir la place ou je devais inciser la conjonctive. Le nystagmus diminue, a puissance visuelle augmente, et de suite après l’opération la malade fut saisie du contraste entre les couleurs de ses vêtements, contraste qu e e sai sissait moins auparavant. L’oeil gauche acquit la faculté de ire.
Au bout de cinq semaines je me convainquis autant par e egr de nystagmus qui persistait encore que par la convergence exageree des axes optiques qu’il fallait en venir à la section du musc e in erne de l’œil droit (le plus fort). Cette dernière opération eut le résultat fâcheux d’amener de la diplopie pendant douze jours . ce e disparut après. La disparition du strabisme amena le re ressemen
1869. — Gadaud.
de la tête ; la marche de la malade devint assurée. La vue commença à gagner en force d’une façon tout à fait inespérée.
Déjà dans les six semaines qui suivirent, je pus rétrocéder des n r ® 8 aux 9,10,12 et 14. — Les nouvelles que je reçus de Livonie en 1833, 54 et 55, m'apprirent que la vue s’était fortifiée de telle sorte que les verres convexes employés étaient les numéros -j- 60, 70 et 80