‹ Étude sur le nystagmusChapitre 52 sur 57 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

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Communiquée par mon collègue et ami, le docteur Regnard, ancie des hôpitaux.

Marthe Schmidt, de Breslau, âgée de 2 ans et demi, ^étéamen^, le 14 janvier 1861, à la clinique ophthalmologiq P . " te .

Forster. On trouve dans son journal les renseigne .

Cette enfant s’est très-bien portée jusqu’à l’achèvement e sa * année. À cette époque, il y a six mois, faiblesse progressive a jambe et le bras droit. Bientôt la marche devient împossib . remarque un nvstagmus des deux yeux et une exop t a mie e gauche qui remonteraient à un mois environ. Les muse es r terne, supérieur et inférieur de cet œil sont para y=es. ue q mouvements en dehors sont encore possibles. Diagnostic . nys ag des deux yeux, exophthalmie de l’œil gauche, para ysie u ° moteur oculaire commun, hémiplégie droite à 1 exception e a • — Traitement, en vue d’une tumeur de cerveau : iodure e po assl La mère signala bientôt, sous l’influence du traitemen , une a lioration notable. L’enfant put porter la main à la te e, ce qu

1869. — Gadaud.

était impossible avant. Puis les phénomènes reparurent à peu près les mêmes. L’enfant devint peu à peu apathique, et enfin tomba dans le coma le 8 mars. Fièvre, 112 pulsations. Légères convulsions dans la jambe et le bras droit. Pas de vomissements, et il n’y en a jamais eu. Mort le 10 mars dans cet état avec redoublement de convulsions.

Autopsie. Cadavre en bon état, non émacié. Plus de traces de f’exophthalmie. Le bulbe et l’orbite sont normaux. Le crâne est d’épaisseur normale, la grande fontanelle non complètement fermée. Les vaisseaux de la pie-mère sont dilatés : sérosité floconneuse, abondante à la base du crâne. Les nerfs optiques, l’infundibulum, les tubercules mamillaires, la lame criblée postérieure sont englobés dans une matière jaunâtre, de consistance gélatineuse. Les artères basilaire et vertébrale sont entourées d’une mince couche jaune et fibrineuse. La pie-mère, la protubérance et la moelle allongée présentent un abondant piqueté sanguin. Les parties moyennes du cerveau sont ramollies jusqu’à la diffluence, les ventricules latéraux extrêmement dilatés, remplis d’une sérosité floconneuse. L’épendyme paraît épaissi.

La couche optique gauche, très-irrégulière, est transformée en une tumeur de forme conique à sommet dirigé en haut. Cette tumeur est dure, résistante, blanche à la coupe, avec de nombreux petits foyers comme caséeux, de la grosseur d J un gr. in de chènevis, dans sa partie périphérique. La substance centrale, dans l’épaisseur del centimètre autour, est molle est d’un jaune terne.

Dans l'hémisphère gauche du cervelet, au milieu du lobe antérosupérieur, on trouve egalement un noyau dur, arrondi, légèrement raboteux, de la grosseur d’une cerise environ, avec des points caséeux dans ses parties périphériques.

Rien de spécial dans les autres organes, si ce n’est un léger gonflement rachitique, au point d’union des cartilages épiphysaires avec l’os.

Les deux tumeurs encéphaliques, examinées au microscope, sont surtout composées de Cellules fusiformes avec un noyau allongé. La substance intermédiaire paraît manquer par places. En d’autres points, elle est abondante et nettement fibrillaire, çà et là se voient des cellules arrondies enfermées dans les alvéoles d’un réticulum à 'fines mailles : à côté des autres mailles très -larges, renfermant de ces cellules dites gigantesques, dans lesquelles on peut compter 4, 5 et jusqu a 20 noyaux, les plus grosses ont jusqu’à 0 m , 07. En somme,

à cellules rondes. ^ ^ mnsdeg inexte nsibles,

Étant adml , s q “ ”° tl , courts, soit parce que leur tissu a été soit parce qu * / devient facile. Le tremble-

modifié, l’exp lca d , un d éf au t d’équilibre entre les puisme „t oculaire resu suppose que le muscle droit interne

sances musculaires. 4 , jde TCU t regarder -à gauche.

ae l’œil ; 01 ‘‘^rentre en action. Or, on sait que chaque

Pour cela, ^ ^ ^ anta?oniste doit s’allonger

fois qu un musde droit inte rne é , an t ,rop

d’une quanht g obéir à cette loi. 11 est tiraillé,

SSS « tiraillement est de le faire entrer en et le prenne §e se l orsqu on veut ré-

^S^I^neLcture.Hésqu’ontiresurlesmusdes,

vou^apercevez des contractions dans toute la jambe. Prenez un animal vivant, isolez un muscle, laissez intacte son insertion osseuse et tirez sur l’autre, immédiatement ce muscle se contracte convulsivement. Essayez de soutenir pendant un temps, même très-court, un poids trop lourd pour votre force, 1 avantbras étant fléchi à angle droit sur le bras, et vous serez pris au bout de très-peu de temps, de tremblement dans le membre supérieur. Examinez deux lutteurs qui essayent de se renverser mutuellement, le poignet, les coudes étant tenus immobiles sur une table. Aubout de très-pen de temps, lelutteur qui est d une force inférieure est pris de tremblement dans le bras, au an pins fort qu’il veut continuer la lutte.

La même chose se passe dans l’œil du nystagmique -les deu* muscles antagonistes luttent ; à l’état normal, kurs e or s se neutralisent réciproquement. L’un est-il plus fort que au , aussitôt le plus faible se met à trembler; pour maintenir fort, il se contracte par saccades, et comme les deux } eux ® n des mouvements associés et constamment synergiques, es phénomènes qui se passent dans un œil en déterminen ©

semblables dans l’autre. La lutte cesse pendant le sommeil, pendant l’anesthésie et aussi dans la position de la vision tranquille, parce qu’alors les* deux adversaires se trouvent placés dans des conditions telles que leurs forces deviennent égales et se font

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