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„ le nvstagmus de cause musculaire, lorsqu’il n’y a que
Dan Hâtions le peu d’intensité de ces mouvements, et le peu
d6S 0SC1 nu’ils occasionnent au malade, nous portent à croire ^ ê ,“traitement palliatif suffit. Peut-être pourrait-on faire la 4“*, “scie petit oblique, suivant le procédé de Bonnet. ***** n que jamais cette opération n’entralne du»
flammatîonOculaire, ni d’étrangeté dans le regard, qu'elle est,
coriXlttont dans des saccades, ü faut avoir recours à la section des muscles droits. Deux conse- !en résultent : 1* une augmentation de la puissance vi-
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hkme dont il est si souvent accompagne.
L'amélioration de la vue survenant après la ténotomie des muscles de l’œil a déjà été notée depuis longtemps. La pression exercée sur le globe del’œil par les muscles est moins forte, car l’œil converge moins et s’accommode plus difficilement pour les objets rapprochés. 11 y a aussi un effet dynamique produi résultant de l’habitude, grâce à laquelle les malades s exeicent
à voir des objets de plus en plus éloignes. ,
Quant à l’action directe sur le tremblement oculaire de la ténotomie, nous croyons qu’elle a pour effet d’en supprimer la cause en reculant l’insertion du muscle. On ne le rend pas plus fort, il est vrai; car la nouvelle insertion qu’on lui créé le met dans une condition d’action moins favorable, mais en revanche, U est dorénavant moins tiraillé par son antagoniste, et des lors ses contractions convulsives cessent. La guérison n est \ médiate, il est vrai; cela tient aux adhérences celluleuses du muscle, ainsi que le remarque avec tant de raison Boehm. Nous en avons un exemple dans l’observation de M. Coursserant. Cependant les mouvements diminuent au bout de quelques semaines, et rarement on est obligé d avoir recours à une seconde opération.
On n’a plus à craindre aujourd’hui, depuis que Bonnet, de
Lyon, nous a donné cette admirable description de la capsule de Tenon et de ses rapports avec les muscles, lés tristes difformités qui résultaient.si souvent autrefois des opérations pratiquées sur les yeux. Toutefois, on a vu survenir dans quelques cas après l’opération du strabisme un nystagmus passager ; mais il disparait très* promptement.
Il ne faut pas non plus être arrêté par le fait suivant : Il S e produit quelquefois après la section du droit interne une divergence telle, que des opérateurs inexpérimentés pourraient en être effrayés. Sur un malade opéré par M. Wecker, pour un strabisme convergent compliqué de nystagmus, après la section du droit interne, il y eut une divergence très-considérable, et cependant, ni M. Wecker, ni M. Javal n’eurent l’idée de faire une suture conjonctivale, persuadés qu’ils étaient que cette divergence était produite par le nystagmus persistant encore. Quelques jours après, il n’en restait, en effet, aucune trace. C’est l’histoire de l’avant-bras fléchi à angle droit sur le bras pour soutenir un fardeau. Soulevez brusquement le fardeau, la contraction persiste, et l’avant-bras est projeté dans une flexion plus forte.
C’est pour aider les muscles et les forcer à vaincre cette habitude de contraction qu’il faut faire suivre l’opération d’exercices musculaires.
Pour nous résumer, nous croyons que la ténotomie a un effet très-utile pour guérir le nystagmus. Si les auteurs n’ont eu jusqu’à présent que des succès très-incomplets, cela tient à ce que n’ayant pas fait la distinction entre les oscillations et les saccades ils n’avaient pu comprendre comment chacun de ces mouvements devait être combattu par la section des muscles qui les produisent. Toutefois nous n’oserions présenter cette solution de la question comme définitive. A nos maîtres seuls appartient ce rôle.