SUPERLATIF
A bien dire, le créole le confond dans le comparatif, — Ex. : II est le plus doux, // même qui plis douce, ou plis houcoup douce; il est le moins doux, li même qui moins douce, ou pUs moins douce ; il est très-doux, H bien douce, ou mieux, li douce -inéme *.
Le malabar dira toujours houcoup douce, plis boucoup douce, plis moins douce.
Les deux substantifs papa et maman jouent devant un nom le rôle d'un adjectif au superlatif. Ainsi, un très-gros bâton, se dit élégamment éne papa bâton; une très-grande malle, éne manman lamalle. Le petit Chaperon rouge ne faillirait pas à dire au loup : Cornent vous gagne papa liiiés;. content vous gagne manman labouce ? '
NUMERAUX,
Cardinaux : éne, dé, trois, quale, cinque, sisse, sélte, houite, néf, disse, quato^e, etc.
Au sens distributif : éne éne, un à un, un par
un, un contre un, un à chacun : Lésie passe dédé doumounde, laissez passer les gens deux par deux. Allons ^oué étie toup quate quate, jouons un coup de quatre contre quatre. Mo va done cinque piasses itie éne doumounde, je donnerai cinq piastres à chaque homme, etc.
De même, dans la langue malgache, irairay, un par un yfolofolo, dix par dix, etc.
Ordinaux : premier, second, troisième, etc.