‹ Étude sur le patois créole mauricienChapitre 61 sur 70 · DIPHTHONGUES · texte numérisé non relu

DIPHTHONGUES

Ai, et ouvens deviennent é. — Ex. : une plaine,

éne laplêne; j'ai de la peine, mo éna lapéne. Devant gn, un autre n. — Ex. : baigner, baingni; plaindre, piaingné.

Eu devient i. — Ex. : heureux, hérê; queue, laquée; j'ai peur, mo père.

Oi garde le plus souvent le son oua du français. — Ex. : ce soir, àsoir; un noir, éne noir, boire, voir. Mais quelquefois, c'est le vieux son oué. — Ex. : une boîte, éne bouéte; de k toile, latouéle; une voile, éne lavouéle.

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Nota. — Un fouet, éne fouiU; un aloès, éne laloua : Faites-moi une mèche pour mon fouet avec de l'aloès, Fére éne loucepour mofouéte av îalûua.

Un devient éne. — Ex. : un œuf, éne di^éf; chacun, çaquéne.

Ui devient t ou bien oui. — Es. : lui, U; la pluie , laplie ; aujourd'hui , a^-ourdi ou T^ourdi. L'huile, dilhouHe; le suif, disouif. Rarement ou: cuisine, cousine.

Ou persiste. — Ex, : nous, vous; un tourlourou, éne irouloulou. Cependant soucoupe est sicoupe, peut-être parce que quelques blancs disent e secoupe ».

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