HISTOIRE DU CHAT BOTTÉ
TV iétia éne fois ine vie blanc qui té êna trois Il y avait une fois un vieux blanc qui avait trois pitits: li té éna ine moulin, éne boutique ensembe enEants :-il avait un moulin, un âne et un chat. Un ine çatte. Éne :^our ça vii bonhomme là li gagne jour ce vieillard-là eut une grande maladie, pour grand malade pour mdrt mime. Li apile so trois mourir même. Il appelle ses trois enfants, il leur
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pitits, H dire :(autes: « Mo pitiis , avlà mo pour dit: « Mes enfants, voilà que je vais mourir; ce mort; napas lapine fautes apéle ^enseaupârt * pour n'est pas ia peine que vous appeliez les gens du port fére laparla:j;e; toi, àcause to plis vie, mo dotte tôt pour faire le partage ; toi, parce que tu es le plus mo moulin; toi, mo dorte toi mo bourique, et toi qui âgé, je te donne mon moulin; toi, je te donne plis pitit, mo donc toi mo çatte. » Avlà cornent H mon âne, et toi qui es le plus jeune, je te donne encore après causé, éne coup- là so labouce sic. Li mon chat. » Voilà comme il parlait encore, tout mârt même.
d'un coup sa bouche se dessèche, il meurt même. Lbére Â^autes tourne dans cimiquiére , pitit là Quand ils reviennent du cimetière, le plus qui té gagne çatte, li çagrin, li dire : Mo grand jeune qui avait eu le chat, il est triste, il dit: frère qui té gagne moulin li va moule dtblé , Mon frère aîné qui a eu le moulin, il moudra du li va gagne lancent; laute là va carié lafablé, il aura de l'argent; l'autre transportera de la
fine av so bourtque, U va gagne ïar:(ent; :iautes farine avec son âne, il aura de l'argent; tous les dé napas va mort faim; mes moi là qui té gagne deux ne mourront pas de faim ; mais moi-là qui néque éne çatle qui mo a" fére ? Mo va touye li, n'ai eu qu'un chat, que vais-je fcire? Je le tuerai, mo va couil so lavianne **, mo va man^e li; après je cuirai sa chair, je la mangerai ; après ça, que ça, qui mo a fére, mo va Mi^é mort faim !
ferai-je? je serai obligé de mourir de faim !
Cément U té encore plaigne là, çatte té dourmi Comme il était encore à se plaindre, le chat enbas lilit. Avlà so dé grand frères dire li : était couché sous le lit. Voilà ses deux frères aines Aran^e toi , mort faim quand to content, qui qui lui disent : Arrange-toi, meurs de faim si ça nous embrasse***! Acthére là so grand frère dire te plaît, qu'est-ce ça nous fait ! Alors son frère aîné corne ça: Mo aile mète diblé dans mo moulin.
dit comme ça : Je vais mettre du blé dans mon
Laute frlrt dire corne ça : Mo aile coupe Ihirbe moulin. L'autre frire dit œmme ça : Je vais coupour mo hourique. Avîà gaules dé allé.
per de l'herbe pour mon âne. Voilà qu'eux deux s'en vont.
Lhére i^autes fine allé çatle sourit enhas îiUt, Quand ils sont partis, le chat son de dessous le H dire coume fa: a Mo plît mile, coulé: natit, il dit comme ça: a Mon jeune maitre, ècoupas lapéne vous çagrin * ; quand vous vlé acoute tez: ce n'est pas la peine que vous vous affligiez; moi, vous a vine rice qui apéle rice. » So mêle si vous voulez m'écouter, vous deviendrez riche, dire H : « Qui to a fire ? Ène çatle pitit cornent ce qui s'appelle riche. » Son maître lui dit : « Que toi, toi qui a capave trouve man^é pour dé douferas-tu? Un chat petit comme toi, toi qui mounnes? » Çatte H entêté, li dire : « Mo pourras trouver à manger pour deux personnes ? » méte, donc moi ça qui mo dimande vous, après Le chat tient bon, il dit : a Mon maître, donnezlésse moi fére , wou a voir l a So méte dire moi ce que je vous demande, après laissez^moi
U : « Eh ben t causé. Qui to vU î — Mo vlé botes faire, vous verrez ! » Son maître lui dit : « Eh sembe.ine sac, » So mite done H ça qui U di~ bien! parle. Que veux-tu? — Je veux des bottes et mandé.
un sac. » Son maître lui donne ce qu'il demande. Çatle mêle sa botes, U prend so sac, U amare Le chat met ses bottes, il prend son sac, il U dans so léreins , après U alli, H allé ^wl'attache autour de ses reins, ensuite il va, il va qu'à U arive dans éne grand lapléne acote té jusqu'à ce qu'il arrive dans une grande plaine où iéna bon morceau iéves. Li prend so sac, H méte il y avait beaucoup de lièvres. Il prend son sac, làdans bon morceau lastrons , li ouvert ïabouce il met dedans une bonne quantité de lasseron, il so sac; guéte so malice ça çatte là, dréte labouce ouvre la bouche de son sac ; voycr sa malice à ce ça sac là li amare éne ptit lacorde bien longue ; chat , droit à la bouche de ce sac 11 attache une après, li arquilé, li caciéte enbas feilles, so lipetite corde bien longue ; ensuite il recule, il se :(iés tout séle dehors , mo dire vous. Avla éne cache sous les feuiUes, ses yeux seuls sont dehors, papa iéve vint , cri , cri , cri , cri. Li arive vous dis-je. Voilà un gros lièvre qui vient, cri,
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dréte av sac; labouce sac ouvert, lastron làdans, cri, cri, cri. Il arrive droit au sac; la bouche du lève entré pour man:^é. Avlà çalte hisse lacorde sac est ouverte, du lasseron est dedans, le lièvre éne coup : li làdans * , manami ! lève crié : entre pour manger. Voilà le chat qui tire la corde grâce, papa çalte, mo napas fére encore I Çatte tout à coup : ça y est, mon amie ! Le lièvre crie : napas acoule U , U touye li. Après, li amare grâce, mon bon Monsieur le chat, je ne le ferai so lipiéds , li ouvert so vente, U foure éne ptit plus! Le chat ne l'écoute pas, il le tue. Ensuite dibois làdans, li méte U dans so boursac, li aile il attache ses pieds, il ouvre son ventre, il fourre drétte lacase léSoi.
un petit bâton dedans, il le met dans son boursac, il Va droit à la maison du Roi.
Çatte vlé entré, avlà soldat qui té monte la- Le chat veut entrer, voilà le soldat qui montait garde dans laporte URoi , U barre li cimin.
U garde à la porte du Roi qui lui barre le che- Més çatte enîéti. Avlà léRoi qui tende doumoune min. Mais le chat s'entête. Voilà le Roi qui en-
cause fort dans so laporte li dire : « Mis , qui tend du monde parler fort à sa pone il dit : « Mais çaça qui stpUe sipite corne ça dans mo laporte, qui est-ce qui dispute, dispute comme ça à ma don ! 9 So soldat là réponde li : h Ène faye * porte, donc I » Son soldat lui répond : « Un chat çatte qui dire li vlé parle av vous. Eh ben ! lisse de rien qui dit qu'il veut vous parler. Eh bien! /(" entré, n laissez-le entrer. »
Çatte souye lipieds dans laporte, li entré, li Le chat s'essuie les pieds à la porte, il entre, il tire iéve dans so boursac, li dire léRoi : « léRoi, retire le lièvre de son sac, il dit au Roi : « Sire, avlà ine lève qui mo mite MoussU Carabas té voilà un lièvre que mon maître. Monsieur Carabas, laçasse pour vous. » Avlà léRoi bien content li a chassé pour vous. » Voilà le Roi bien content réponde: «Dire grand merci Moussié Carabas. » il répond : a Dis grand merci à Monsieur Cara- Çatle allé.
bas. » Le chat s'en va.
Lendimain grand bomatin çatte aile dans ine Le lendemain' de grand matin le chat va dans
grand carreau dibU, so sac là garnis quitté. Li un grand champ de blé, son sac-là ne le quitte jacomence encore, U mite so sac enbas, h oumais. Il commence encore, il pose son sac par vert so labouce, li mite làdans bon morceau laterre, il ouvre sa bouche, il met dedans une bonne farine mate, apris li caciite enbas vitiver dans quantité de ùrîne de maïs, puis il se cache sous le bârd carreau. Àvlà ine perdrix qui vire vtri pour vétyver au bord du champ. Voilà une perdrix qui man:(e ça lafarine là; perdrix entri, çatte hisse tourne, tourne pour manger cette farine-là ; la ine coup so ptit lacorde: làdans mime! perdrix perdrix entre, le chat tire tout d'un coup sa petite maillé.
corde : ça y est ! la perdrix est prise.
Li amène perdrix là lacase léRoi, li dire li- II porte cette perdrix à la maison du Roi, il dit Roi: «LéRoi, avlà éne perdrix qui mo mite au Roi : «Sire, voilà une perdrix que mon maître, Moussié Carabas lé dire moi done dans vous la- Monsieur Carabas, m'a dit de vous remettre en tnaini>. Avlà léRoi bien content, li apHe so dopropres mains. » Voilà le Roi bien content, il mestique: « Donnez-moi éne coup à boire à ça appelle son domestique : « Donnez-moi un coup
(alte là *. » Avlà çatte H boire. Lhére li fine à boire i ce chat-là, » Voilà le chat qui boit. boire li dire : « Sifit va ! ma disang fané ! Quand il a bu, il dit: o Vraiment! mon sang cir- Grand merci, liRot; après Bondié vous même mo cule! Grand merd, Sire; après Dieu c'est vous méte. »
qui êtes mon maitre. »
Avlà cornent li dicende Uscalier, enbas peron Voilà que comme il descend l'escaHer, au bas lavarangue li trouve éne bélebéle carosse av quate du perron de la varangue il voit un superbe carçouvals làdans ; li dlmande av cocé : « Hé wdu ! rosse avec quatre chevaux, il demande au cocher : Qui fére ça carosse là, don ? » Cocé dire li : a Hé vous ! pourquoi faire ce carrosse-là, donc ? » « Ça ? carosse pour léRoi aile promené av so Le cocher lui dit : « Ça? c'est le carrosse pour mam:^éle grand cimin làbas bord lariviére. u que le Roi aille se promener avec sa fille sur le Lhére çatte fine tende ça, li galpé lacase so grand chemin là-bas au bord de la rivière. »
méte, ti, ti, ti, ti, taillé même, sans posé.
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Quand le chat a entendu ça, il court chez son maître, ti, ti, ti, ri, ventre k terre, sans s'arrêter. Li arivé, li dire sa méte : « Quand vous vU Il arnve, il dit i son maître : a Si vous voulez acoute moi, alourdi mime vous pour vtne rice m'écouter, aujourd'hui même vous deviendrez qui apéle rice. So méte dire li : « Bien sir tno riche, ce qui s'appelle riche. Son maître lui dit : va acoute toi, àcause mo ami to malin cornent a Bien sûr je t'écouierai, parce que je sais que tu sipas. Causé éne foisl » Çatte dire li : a Ab es malin comme je ne sais pas qui davantage.
hen! anomalie! »
Parle une fois ! » Le chat lui dit : a Eh Uen ! allons! »
Li aminé so mite hôrd lariviére , li dire li : Il conduit son maître au bord de la rivière, il « Tire tout vous lin:^e, ente dans dileau. n So lui dit : « Retirez tous vos habits, entrez dans mite dire li : « Qui fire ente dans dileau Jris l'eau. » Son maître lui dit : « Pourquoi entrer là! — Entri, mo dire wou , napas létemps dans cette eau froide là ? — Entrez, vous dis-je, causecausé àçtbére. » So méte ente dans dileau; ce n'est pas le temps de bavarder à présent. » Son çaite ramasse tout îahardes so mite, U caciilte
maître entre dans l'eau, le chat ramasse toutes enbas roces, U dire : « Reste là, aspéré mo les hardes de son maître, il les cache sous des vine face vous. » Li quitte so méte dans dileau, roches, il dit : « Restez là, attendez que je vienne li monte bord rempart * pour guette guette carosse vous chercher. » Il laisse son maître dans l'eau, il léRoi passé.
monte au bord du rempart pour épier le passage du carrosse du Roî.
Av!à coment li assise là U voir carosse léRoi Voilà que tandis qu'il est assis là il voit le carvine grand galop drétte av li. Avlà U levé, rosse du Roi venir au grand galop droit à lui. li crié : « A moi ! A moi ! Bnndié ! Bondié ! Voilà qu'il se lève, il crie : « A moi ! A moi 1 Mon Marrons fine volor tout lin^e mo méte qui après Dieu ! Mon Dieu ! Les marrons ont volé tout le baingne dans dileau !! » Awouah l li même qui linge de mon maître qui est à se baigner dans té caciéte lin:^e enhas roces.
l'eau!! » Allez voir! c'est lui-même qui a caché les habits sous les roches.
LéRoi tende ça crié là, H fére arête caléce;
Le Roi entend ces cris-là, il feit arrêter la voiça même çatte té voulé. Lt aile cotte léRoi, H turci c'est juste ce que le chat voulait. Il va audire corne ça : « LéRoi ! LéRoi I mon pauve près du Roi, il dit comme ça: « Sire! Sire! mon méte, Moussii Carabas, vous coné ça qui tou~ pauvre maître. Monsieur Carabas, vous savez celui i^ouTS envoyé vous iéve av perdrix là, cornent qui toujours vous envoie ce lièvre et cette perli après baingne so licorps dans dilcau, marons drix, tandis qu'il est à se baigner dans l'eau, les féque voior tout so Un^e I a LéRoi dire av so marrons viennent de voler tous ses habits ! » Le domestique: « Galpé lacase , ouvert mo larmoire. Roi dit à son domestique : « Cours au palais, amène !ins;e pour Moussié Carabas. Vané même, ouvre mon armoire , apporte des habits pour pendgare H gagne larhime dans dileau frés là. » Monsieur Carabas. Cours vite, de peur qu'il ne s'enrhume dans cette eau froide là. »
Avlà Msié Carabas mite so lin^e léRoi. Mo
Voilà Monsieur Carabas qui met les habits du dire ous, sifet va! àforce U vine ^oU lafille *
Roi. Je VOUS le dis vraiment ! tant il devient joli, léRoi napas capave guette H drétle , li blt^i la fille du Roi ne peut le r^arder droit, elle est bisse bésse so li:(iés. Çatte guette fautes éne obligée de baisser, baisser ses ^eux. Le chat les coup, li mariné, li rié. Lésse gaules!
regarde un coup, il songe, il rit. Laissez-les! Çatte galpé divant caresse. Li trouva éne grand Le chat court devant le carrosse. Il voit une bande noirs qui après casse mate, li dire fautes : grande bande de noirs qui sont à' récolter du « Acoitti , mé:(amis , si léRoi dimanJe liantes maïs, il leur dit : « Ecoutez, mes amis, si le Roi pour qui ça bitation là, dire li pour MoussU demande pour qui cette habitation-là, dites-lui Carabas ; si fautes napas cause corne ça , mo à Monsieur Carabas; si vous ne parlez pas comme fére mo sourde av :^autes, napas iéna éne qui ça, je ferai mes sortilèges avec vous, il n'y en a pour diboulé dimain bomatin. Aran:(e /fautes. » pas un qui sera debout demain matin. Arrangez- Tout ça noirs là àforce :^autes pire, i^autes la:(ambes vous. » Tous ces noirs-là, tant ils ont peur, leurs fébe, mo dire wous !
jambes sont faibles, vous dis-je !
LéRoi passé, H guéte bitation là, li dire ça
»-ib,Cooglt:
Le Roi passe, il regarde cette habitation-là, il noirs qui après casse mate : « Pour qui blanc dit à ces noirs qui sont à cueillir le maïs : « Pour ça maman bitation là? v Zautes tout nique éne quel blanc cette gr^inde habitation-là? » Tous labouce : « Pour Moussié Carabas. u LiRoi napas ils n'ont qu'une voix : a Pour Monsieur Caradire narien. bas. a Le Roi ne dit rien.
Çalte divant toujours. Avlà U trouve noirs Le chat est devant toujours. Voilà qu'il voit après coupe cannes, U fére fautes père encore : des noirs à couper des cannes, il leur fait peur « Si :jflutes napas dire îiRoi qui ça cannes là encore : « Si vous ne dites pas au Roi que ces pour Moussié Carabas j^autes a guété sipas mo cannes-là sont à Monsieur Carabas, vous verrez yangue éne yangue. Arrange fautes, a LiRoi si mon maléfice est un maléfice. Arrangesrvous. » , passé, U dimande fautes : « Pour qui çà cannes Le Roi passe, il leur demande : « A qui ces cannes- /à ? » Zautes tout crié : « Pour Moussié Ca~ là? » Ils crient tous: « A Monsieur Carabas. » rahas. » LiRoi qui ti assise dans so carosse li Le Roi qui était assis dans son carrosse il dit: dire : « Ah monami ! Sifét va , ça qui apéle
« Ah mon ami ! Oui vraiment, c'est ça qui s'appelle riiphe ! »
Çatte galpé toujours divant ; H arive drite Le chat court toujours devant; il arrive droit éne lacase qui grand cornent liglise ; li entré : à une maison qui est grande comme une église; ffl té lacase Louloup. Li dire : « Louloup , il entre: c'était la maison du Loup. Il dit: a Le Louloup, mo napas ti vlé passe divant vous laloup, le loup, je n'ai pas voulu passer devant porte sans ' dire vous bonjour. » Louloup dire votre porte sans vous dire bonjour, a Le loup /(■ ; « Ta ti bienfét, mo pitit. » Avîà :^autes dé lui dit: « Tu as bien fait, mon enfant. » Les cause causé. Çatte dire av Louloup , guette bien voilà tous deux qui causent de choses et d'autres. so siprit ça çatte lie: « Mo té tende dire quand Le chat dit au loup , regardez bien son esprit à vous vlé vous capabe fonde éne coup pour vine ce chat : « J'ai entendu dire que quand vous voulion ou bien ^alpbant, ça qui vous léquére conlez, vous pouvez fondre tout d'un coup pour detent. » Louloup dire li : a To a voir talhére, venir lion ou éléphant, suivant votre gré. » Le mo pitit. » Cornent H dire ça, li fonde éne coup
loup lui dit : « Tu vas voir tout à l'heure, mon même, U vine ine gros lion. Çalle trouve ça, enfant. » Comme il disait cela, il fond d'un^ul àforce li père li saute lafenéte , lésse U sauté , coup, il devient un gros lion. Le chat voit ça, H monte ïàhaut bardeaux. Louloup blis^é rié , il a si grand'peur qu'il passe par la fenêtre, laissez- // crié : « Napas père , pitit , dicendé. u Çatte le sauter, il monte sur les bardeaux. Le loup ne dicendé, li dire Louloup : « Manman ! napas peut s'empêcher de rire, il crie : « N'aie pas peur, pèle père qui mo té père, papa Louloup! Mes, petit, descends. » Le chat descend, il dit au Loup : Louloup, vous le çan:(é pour vine lion, esqui « Maman! ça ne s'appelle pas une peur que j'ai votis capabe çan:(é pour vine i^o^o oubien lèrat? » eu peur. Seigneur loup ! Mais, le loup, vous avez Louloup dire : « Sifét , mo pitit, mo capabe. » changé pour devenir lion, est-ce que vous pou- Avlà li fonde éne coup, U vine lèrat. Çatte, vez changer pour devenir oiseau ou rat ?» Le loup manami! pèse H dans so latite même, li touye dit: « Oui, mon enfant, je le peux, a Voilà qu'il li, liman:^e li.
fond d'un coup, il devient rat. Le chat, mon ami! le saisit par la tête même, il le tue, il le mange.
Avlà cornent U féque man^e ça Louloup là, li Voilà que comme il venait de manger ce loupiende carosse URoi vine • dans lacour ; li aile là, il entend le carrosse du Roî venir dans la ouvert laporte carosse li prye URoi dicendé sembe cour; il va ouvrir la portière du carrosse, il prie so pitit av Missié Carabas. Çatte dire URoi : le Roi de descendre avec sa fille et Monsieur Caa Ça îacase là pour tno mite, Moussié Carabas; rabas. Le chat dit au Roi: a Cette maison est vine, promené, vou a voir. » Avlà URoi prâméné, à mon maître. Monsieur Carabas; venez proproménê ; U guété , U guété ; napas pèle bélebile mener, vous verrez, « Voilà le Roi qui promène, îacase mo dire ous! Quand çatte fine fére fautes promène; il regarde, il regarde; ça ne s'appelle promené tout quiquepart, li fére ^(autes assise pas une belle maison , Je vous dis ! Quand le dans éne grand lasalle àcole té iéna éne grand chat les a fait promener partout, il les fait asseoir latabe rempli pâtés , brioces , pralines , bonbons dans une grande salle où il y avait une grande tout sorte; té iéna gouyaves , té iéna :^acques , table chargée de pâtés, de brioches, de pralines, té iéna caramboles, té iéna vavangues, papayes, de gâteaux de toute sorte ; il y avait des gouyaves.
COCOS, mambolos , ^anblongues , té iéna tout ça il y avait des Jacques, il y avait des caramboles, qui té iéna; mes, monanmi! ti éna éne divin, il y avait des vavangues, des papayes, des cocos, qui ti divin cornent :^amés divin ti divin I des mambolos, des jamlongs, il y avait tout ce qu'il y avait; mais, mon ami! il y avait un vin, qui était du vin comme jamais vin n'a été vin 1 Jvlà léRoi cornent U sise à table H dire :
Voilà le Roi en s'asseyant à table qui dit :
n Sifét va, moi qui léRoi, mo honte mo lacase a Oui, vr^ment, moi qui suis roi, j'ai honte que napas ^oli cornent pour vous , Moussié Carama maison ne soit pas jolie comme la vôtre, bas. » Lhére fautes tout gaules fine assise à Monsieur Carabas. » Quand tous ils se sont assis tabe, ça qui inan^é man^é, ça qui boire boire. à table, ceux qui mangent mangent, ceux qui Avlà iéRoi goûte ça divin là, éne coup U dire boivent boivent. Voilà le Roi qui goûte ce vin- Msié Carabas : « Moussié Carabae, quand vous là, du coup il dit à Monsieur Carabas : « Monvlé, mo marié vous sembe mo pitit. » So mamsieur Carabas, si vous voulez, je vous marie avec i;éle IéRoi li tende ça, monami, àforce H connu fille. » La demoiselle du Roi entend ça, mon
tent li vîé dire, grand merci, mo papa ; narien ami, elle est si contente qu'elle veut dire grand sourit, so ïabouce iéque.
merci, mon papa ; rien ne sort, sa bouche est sèche.
Msié Carabas qui té pauve cornent moi mime
Monsieur Carabas qui était pauvre comme moili dire : « Mo béte moi ! sipas vous croire mo même dit : « Je suis bète moi ! si vous croyez va dire non. » Zautes levé, s^autes méte légants, que je vais dire non. » Ils se lèvent, ils mettent :;;autes aile léglise, i^autes marié. LéRoi done éne des gants, ils vont à l'église, ils se marient. Le grand bal, H fére çatte sise à table acole li : Roi donne un grand bal, il fait asseoir le chat à avlà àçthére çatte Jim vine grand missié.
table près de lui : voilà maintenant que le chat est devenu un grand monsieur.
Quand soupe fini avlà çatte lève dans 'so place;
Quand le souper est fini voilà le chat qui se li passe àcote so mêle li dire li : a Ah ben, lève de sa place; il passe auprès de son maître, il mo méte, qui ous croire } menti ça qui mo té lui dit: «Eh bien, mon maître, qu'en pensezdire vous éne ^our la? » So méte dire : a Sifét vous? était-ce un mensonge ce que je vous ai dit va ! to éne çatte cornent i^amés té éna çalie. a
140 LE PATOIS CREOLE.
un jour? » Son maitre dit: « Oui vraiment! tu es un chat comme jamais il n'y a eu de chat. » Avlit çattt cornent li aile dans so îaçambe Voilà le chat comme il va dans sa chambre pour dourmi, mo sivré li pour mo tire so botes. pour se coucher, je le suis pour que je lui tire ses Lhére mo fine tire so botes, pour dire moi grand bottes. Quand j'ai tiré ses bottes, pour me dire merci li envoyé moi éne coudepied qui fére moi grand merci, il me donne un coup de pied qui tombe ici pour raconte vous ça :!jjistoire là. me fait tomber ici pour vous raconter cette histoire-là.
So finilion i^hisloiri çatte qui U ina botes '. Fin de l'histoire du Chat botié.
Le conte suivant nous semble surtout intéressant à cause de sa ressemblance avec plusieurs fabliaux du moyen âge, entre autres avec « le Segretain, moine » . Cette ressemblance est -elle pure- ■
ment fortuite, ou bien y a-t-il parenté entre les deux contes, et n'avons-nous ici qu'une adaptation au créole d'une histoire venue toute faite de « la grand terre »? Le lecteur pourra décider en toute connaissance de cause.
MORT LÂHAUT BOURIQUE.