‹ Étude sur le pH du sérum de chevalChapitre 29 sur 43 · PARA TS · texte numérisé non relu

PARA TS

tion acide de bichromate de potassium, puis rincés à l'eau distillée neutre et stérilisée.

Je n'ai pas tenu compte dans ces résultats, de, l'erreur de protéines signalée par Jaumain tenant à a nature des protéines du sérum car les solutions d’autres protéines, blanc d'œuf, gélatine, aux mêmes concentrations que celles du sérum ne la comportent pas. Cette note m'a donné l'explication des variations considérables constatées sur le pH du sérum de certains chevaux, variation pouvant atteindre 1° 1/2 de l'échelle de Sorensen.

D'autre part, certains sérums, à la limite de l'échelle du bromothymol, examinés au rouge de phénol dont l'échelle chevauche la précédente me correspondaient pas au même pH, pour le même motif.

Dans le but de fixer la valeur moyenne du pH chez le cheval, j'ai opéré cette recherche sur un grand nombre de chevaux dont une partie n'avait jamais été saignés et une partie était saignés chaque semaine depuis un temps variable pouvant aller jusqu’à 18 æmois. Les observations au nombre de plus de 700, réparties sur une période de 8 mois, ont porté sur 353 chevaux soumis au repos et à un régime fixe. Ils étaient saignés chaque semaine à 6 litres. Les pli extrêmes ont été de 6,2 à 8,4 avec moyenne de 7,1. Le nombre considérable des examens pratiqués donne à ces chiffres une valeur particulièrement intéressante.

Aer

[IT. — LE pH AU COURS DE SAIGNÉES SUCCESSIVES

De la comparaison de ces pH, il semble ressortir qu'au delà d’un certain nombre de saignées le pH augmente. Nous reviendrons sur ce point.

Sur un certain nombre de vieux chevaux, ayant subi un grand nombre de saignées, je n’ai obtenu qu’une moyenne de 6, 8. Un fait digne de remarque est, sur ces animaux, la diminution très appréciable du caillot, pouvant dans certains cas, aller presqu'à la moitié du volume normal : le rendement en sérum est augmenté dans des proportions équivalentes. Les matières solides du sang (globules, albumines) sont donc en diminution notable. |

J'ai étudié, avec M. Brocq-Rousseu, les variations du pH sanguin sur des animaux neufs, soumis à des saignées successives, en suivant la courbe de ces variations.

Une première série de 34 chevaux neuts ont été soumis à une saignée hebdomadaire de 6 litres pendant D mois, c'est-à-dire, suivis pendant vingt: saignées (avril à septembre 1924.) |

La moyenne des 680 observations faites a donné un pH de 7,1. Les extrêmes observés ont été de 6,6 à 8,4. NE

L'examen des courbes dressées pour chaque animal montre bien les modifications apportées à l'organisme par les saignées.

Dès la deuxième, on voit la courbe s'élever brusquement vers l'acidité. Les mouvements d’ascension et de

descente de la courbe se continuent avec des. valeurs plus ou moins importantes selon les animaux et le nombre progressif des saignées.

On peut suivre pas à pas la réaction de l'organisme luttant contre les causes de déséquilibre du milieu san-

guin, pour, en fin de compte, rétablir son équilibre après un temps moyen de deux mois.

Toutes les courbes dressées pour chaque cheval présentent ce caractère général. L'examen d’une courbe en particulier ne permet pas de conclusion nette sur la nature du phénomène.

La courbe dressée avec la moyenne de toutes les premières saignées, de toutes les deuxièmes... de toutes les vingtièmes saignées de ces trente quatre chevaux (courbe n° 1) montre qu'entre la première et la huitième saignée, il se produit des modifications importantes dans l’équilibre acide-base de l'organisme, le pH subit une chute très notable, c'est-à-dire, une orientation vers l’acidification, puis cette acidification diminue pour se maintenir jusqu'à la vingtième saignée et sans doute aussi après, un peu au-dessous du pH du début en dépit de quelques variations légères en plus ou moins de cette valeur.

Une autre série d'expériences a porté sur une soixantame de chevaux neufs dont quarante-huit ont pu être suivis jusqu'à leur vingtième: saignée (Novembre 1924 à mars 1925.)

La moyenne de 1.179 observations a été un peu moins élevée que dans la série précédente, 6,9 au lieu de dde

SRE.

Faut-il voir là, l'influence de la saison ?

La courbe faite avec la moyenne de toutes les pre-

courbe moyenne de la 17 a la 20» saignée

1# série : 34 chevaux

mières saignées, de toutes les deuxièmes... toutes les vinglièmes (courbe n° 2) montre que c’est encore entre la première et la huitième saignée que le pH subit les

oscillations les plus importantes, mais surtout entre la cmquième et la huitième saignée.

De la première à la cinquième, la courbe se maintient à sa valeur du début (6,8) puis s’abaisse à 6,7

O0 (sixième saignée), remonte à 6,8 (septième saignée), 6,7 (huitième saignée.) De la huitième à la dixième saignée le plateau de valeur 6,7 indique que l'équilibre tend à s'établir puis à partir de la onzième saignée remonte à sa valeur primitive pour jusqu'à la vingtième saignée, ne subir que des osclations peu importantes.

La superposition des courbes de ces deux séries de chevaux (courbe n° 3) reproduit les constatations faites sur chacune d'elles. La moyenne devient 6,89 .

La courbe résultante montre bien qu'après les premières saignées l'organisme modifie son équilibre acidebase en proportion des causes susceptibles de troubler cet équilibre, puis revient à un nouvel état d'équilibre que de nouvelles saignées ne peuvent plus modifier, que très faiblement.

Mlle Mendeleeff avait déjà montré que les injections intra-veineuses de protéines hétérogènes modifient le pH du sang et que les injections répétées ramènent le pH à la normale. Celui-ci ne s’altère plus par de nouvelles injections.

Ces faits dans leur ensemble ne permettent aucune explication rationnelle. Cependant il apparaît de toute évidence que des modifications aussi importantes dans l'équilibre acide-base du milieu sanguin que celles signalées par Mile Mendeleeff ne peuvent s'expliquer que par des changements considérables dans la composition de ce milieu et de ses constantes physico-chimiques, tension superficielle, viscosité, teneur en protéines, etc.

La diminution du pH dans la deuxième partie de la courbe correspondant à une diminution des albumi-

ee

nes totales et à une augmentation correspondante des électrolytes ainsi que M. Brocq-Rousseu l’a, établi.

Il est également intéressant de rappeler que dans sa thèse, le D' Roussel a montré que le. phénomène bien connu de la décoloration du sérum après un certain nombre de saignées était dû à la disparition de la bilirubine qui constitue le principe colorant du sérum chez

le cheval. Sa teneur varie de ———— €t ———— avec 3.500 40.000

avec moyenne de ——.

Cette disparition de la bilirubine est complète, d’après les conclusions du D” Roussel, vers la huitième saignée en général.

Il aurait été intéressant de voir s’il n'existait pas une relation de cause à effet entre la chute du pH entre la première et la huitième saignée et la disparition de la bilirubine pendant cette période, mais la très faible solubilité de cette substance rend cette vérification très délicate.

Si nous faisons les moyennes générales obtenues dans les deux séries, nous obtenons les chiffres suivants:

1 saignées — moyenne . 6,9 25 » ro » 6,9 OS » — D'OR 7,05 4° » Pres D 7,05 HAS En » 6,95 js » — » forts

Pés » en eo OA

8 saignées — moyenne 7 9°" | » — » 6,85 10. -:» — » 6,85 19 4 ART RES » 6,85 12° PA RUE » 6,9 13° EN ES » 6,9 14° D — » - 6,85 To ee EE » 6,85 16° » -- » 6,9 112 » — D'ADAEe D, 80 18°. » — » 6,9 19° » — » 6,8 CUT EAN EU an 6,85

Si l'on construit la courbe générale de tous les pH obtenus (courbe n° 3) on voit que, malgré les apparences et quelques très légères variations, le pH de l'orgaisme est remarquablement stable, malgré les causes qui seraient susceptibles de lé faire varier. Etant donné les accidents graves observés dans l’acidose diabétique de l'homme par suite d’une variation relativement minime en somme du pH, on conçoit bien que l'équilibre acide-base du sang ne peut se modifier sans amener une perturbation importante de l'organisme. Aussi celui-ci réagit- il de telle sorte que ces variations ne sont que passagères et que l'équilibre se rétablit très rapidement.

Le sérum conservé dans les flacons à large ouverlüre! pérd péu : à peu $on acide carbonique, et une cer-

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