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Mais notre opinion diffère de la sienne en ce qui concerne le souffle amphorique et le tintement métallique. Inconstant à la vérité, le souffle amphorique n’en existe pas moins dans certains cas et 2 fois nous avons eu l’occasion de percevoir nettement du tintement métallique chez une malade qui, à aucun moment, n’a présenté de liquide dans sa cavité pleurale.
Dans un récent article (1) sur le pneumothorax des tuber: culeux, notre Maître a montré toute importance qu'avait dans le pneumothorax artificiel la constatation du. souffle amphorique. La présence dans un pneumothorax artificiel pur de ce «souffle à son grave et à résonance métallique » prouve bien l’inexactitude « de la théorie de Laënnec, pour qui, dit M. Léon Bernard, le souffle amphorique était lindice d’un pneumothorax ouvert avec coexistence de liquide et de gaz».
Enfin dans les cas d’hydrothorax secondaires, /a succussion hippocratique a été signalée par quelques auteurs, et nous l’avons nous-mêmes constatée dans un cas.
L'existence dans un pneumothorax artificiel des signes
classiques du pneumothorax spontané (souffle amphorique
avec retentissement amphorique de la toux et de la voix, bruit d’airain), « prouve, dit M. Léon Bernard (2), que ces bruits ne sont dus ni à la fistule bronchopleurale, ni au mélange de liquide et de gaz, comme l'avait pensé Laënnec: Woillez, qui avait déjà repoussé l'opinion de Laënnec pour les signes simplement amphoriques, pensait que l’adjonction à ces signes du timbre métallique et du tintement métallique (signes amphoro-métalliques) est caractéristique de la fistule et du mélange de liquide et de gaz; et cette théorie fut longtemps opposée à celle de Skoda, suivant laquelle les bruits métalli-
ques sont dus à la consonance dans la poche gazeuse des
(4) Léon Bernaro, Presse médic., 15 mars 1918. (2) Léon. ‘1 Pneumothorax des tuberculeux, J.-B. Baillière, et fils, Paris, 1913, p.