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bruits produits dans le voisinage. Debove et Trémolières (1) ont renouvelé récemment la vieille théorie.de Laënnec-Woillez, en soutenant que le tintement métallique n’est qu’un bruit de flot léger, dont la signification est proche de celle de la succussion hippocratique. En réalité, le tintement métallique le plus pur peut être perçu, avec tout l’ensemble du syndrôme amphoro-métallique, dans le pneumothorax artificiel ; sa production est entièrement indépendante de la présence de liquide dans la plèvre ainsi que d’une perforation pulmonaire ; elle semble subordonnée à la tension gazeuse intrapleurale ».
Appareil circulatoire, — Les bruits du cœur sont peu modifiés par l’établissement du pneumothorax.
Dans le pneumothorax droit le cœur ne se déplace pas au début; mais quand la bulle à atteint un volume assez considérable, la pointe suit le déplacement du médiastin et on là sent battre vers la ligne axillaire antérieure gauche.
Dans le pneumothorax gauche le cœur subit un mouvement de rotation sur son grand axe qui porte la pointe vers la droite et celle-ci apparaît sur la ligne mamelonnaire. Dans ce cas, par suite du mouvement de rotation, les bruits du cœur sont sourds et lointains.
Nous n’avons jamais relevé aucune modification de la fension artérielle au cours de l'établissement du pneumothorax : ces faits, qui concordent avec ceux observés par Rist (2) et Carpi (3), sont en contradiction avec l’opinion de Leuret (4), qui pense que « l’insufflation d’air dans la plèvre peut amener une baisse considérable de la tension artérielle ».
D'autre part, les expériences faites par Weil et Sackur sur des animaux ont permis à ces auteurs de constater qu'un
(1) Desove et TRÉMOLIÈRES, Bulletin de la Soc. méd. des Hôp., 1910, pp. 136-
(2) Risr, Journal méd. Français, 15 juin 1912.
(3) Cart, 1! Morgagni, janvier 1912.
(4) Leurer, Journ. méd. Français, 15 juin 1912.
pneumothorax monolatéral ne modifie pas la valeur de la pression artérielle.
Par contre la formule sanguine des malades subit une légère modification. Chez quatre de nos malades nous avons eu l’occasion de constater l'augmentation du taux des polynucléaires éosinophiles, fait également observé par Rist.
Chez ces malades,en général, après la 3° ou 4° insufflation, le nombre des polynucléaires éosinophiles est passé de 1 à 4,5 et même 6 0/0. Quoique inconstante, cette éosinophilie sanguine a une certaine importance, d'autant plus qu’ainsi que l’a fait remarquer le D' Léon Bernard nous ne l’avons jamais trouvée dans des cas de pneumothorax spontané.
On peut se demander si, en plus de son action mécanique, J’Azote n’exerce pas une action directe sur l’organisme qui se révélerait à nous précisément par cette éosinophilie. Au contraire le nombre des hématies ne nous a pas semblé subir de modifications.
En résumé, la symptomatologie du pneumothorax artificiel est éminemment variable et nous ne croyons pas que, comme l’ont prétendu certains auteurs, les seuls moyens cliniques puissent nous permettre de suivre l’évolution d’un pneumothorax artificiel.