INTRODUCTION
Depuis le mois d'octobre 1911, notre Maître, M. le professeur agrégé Léon Bernard, a systématiquement traité par la méthode de Forlanini (pneumothorax artificiel) tous les” tuberculeux qu’il a trouvés justiciables de cette thérapeutique dans son service de l'Hôpital Laënnec, et il nous a fait le très grand honneur de nous confier ces malades.
Procédant nous-même aux réinsufflations et parfois même aux premières insufflations, nous avons pu nous rendre compte de la simplicité de l’instrumentation et de la sécurité de la méthode telle que la réglée le docteur Kuss ; nous avons pu en même temps constater les résultats parfois surprenants qu’on obtient grâce à une compression pulmonaire suffisante et longtemps prolongée.
Dans ce modeste travail nous rappellerons d’abord la technique de Kuss, à laquelle nous nous sommes toujours conformé.
Après avoir insisté sur la bénignité du pneumothorax artificiel et sur le caractère exceptionnel des accidents qu’il peut entraîner, nous montrerons que sa symptomatologie est éminemment variable et n’offre que de rares points communs avec celle du pneumothorax spontané. | |
Cette méthode a été réservée jusqu'ici à une catégorie assez limitée de faits et appliquée presque exclusivement à des tuberculeux présentant des lésions avancées et cavitaires nettement unilatérales ; il semble, à l'heure actuelle, que les indi-
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cations de la méthode doivent être étendues et qu’on doive en faire bénéficier des sujets dont les lésions sont moins accentuées.
Sur la totalité des malades soignés dans le service où à la consultation du docteur Léon Bernard, nous n’avons trouvé qu'un nombre relativement restreint de tuberculeux susceptibles d’être traités par la méthode de Forlanini : nous rapportons dans leur détail leurs observations.
Le pneumothorax artificiel reste donc une méthode d’exception, tout au moins dans la clientèle hospitalière. Il n’en est pas moins vrai que, dans tous les cas où nous avons pu réaliser le pneumothorax, celui-ci nous a donné des résultats encourageants que nous avons étudiés.
Nous croirons avoir fait œuvre utile si ce travail entraîne chez ses lecteurs la conviction que la méthode de Forlanini doit être placée au premier rang parmi les rares moyens d’acton dont nous disposons à l'heure actuelle contre la maladie tuberculeuse.
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