‹ Étude sur le Pneumothorax ArtificielChapitre 42 sur 48 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — La compression du poumon par un gaz, en lespèce l'azote, connue sous le nom de méthode de Forlanini, du nom de l’auteur qui l’a appliquée le premier, constitue une thérapeutique souvent efficace, toujours inoffensive, si l’on se conforme à un certain nombre de règles : bien que le nom de pneumothorax artificiel, qui a été donné par son inventeur, évoque dans l'esprit de certains médecins le tableau dramatique et la gravité qui caractérisent ordinairement le pneumothorax naturel, les deux états sont profondément différents l’un de l’autre.

II. — En pratiquant la compression du poumon de façon lente et continue, en exerçant une surveillance constante, en contrôlant les résultats obtenus par la radioscopie, et surtout en employant l'appareil de Kuss et la technique d’injection telle que cet auteur l’a réglée, on se met à l'abri des accidents graves, signalés par quelques auteurs qui ont opéré suivant

| d’autres techniques, et l’on fait du pneumothorax artificiel une opération inoffensive.

III. — Le pneumothorax naturel etle pneumothorax artificiel sont aussi différents dans leur mode d’apparition que dans leur symptomatologie fonctionnelle. Éminemment variable suivant les cas, l’auscultation ne permet pas, comme on l'a prétendu: de suivre l’évolution d’un pneumothorax artificiel, et, seuls,

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