‹ Étude sur le Présidial d'Orléans: 1551-1790Chapitre 38 sur 46 · VII · texte numérisé non relu

VII

Il ne serait pas vrai de dire que les observations et les efforts de ces magistrats pour relever et sauver leurs charges laissèrent la Royauté complètement . indifférente.

Elle voulut, au contraire, prendre en faveur des Présidiaux des mesures qui diminueraient du même coup le prestige et la compétence des Parlements. Aussi la teneur de l’édit du mois d'octobre 1774 donna-t-elle satisfaction, en partie tout au moins, aux desiderata des Présidiaux en général et de celui d'Orléans en particulier. Leur compétence y était élevée jusqu'à 2,000 livres de capital, ou quatrevingts livres de rente pour le premier chef, et jusqu'à 4,000 livres de capital ou 160 livres de rente pour le deuxième chef (2).

(1) Deux pièces relatives aux moyens proposés par MM. les officiers du Baiïlliage d'Orléans pour relever la magistrature (Bibl. Orléans, mt n° 2529.)

(2) Voir : Collection Joly de Fleury, Biblioth. nat., no 2107.

Le Présidial d'Orléans, encore plus exigeant, demandait même qu'on doublàt ces chiffres.

Mais les Parlements, comme on s'y attendait, protestèrent vivement ainsi que les Bailliages qui réclamaient une restriction, et un règlement du mois d'août 1777 fixa définitivement la compétence présidiale à deux mille livres en sommes liquides et en dernier ressort.

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