SE A
Mais un traité esquissant une vue d'ensemble sur les Présidiaux en général manquait à la littérature française. Æ. Laurain, ancien élève de l'Ecole des Chartes, entreprit de combler cette lacune (3). Il îe
(1) Bourg : Imprimerie Grandin, 1874, in-80.
(2) Paris : Thorin, 4886, in-8°.
(3) Essai sur les Présidiaux, par E. LAURAIN, ancien élève de l'Ecole des Chartes. — Paris. Larose, 1896.
fit avec conscience et talent en consultant autant que possible les registres des Compagnies où sé trouvaient consignés leurs délibérations, leurs usages, leurs droits et les prétentions de chacune d'elles.
Jusqu'ici,onn’arien écrit demieux, ni de plus complet dans les temps modernes sur cette question d'histoire judiciaire. Nous devons donc reconnaître queM. Laurain a rendu un véritable service au monde savant en portant la lumière de sa science personnelle dans ce coin encore assez obseur des institu- Uüons du passé. ,
Nous ne voulons pas dire cependant que la thèse de René Giffard. soutenue en 1904 (1) devant la Faculté de droit de Rennes, sur les Présidiaux bretons, soit sans valeur. Mais, comme beaucoup d'autres avant lui, cet auteur s’est attaché à une question locale, par suite restreinte et de ce fait offrant moins d'intérêt pour la majorité des lecteurs. Peut-être aussi a-t-1l traité trop légèrement des points qui méritaient plus d'attention et s'est-il borné à consulter des documents de seconde main, alors que, dans une étude semblable, il est nécessaire de remonter aux sources; mais il faut faire la part des circonstances et du but à atteindre el ne pas demander d'un candidat au doctorat ce qu'on pourrait exiger d'un auteur composant un ouvrage de longue main, dans l'espoir que la postérité profitera de ses recherches et glorifiera son nom. |
(1) Essai sur les Présidiaux bretons, thèse pour le doctorat de René GIFFARD. — Paris, Arthur Rousseau, 1904.
Sous le bénéfice de ces observations, nous ferons remarquer nous-même que nous. limiterons notre travail à l'étude de l’origine, du développement et de la suppression du Présidial d'Orléans, souhaiant que d’autres après nous reprennent le sujet dans son ensemble, le fouillent, lexaminent et lui donnent toute l'extension dont il demeure susceplible, même après les travaux de Jousse et de Laurain.
Ce