‹ Etude sur le Problème de la Classification des SciencesChapitre 10 sur 17 · RES · texte numérisé non relu

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de verser dans un inconscient et irritant nominalisme. C’est ce qu’il advient surtout aux esprits que Claude Bernard appelait statiques. Les sciences de description et de classification donnent le sens de l'observation, elles rappellent que les phénomènes ne sont pas sans les faits, les faits sans les êtres réels.

Le rôle des sciences pratiques fut longtemps tenu par les techniques empiriques établies avec lenteur et sagesse par les générations qui se les transmettaient. A mesure que les progrès des sciences théoriques ont permis la codification des sûres règles qui rendaient l'action humaine plus facile, plus rapide, impeccable, d’une merveilleuse économie, les techniques empiriques ont peu à peu reculé et souvent entièrement disparu. Il est maintenant accepté que l’on gagne à toujours agir scientifiquement. Quand la routine empirique se perd, quand on constate les heureux effets de la science théorique, on tombe dans un excès d’admiration pour la science que l’on ne comprend pas entièrement mais qui se révèle si bienfaisante.

Le nombre des sciences pratiques peut-être multiplié autant que sont multipliés les chapitres des sciences théoriques et autant qu’il y a de classes d’objets sur lesquels l'action de homme peut s’exercer. Mais on peut réduire ce nombre en ne comptant pour ainsi dire que les espèces et en négligeant les variétés dans la division du travail humain. Les sciences théoriques que nous avons appelées synthétiques, la mathématique et la philosophie, ont fondé les sciences pratiques qui sont d’une utilité universelle. Cependant, les sciences pratiques mathématiques perdent la bienfaisance de leur emploi

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