‹ Étude sur le Pronostic des Pneumothorax SpontanésChapitre 10 sur 21 · III. L’ÉTAT DU POUMON oPPOsÉ · texte numérisé non relu

III. L’ÉTAT DU POUMON oPPOsÉ

, La valeur fonctionnelle dû poumon opposé au pneumothorax semble être, de l’avis de tous les auteurs, le principal facteur du pronostic immédiat. Bouffaré, dans sa thèse en 1886, insiste bien sur ce point qui ne semble pas avoir été mis en évidence avant lui. « Le pronostic du pneumothorax dépend de l’état de l'appareil respiratoire au moment de sa production. Si les deux poumons sont altérés, l’asphyxie est presque inévitable ».

En dehors des deux cas extrêmes : poumon opposé’intact et poumon opposé nettement insuffisant pour assurer l’hématose, les intermédiaires sont très nombreux. La question se pose, si un poumon lésé, mais suffisant au point de vue fonctionnel, est défavorablement influencé par un pneumothorax opposé ou non.

On sait que l’idée du pneumothorax artificiel est venu à la suite des améliorations étonnantes qu'on a constatées dans quelques cas de pneumothorax spontané. Bouffaré, bien avant l’époque où le pneumothorax artificiel fut préconisé, étudia les réactions des deux poumons chez les sujets atteints de pneumothorax. Cet auteur insiste beaucoup sur les réactions vasculaires du poumon : « si la pression s’exagère dans le thorax, il en résulte une anémie relative du poumon comprimé, et une hyperémie du poumon sain. C’est le contraire si la pression baisse.

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« Malheureusement, nous ne savons pas si ces modifications d'ordre vasculaires correspondent à quelque chose dans le domaine pathologique, et nous ne pouvons arriver qu’à des résultas empiriques par l’observations de malades atteints de pneumothorax et présentant des lésions tuberculeuses bilatérales. Il semble que le collapsus du poumon opposé n’exerce aucune influence sur les lésions tuberculeuses d’un parenchyme pulmonaire. Celles-ci semblent évoluer pour leur propre compte, selon leur tendance évolutive propre. L’éat du poumon opposé n'intervient somme toute que dans le pronostic immédiat d’un pneumothorax. Et là encore, il y a lieu de faire une distinction : si l’on peut affirmer sans hésitation qu’un poumon opposé fonctionnellement insuffisant amène fatalemént la mort par asphyxie, l'inverse ne semble pas toujours vrai. Roussin signale le fait suivant : « Quant à l'état du poumon opposé, il joue également un rôle important, bien que dans quelques cas rapidement mortels, le poumon opposé, absolument indemne à l’autopsie, semblait pouvoir assurer à lui seul la fonction respiratoire. »

Il y a donc un autre facteur qui intervient puissamment dans le pronostic immédiat, c’est sans aucun doute la modification des organes du médiastin.

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