VI. L'INTERVENTION DE L'ÉTIOLOGIE DANS
C'est Laennec qui montra le premier que le pneumothorax était une manifastation phtisique et cette notion a gagné de plus en plus de terrain, au point qu’'actuellement, on tend à considérer tous les pneumothorax comme tuberculeux, tout comme les pleurésies séro-fibrineuses. Il ne nous appartient pas ici de discuter la question de l’étiologie du pneumothorax, nous ne nous en occupons qu’en tant qu’elle peut avoir une influence sur le pronostic. Bouffaré mentionne l’étiologie comme le premier facteur du pronostic. « Le pronostic du pneumothorax dépend de la cause qui le produit. Il est plus grave chez les tuberculeux avancés, à la suite de l’empyème et de la gangrène pulmonaire que chez les emphysémateux et les tuberculeux au début ».
Nous laissons complètement de côté la question des pneumothorax dits par exhalaison. Leur pronostic n’a aucune importance, 1] dépend uniquement de celui de la gangrène pulmonaire ou la pleurésie putride qui les a provoqués. Quant au pneumothorax tuberculeux, c’est toujours celui-ci que nous avons eu en vue au cours de ce travail. La différence de pronostic entre le pneumothorax des tuberculeux avancés et des tuberculeux au début est une no-
tion classique que nous nous efforçons précisément d’analyser dans cette première partie de notre thèse.
Nous ne pouvons laisser sous silence certains faits sur lesquels on est revenu tout récemment (Roubier et Treppoz; Courcoux et J. Lereboullet) concernant le pneumothorax simple des anciens auteurs appelé encore pneumothorax des emphysémateux, pneumothorax des conscrits etc. Cette variété de pneumothorax serait par- faitement bien caractérisée par le fait qu'il survient brusquement chez des sujets parfaitement bien portants, son évolution est d’une bénignité constante, malgré la possibilité de la persistance d’une communication bronchopleurale, l’'épanchement de liquide ne survient à :aucun moment de l’évolution. La guérison est relativement rapide, ne laissant aucune séquelle, en particulier de tuberculose pulmonaire, mais le pneumothorax peut récidiver.
À la lumière des considérations exposées dans les chapitres précédents, nous pouvons affirmer que dans ces caslà, il s’agit d’un pneumothorax aseptique, survenant sur un poumon et une plèvre sains, non infectés. Quant à la nature tuberculeuse ou non de cette variété de pneumothorax, il est très difficile de se prononcer. Si l’on met ces pneumothorax en parallèle avec certaines pleurésies séro-fibrineuses, guérissant spontanément, ne s’accompagnant, même suivies pendant plusieurs années, de manifestations de tuberculose pulmonaire et dont le liquide a cependant tuberculisé le cobaye; l'hypothèse de la nature tuberculeuse reste probable, mais ne peut être affirmée dans le cas du pneumothorax.
‘Le notion Alone d'un pneuméthorax. simple, s lésions pulmonaires reste donc un facteur is favorable. Cette notion étiologique, n'étant basée que sur. un ensemble de phénomènes dont la valeur en tant que facteur pronostique a déjà été analysée, n'a pas ‘une grande importance. Nous : ne pouvons affirmer actuell 5
d'une observation & she années. Ce. notion ne peut donc servir pour prévoir une évolution de la ma
La