‹ Étude sur le Ptérygion: Pathogénie - TraitementChapitre 16 sur 18 · LIGA · texte numérisé non relu

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Et tout d'abord, bien que l’on ait observé des réci: dives un mois après une première opération, il faut avouer que le fait est rare : il nous semble que le malade doit cependant se déclarer satisfait, si l'affection n’a pas récidivé ou les troubles de la vue augmentés de 6-10 mois après l'intervention chirurgicale.

-Or, chose curieuse, si nous consultons le travail de Sollier, pour nous faire une idée des avantages de la ligature jointe à la cautérisation de l'onglet, nous voyons la guérison notée dans les neuf observations que présente l’auteur : mulheureusement, les suites opératoires ne sont observées qu’à une échéance de deux mois au plus : et encore la plupart de ces observations relatent bien haut des guérisons survenues au bout de quinze jours. Nous pensons qu’il n’est pas besoin d'insister davantage pour montrer que le nombre de ces observations ne réussit pas à voiler leur insuffisance.

Le procédé par enroulement, prôné par Darrigade, sous l'inspiration de Galezowski, arrive à des résultats plus sérieux. Sur 9 malades, 2, en effet, ont été revus guéris quatre ans après l'opération. Les autres suites opératoires n’ont été notées que jusqu'à trois mois.

Enfin, sur {1 cas, rapportés dans la thèse de Miroudot et traités par le procédé de Desmarres, dans 2 cas seulement, la guérison est suivie au bout de sept et quatre mos. Les autres guérisons, qualifiées comme telles, ont été notées, la plupartaprès quinze jours,quelques-unes même au bout de six jours. :

Somme toute, à part quelques résultats heureux, les procédés dont nous venons de parler laissent planer

dans notre esprit une trop grande incertitude pour que nous puissions, jusqu’à plus ample informé, leur accorder pleine confiance. se

Essayons, en effet, de mettre en parallèle avec les précédents, les résultats obtenus par les procédés autoplastiques,

« Sur six cas, dit M. Chibret, suivis depuis 1888, il ne m'est pas arrivé d'enregistrer un seul insuccès. Et cependant, dans trois cas, je me trouvais placé dans des conditions particulièrement défavorables, En effet, deux de ces cas étaient des ptérygions récidivés avec rétraction, à la suite d'une opération antérieure sans autoplastie. »

On a pu voir, par les observations qui précèdent, que l'allongement du ptérygion, suivant le procédé de ‘M. le professeur Gayet, nous permettait d'arriver à des résultats aussi favorables, puisque sur les seuls quatre cas que nous ayons pu suivre, il ne nous est pas arrivé d'enregistrer un seu! insuccès: la marche de l’affection a été, en quelque sorte, jugulée. S'il nous élait permis de faire une comparaison entre les deux méthodes dont nous venons de parler, ce n’est donc. pas dans les résultats que nous pourrions trouver matière à discussion.

Cependant, le procédé de M, le professeur Gayet, outre qu’il découle de notions pathogéniques sur lesquelles nous avons insisté, ce procédé nous parait d’une exécution plus facile. La section du ptérygion par son milieu et l’interposition d’un petit lambeau conjonctival, fixé par trois points de suture, représentent, à n’en pas douter, un travail autrement facile à

exécuter et tout au moins plus rapide, que celui qui consiste, après avoir soigneusement disséqué le ptérygion, à le cautériser, «le replier sur lui-même et le suturer dans cette situation » : puis à déterminer «une abrasion conjonctivale, fournissant deux lambeaux, qui viennent largement combler la lacune constituée par le déplacement du ptérygion ». Ajoutez à cela que, dans le procédé par allongement, les suites opératoires sont de peu de durée : 15 jours, au plus; le lambeau conjonctival, ce laps de temps écoulé, a pris droit de cité à la place qui lui a été fixée.

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