NE
ntraîne ment, elle doit se distendre ou se déplisser. Dans les mouvements cardinaux : 1° de bas en haut, les culs-de-sacs inférieurs se déplissent; 2° de haut en bas, les supérieurs le font à leur tour; mais dans les deux cas, les rapports de la ligne horizontale ne changent pas, celle-ci se contentant de s’abaisser et de s'élever angulairement. Dans ce mouvement, le globe glisse un peu sous la conjonctive, tout en l’entraînant avec lui.
« Dans les déplacements horizontaux de l'œil, la conjonctive se plie et se replie dans les deux angles, par un mécanisme semblable, mais adapté à la différence de forme et la ligne verticale médiane exécute, à son tour, son mouvement de volet. Tous les glissements réciproques sont modifiés par l’état naturel ou acquis des muqueuses, et, tandis que chez certaines personnes, le globe fait corps avec son enveloppe fermement maintenue par des liens élastiques, chez d’autres, on lui voit former des plis plus ou moins nombreux et plus ou moins variés de direction. Eh bien! nous sommes convaineu que le ptérygion, sa forme et sa prédisposition locale tiennent à la combinaison d’une bride cicatricielle horizontale avec la nécessité des glissements rendus indispensables par les jeux du globe.
« Supposons une bride un peu ferme, tendue du bord de la cornée à la caroncule : lorsque l’œil exécutera les mouvements verticaux destinés à porter la pupille directement en haut ou en bas, elle se déplacera angulairement sans difficulté. Dans les mouvements horizontaux internes elle se relâchera et se plissera, dans
ceux destinés à porter la pupille directement en dehors