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elle se tendra, exerçant sur son point d'attache cornéen une brusque traction, capable de l'irriter un peu. Maintenant supposons pour l'œil droit un mouvement dans le quadrant inféro-externe : la bride se tendra ct formera comme une sangle,qui,en s’abaissant, entratnera avec elle, en la refoulant, toute la conjonctive située au-dessous et la forcera de faire un pli plus ou moins profond. |
Peu à peu, ce pli incessamment répété prendra de la fixité et imprimera à l’ensemble le cachet spécial propre au ptérygion. La même chose se répètera en haut et ainsi le va-et-vient de la sangle aura vite établi cette plicature si originale et si constante que nous avons signalée. » (Gayet, Éléments d’opht. Leçons cliniques, 1893.)
M. le professeur Gayet, pour donner aux élèves une démonstration palpable du mode d'action de la bride cicatricielle, a eu recours au procédé suivant : Un cadre métallique cylindrique est muni d’une tige médiane portant une sphère en bois : celle-ci fait saillie d’un côté, et, son point culminant donne attache à un lambeau de parchemin qui s’insère, d’autre part, sur les bords du cylindre. Ajoutez un fil résistant, tendu, sur cette membrane, horizontalement, du point où elle adhère au globe, jusqu’au point opposé du cadre. Voilà, ce nous semble, assez bien réalisé, le système formé par le globe oculaire, la conjonctive et la bride cicatricielle.
Si nous venons, après avoir humecté préalablement le parchemin, à faire exécuter à ce pseudo-globe oculaire des mouvements, soit en haut, soit en bas, il