‹ Étude sur le rein des urinairesChapitre 25 sur 39 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La conception d'ensemble qui se de'gage de ce travail peut être résumée dans les propositions suivantes :

En cas d'obstacle au cours de l'urine, il existe une période aseptique caractérisée par la dilatation, puis par l'atrophie des canalicules du rein accompagnée d'un léger degré de sclérose non inflammatoire. On peut même voir, chez les urinaires, des oblitérations aseptiques semblables à celles produites expérimentalement.

A un moment donné, le plus souvent par le fait du chirurgien, les organismes pénètrent dans la vessie et y pullulent ; les lésions deviennent infectieuses.

Le microbe qui joue le principal rôle est le bacterium pyogenes qui, à lui seul, cause seize infections sur vingtcinq ; les neuf autres ont été produites : sept fois par la même bactérie associée à un bacille, à des microcoques, ou au streptocoque pyogène, deux fois par le seul streptocoque.

L'infection locale du rein, comme l'infection générale, peut donc être simple, produite par une seule espèce de

[iv, i INCLUSIONS

microbes, ou combinée, résultant de l'action de plusieurs espèces agissant d'une façon simultanée.

Les microbes arrivent au rein par la voie ascendante urétérale, ou par la voie descendante circulatoire. Très souvent les lésions sont à la fois ascendantes et descendantes.

Dans le rein, les micro-organismes se propagent par les canalicules et par les espaces lymphatiques ; ils peuvent, en suivant cette dernière voie, sortir du rein ou du bassinet et produire des abcès pêrirénaux.

Quand les organismes arrivent au rein par la voie ascendante, ils produisent, suivant leur virulence : {a) la scléi'ose simple, avec foyers embryonnaires sans suppuration ;(£) la néphrite suppurée .

Dans les cas de sclérose latente, même sans polyurie, le diagnostic de la lésion peut être établi par la présence simultanée de trois symptômes presque constants : V albuminurie, en général légère, la diminution de la quantité d'urée, la présence de cylindres dans les urines.

La fièvre urineuse est due à la pénétration des microbes dans le sang et à la réaction de V organisme ; si celui-ci est affaibli par l'âge ou par la cachexie, la fièvre manque ou ne se manifeste que par une élévation finale. Toutes choses égales sous le rapport de la capacité de réaction de l'organisme, la fièvre est plus intense si la virulence des microbes est augmentée.

Dans plus de la moitié des cas de néphrite suppurée suivis de mort, la fièvre manque totalement: cela est dû à la déchéance de l'organisme, habituelle chez l'urinaire. La

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