‹ Étude sur le rein des urinairesChapitre 5 sur 39 · NEPHRITES NON INFECTIEUSES CHEZ L HOMME · texte numérisé non relu

NEPHRITES NON INFECTIEUSES CHEZ L HOMME

d'aspect. Les uns rétrécis, à paroi épaissie, présentent dans leur intérieur quelques cellules épithéliales nucléaires; d'autres, dilatés, contiennent des cylindres hyalins ; beaucoup sont remplis d'épithélium nucléaire, leur paroi n'est plus bien nette. S'il se trouve plusieurs de ces tubes accoles, on peut croire à une infiltration embryonnaire, et MM. Straus et Germont nous ont enseigné à éviter cette erreur. Pourtant, nous voyons dans le tissu conjonctif lui-même, des éléments cellulaires plus nombreux qu'à l'état normal ; ils doivent contribuer à la formation de ce tissu conjonctif adulte qu'on distingue plus loin dans des portions à évolution plus avancée.

Dans la substance médullaire la plupart des tubes ne se distinguent plus, dans le tissu conjonctif, que par la traînée sans lumière, formée par leurs cellules épithéliales devenues nucléaires. Quelques tubes collecteurs dilatés sont revêtus d'épithélium aplati.

Le tissu conjonctif est d'autant plus dense qu'on se rapproche davantage du sommet de la pyramide. Les vaisseaux de la voûte suspyramidale sont atteints d'endartérite et de périartérite.

Il fallait nous assurer que les reins ainsi étudiés chez l'homme étaient bien des reins aseptiques. Nous avons coloré des lamelles avec le liquide du bassinet, nous avons fait des cultures variées avec ce même liquide et avec le parenchyme du rein, et nous avons constaté l'absence complète de micro-organismes.

L'étude des coupes colorées par différents procédés est venue encore confirmer laparfaite asepsie des reinsainsi altérés.

Il nous fallait encore répéter nous-même les expériences de Straus et Germont, pour, en ayant les pièces sous les yeux, mieux pouvoir comparer les lésions humaines et les lésions expérimentales.

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