C'8H%10? + 2KOH CE UN . CSH'80 + H
ac. ricinoléique sébaçate de K. al. caprylique
Mais, malgré un grand excès d’alcali, si l’on conduit lentement l'opération, si on évite de dépasser la température de 295° ou 230°, le produit distillé aura une composition différente : on y rencontre en effet un mélange d’alcool et d’aldéhyde caprylique. Et la proportion d’acide sébacique, ou plutôt de sébaçate formée, sera d'autant moindre que celle de l’aldéhyque sera plus forte.
M. Bouis a, le premier (Jour. de Phar.et Ch. 1855, XX VIIL 114), découvert l’alcoo!l caprylique dans cette réaction. Les résultats de ces expériences ont été confirmés par Moschnin. Wils conclut à la formation d'alcool œnanthylique. En 1855, Limpricht, qui avait probablement opéré dans de mauvaises conditions de température, sans tenir compte de la proportion d’alcali, avança qu'il ne se produit
NE à SE dans cette réaction ni alcool caprylique, ni alcool œnanthylique, mais seulement de l’aldéhyde caprylique. Enfin, M. Bouis reprit son étude en 1856 et confirma les résultats de ses premiers essais (1). |
Si, au lieu de faire agir sur l'huile de ricin les alcalis concentrés, onla traite par une solution alcaline faible, la combinaison a lieu. Une partie de lessive des savonniers saponifie 5 parties d'huile de ricin. Les savons alcalins dissous dans l’eau et traités par l’acide chlorhydrique froid donnent 94 0/0 d’acides gras composés d’un peu d’acide marganique, d'acide ricinique et d’une très forte proportion d’acide ricinoléique. Cet acide est huileux, jaunâtré, sans odeur, saveur fortâcre et persistante. Sa densité est de 0,94 à 15°.A—10° il se prend en une masse d’agrégats ner pape en toutes proportions dans l'alcool et l’éther.
Cet acide a été considéré par Bussy et Lecanu comme composé des deux acides ricinique et élaïodique. M. Huguet ne peut pas dire sices deux acides y existent en réalité. M. Saalmüller, le premier, l’a isolé et purifié en le transformant en sel de plomb. Sa formule est C'SH#0ÿ.
En considération de la proportion considérable de l’acide ricinoléïque, on peut considérer les savons de ricin comme des ricinoléates.
Le savon de potasse est mou et ressemble au glycérolé d’amidon. Le savon de soude est blanc, opaque et présente au plus haut degré cette onctuosité particulière qui a été si-
gnalée.
(4) C'est sur cette réaction que M. Huguet base son procédé de recherche de l'huile dericin dans le baume de copahu : on prend 10 grammes de copahu, on les met dans une capsule de porcelaine assez grande, avec 10 grammes de lessive de soude concentrée et on chauffe. L'essence de copahu se dégage d’abord, la réaction commence ensuite et l'odeur de l'alcool caprylique se fait sentir. Après la réaction, on peut caractériser dans le résidu laprésence de l’acide sébacique que ne fournirait
pas un copahu pur.