II. ADJECTIFS NUMÉRAUX OU NOMBRES ORDINAUX
Les plus anciens textes nous présentent , pour les nombres ordinaux, un système différent du nôtre ; les premiers nombres : prim (dimin. primier, premier, prumier, premerain), second, tierz, quart, quint, sixte, sont calqués sur le latin. A partir de setme, séptimus , on systématise la formation des ordinaux par le suffixe hnus non accentué, ce qui ne produit en français que me, qu'on ajoute au nombre cardinal : setme, uitme noefme, dixme ; uitme ou oidme et noefme sont assimilés à à setme et dixme (1) ; voy., pour les exemples, Rois, p. 266, 434; Phil. de Thaün, Créât., v. 40, 47; Roi., str. ccxi, ccxx, ccxxii, ccxxm ; Rou, v. 14348 ; Part, de Blois, v. 10455. Le mot sezme (2), qu'on trouve dans Benoît, prouve qu’on avait étendu ce système aux nombres suivants. Il ne fut pas de longue durée , et on substitua bientôt au suffixe imus le suffixe ésimus , qui respectait davantage le nombre cardinal et le laissait mieux reconnaître. C’est de ce suffixe que sont formés nos adjectifs numéraux actuels.