‹ Étude sur le scorbut en généralChapitre 20 sur 30 · IG · texte numérisé non relu

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verts et les fruits qui sont extrêmement riches en sels de potasse à acide organique. Ils ne peuvent être remplacés parles viandes fraîches, les légumes secs, qui contiennent la potasse à l’état de chlorure de potassium ou de phosphate de potasse.

L’alimentation n’agit pas seulement par sa qualité, elle agit aussi par sa quantité. Nous croyons devoir rappeler brièvement combien la nourriture de la population était insuffisante pendant le siège.

Au 15 octobre la viande est rationnée à 100 grammes par jour.

En novembre à 75 grammes.

En décembre à 50 grammes. A cette époque la viande de cheval seule pouvait être obtenue.

Enfinen janvier la ration de cheval n’était plus que de 35 grammes.

Le pain n’a été rationné que fort tard, le 19 janvier ; il était accordé à chaque individu 300 grammes d’un pain noir, mal préparé, indigeste, dans la fabrication duquel entrait une foule de substances, à l’exception peut-être de la farine de froment.

Quant aux légumes frais, ils avaient disparu de suite ; les légumes secs, pommes de terre, haricots, étaient dès le mois de novembre des aliments de luxe.

Fort heureusement le vin n’avait pas manqué ; il a pu suppléer, dans une certaine mesure, en raison de sa richesse en sels potassiques, à l’absence de végétaux frais.

En résumé, l’insuffisance de raliinentation, jointe surtout à l’absence de végétaux frais, a été la principale cause de l’épidémie de 1871.

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