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Alimentation en eau potable.
L'alimentation en eau potable des villes du Bas-Sénégal a depuis longtemps déjà préoccupé les esprits soucieux de la santé de la. population européenne. Il fut beaucoup tenté pour arriver à procurer en abondance à cette population de Teau potable et saine et cependant cette question n'est pas encore résolue d'une façon satisfaisante. L'Etat et quelques rares particuliers ont bien fait construire quelques citernes, mais avant la construction de ces citernes, de grands travaux étaient en vue et c'est peut-être la perspective de l'exécution à bref délai de ces travaux qui a empêché la captation de l'eau de pluie au moyen de citernes de se généraliser.
La moyenne de l'eau tombée au Sénégal (Géographie élémentaire (lu Sénégal, par le frère Marie-Bernard, 1900), a été pour la période de 1830 à 1840 de 0°,60 et aujourd'hui elle est de 0°*,40.
Une autre moyenne prise sur 21 années a donné pour Saint- Louis 0°*,44.
Cette quantité est faible, c'est vrai, mais néanmoins si chaque constructeur avait établi une citerne pour recueillir toute Teau des toits de sa maison sans tenir compte des projets en vue, ces citernes auraient certes rendu de très grands services.
Saint-Louis, — Saint-Louis se trouve dans des conditions particulièrement défectueuses pour l'alimentation en eau douce de ses habitants. La ville est construite sur une île de sable entre les deux bras du fleuve, ses annexes sont construites d'un côté sur la langue de Barbarie, c'est-à-dire entre un bras du fleuve et la mer, de l'autre côté sur le terrain plus ou moins marécageux de Sor et au même endroit sur une dune peu élevée entourée de marécages. Dans ces conditions il no saurait être question d'établir des puits, car ceux qui ont été établis et qui sont encore utilisés ne donnent que de l'eau saumâtre et souvent nauséabonde. Le fleuve ainsi que les marigots qui en dépendent subissent l'action de la marée pendant huit mois environ de l'année c'est-à-dire pendant la saison sèche, donc l'eau du fleuve est salée. Pendant la saison des pluies, le fleuve gonfle, les eaux de la mer sont refoulées et l'eau est douce à Saint- Louis. Cette eau est douce mais de couleur jaunâtre, et elle tient en suspension des matières très ténues, inorganiques et organiques.
La quantité de sel que Teau du fleuve peut contenir à Saint-Louis a été déterminée en 1851-1852 par le docteur Audibert, qui pour 100 grammes d'eau a trouvé les quantités suivantes.
1" Juin