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mation; elle apporte à la clinique un appoint précieux en lui permettant d'apprécier les modifications de volume, de forme, de direction des cavités cardiaques et de l'aorte, et d'en déduire le lÿpe des lésions orificielles qui les ont provoquées.
Cet examen repose sur ce principe nettement établi sur des constatations anatomiques à savoir : que la configuration et les contours du cœur subissent à l'état pathologique des modifications variables, mais en rapport direct avec les altérations organiques dont le cœur et les gros vaisseaux sont le siège.
Ce que la percussion nous avait permis de délimiter approximativement, la radioscopie nous permet de le délimiter exactement : elle nous donne un signalement précis de l'organe, nous montre les modifications qu'il a subies, et nous permet ainsi de conclure à telle lésion organique ou vasculaire.
Faisons la projection d’un cœur normal sur la paroi sterno-costale.
Nous avons vu qu'elle présente quatre bords.
Le bord gauche se subdivise en trois arcs : un arc inférieur ou ventriculaire, un arc moyen dit de l’oreillette, et un arc supérieur artériel. L’arc inférieur est séparé de l'arc moyen par un point que l’on désigne sous le nom du point G; la pointe du cœur est désignée par G. Disons en passant que le ventricule gauche ne participe que très peu à la constitulion de la face antérieure du cœur : il est presque entièrement dans la profondeur du médiastin.