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nentrent que dans la proportion de 10 p. 100), nous avons aussi été frappé par ce fait que, en général, on les rencontrait chez les individus en pleine maturité, et ayant eu une maladie infectieuse, il y a de nombreuses | années. Chez deux malades seulement, soit 15 p. 100, l'affection causale datait de moins de 10 ans; deux autres avaient eu l'infection, il y avait 10 à 20 ans; chez cinq, soit 35 p. 100, nous avons trouvé plus de 20 ans; enfin chez les cinq autres, nous n'avons pu déterminer la cause, mais ils avaient tous dépassé la quarantaine. Dans tous ces cas, nous avions affaire à des insuffisances aortiques graves, mal compensées et souvent compliquées d’autres lésions valvulaires.
Cette statistique nous permet donc de dire qu’il existe
un rapport entre le siège du souffle et l’ancienneté de la lésion indiquée par la date de l'infection causale; et si l'on compare les insuffisances à souffle gauche, aux insuffisances à souffle médio-sternal, et à plus forte raison aux souffles droits, on remarquera que les premiers sont de date relativement récente, les autres plus tardifs.
Il est à cette notion des exceptions : dans le cas où l'affection causale est très ancienne, on peut cependant cntendre les souffles à gauche. Il s'agit alors souvent d'une insuffisance légère dans laquelle l’hypertrophie a élé minime et n’a point déterminé de déplacement de l'orifice aortique; ou bien encore l’hypertrophie est évidente, mais dans ce cas une bride phréno ou pleuropéricardique aura limité ou modifié le déplacement du cœur, comme nous le montre l'observation suivante.
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G..., Jules.
Pas de maladies antérieures. Evacué pour hypertrophie cardiaque, emphysème et dyspnée d'effort.
Teint pâle. Dans le deuxième espace gauche, double ‘soufile, le diastolique accompagné d’un roulement lointain.
Respiration faible au sommet droit, et soufile au sommet gauche. vien |
Radio : Augmentation du volume du ventricule gauche.
Dilatation des cavités droites. Aorte normale.
Au niveau de la pointe, on voit nettement une adhérence phréno-péricardique très sombre, au milieu de laquelle la” pointe est difficilement visible. Cette adhérence est cependant lâche car la pointe est normalement mobile dans les mouvements d'inclinaison latérale, et dans les mouvements respiratoires. Peut-être, est-ce à cette adhérence que l’on doit de ne pas trouver à ce cœur l'aspect d’un cœur aortique : ayant maintenu la pointe légèrement en dehors, et l'ayant empêchée de s’abaisser, elle n’a pas permis au cœur de prendre cet aspect de cœur médian,
Inversement, on trouve quelquefois un souffle droit ‘chez un aortique récent; mais alors, si°ce n’est pas un aortique ancien, c’est du moins un aortique grave, chez qui souvent, la myocardite ajoutant ses eflets à une endocardite grave est venue en modifier l'évolution, hâtant l’hypertrophie gauche et la dilatation droite, ou bien même déterminant des lésions d’aortite chronique, provoquant ainsi l'élargissement de l'aorte, le rapprochant et lui faisant dépasser le bord sternal droit. Le résultat est le même; ce que le temps n’a pu faire, la gravité de l'affection l'a fait pour son propre compte et a transformé l’aortique récent en grand cardiaque.
De même, lorsque l'insuffisance aortique s’est com-
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pliquée d’une autre lésion -qui, comme lui, à pour résultat une hypertrophie du cœur gauche, l'insuffisance mitrale, par exemple, la radioscopie nous permet de constater que l'axe aortique s'incline précocement vers la droite et alors le souffle diastolique émigre à droite du sternum dès les premières années de l'affection cardiaque.
Aïnsi les observations que nous avons rassemblées, appuyées des preuves précédentes, ne conduisent pas seulement à décrire plusieurs points d’auscultation au souffle diastolique de l'insuffisance aortique.
Par l'association des données étiologiques, cliniques et radioscopiques, elles nous permettent encore d’attribuer à chaque localisation une signification précise que MM. EK..Trémolières et L. Caussade ont justement résumée dans les formules suivantes :
A lésion aortique récente, souffle diastolique à gauche du sternum et à la radioscopie, simple hypertrophie du
ventricule gauche avec aorte verticale.
A lésion aortique plus avancée, souffle diastolique médio-sternai ou xiphoïdien et à la radioscopie, hypertrophie notable du ventricule gauche et début d'inclinaison de l’aorte à droite. |
Enfin, à lésion aortique ancienne, souffle diastolique à droite du sternum et à la radioscopie, hypertrophie du ventricule gauche aveë dilatation des cavités droites et déviation de l'axe aortique de bas en haut et de
-gauche à droite.
Ces notions fournissent sans doute l'explication du désaccord qui existe entre les données classiques et les