‹ Étude sur le terme dynamis dans les dialgogues de PlatonChapitre 21 sur 73 · LE TERME OUVAULS AVANT PLATON · texte numérisé non relu

LE TERME OUVAULS AVANT PLATON

— 38. La génération prouve que le corps humain n’est pas constitué par une seule substance, D'abord la génération ne peut se faire par un seul individu... De plus, à moins que l'union n’existe entre des êtres de même espèce et de même capacité, la génération ne se fait pas, et notre industrie ne

réussit pas à la procurer : ... ἔπειτα οὐδ᾽, ἐὰν μὴ ὁμόφυλα ἐόντα μίσγηται. χαὶ τὴν αὐτὴν ἔχοντα δύναμιν, γεννᾷ, οὐδ᾽ ἂν ταῦτα ἡμῖν ξυντελέοιτο.

— Id. Puisque telle est la nature de tous les êtres et de l’homme en particulier (de ne pouvoir engendrer que lorsque se trouve entre ceux qui engendrent la correspondance d’un juste tempérament), nécessairement l’homme n'est pas un, et chacun des principes qui concourent à la génération garde dans le corps la propriété suivant laquelle il ἃ concouru : ... ᾿Ανάγχη τοίνυν, τῆς φύσιος τοιαύτης ὑπαρχούσης καὶ τῶν ἄλλων ἁπάντων χαὶ τῆς τοῦ ἀνθρώπου, μὴ ἕν εἶναι. τὸν ἀν Ἰρώπον, ἀλλ᾽ ἕκαστον τῶν ξυμθαλλομένων ἐς τὴν γένεσιν ἔχειν τὴν δύναμιν ἐν τῷ σώματι, οἵην περ ξυνεύάλετο.

40. Il y ἃ principalement santé, lorsque les éléments, (sang, pituite, bile jaune et noire) se trouvent bien unis, quand leur action est proportionnée ainsi que leur quantité, et surtout quand l’ensemble est harmonieusement mélangé : ἄλληλα χρήσιος χαὶ δυνάμιος καὶ τοῦ πλήθεος. χαὶ μάλιστα μεμιγμένα ἡ.

42. Le sang, la bile, la pituite diffèrent et quant au nom et quant à la chose. Ces éléments, en effet, ne présentent ni

théorie des quatre éléments et il réfute vigoureusement celle qui réduit l'univérs à une seule substance. Etendant, en effet, l'hypothèse à la médecine, il pose l'objection : si l'homme était wn, il n'y aurait qu'une maladie et un remède. Si l'homme était un, jamais il ne souflrirait, car où serait pour cet être simple la cause de souffrance? Admettant même qu'il souffrit, il faudrait que le remède aussi fût un. Or les remèdes sont multiples : ᾿Εγὼ δέ φημι, εἰ ἕν ἣν ὁ ἄνθρωπος, οὐδέποτ᾽ ἂν ἤλγεεν * οὐδὲ γὰρ ἂν ἣν ὑφ᾽ ὅτου ἀλγήσειεν ἕν ἐών : εἰ δ᾽ οὖν καὶ ἀλγήσειεν, ἀνάγκη χαὶ τὸ ἐώμενον ἕν εἶναι * νυνὶ δὲ πολλά... ({πτπὲ ΥἹ. 34.) N'est-ce pas, jusque dans les expressions elles-mêmes, le contrepied de la doctrine attribuée à Mélissos ? (Dies. Vorsok. 187.)

LA δύναμις (ΗΕΖ LES MÉDECINS ET LES SOPHISTES. 41

même couleur, ni même sensation au toucher. Il faut done avec une telle dissemblance de forme (nature) et de propriétés qu'ils ne soient pas identiques, s’il est vrai que le feu et l’eau ne sont pas une seule et même substance : ᾿Αγάγχη τοίνυν, ὅτε τοσοῦτον διήλλαχται ἀλλήλων τὴν ἰδέην τε χαὶ τὴν δύναμιν, μὴ ἕν αὐτὰ εἶναι, εἴπερ μὴ πῦρ τε καὶ ὕδωρ ἕν τε καὶ ταὐτόν ἐστιν.

— Id. On peut se convaincre que ces substances (bile, pituite et sang) ne sont pas en effet identiques, mais que chacune ἃ une propriété et une nature particulière : donnez à un homme un remède producteur de pituite, il vomit de la pituite; un remède producteur de bile, il vomit de la bile : Γνοίης δ᾽ ἂν toiode, ὅτι οὐχ ἕν ταῦτα πάντα ἐστὶν, ἀλλ᾽ ἕκαστον αὐτέων ἔχει δύναμίν τε καὶ φύσιν τὴν ἑωυτέου " Ἦν γάρ τινι διδῷς ᾿ ἀνθρώπῳ φάρμαχον ὅ τι φλέγμα ἄγει, ἐμέεταί oo φλέγμα, καὶ nv διδῷς φάρμαχον ὅ τι χολὴν ἄγει, ἐμέεταί σοι χολή (4).

Περὶ φυσῶν (LITTRÉ, VI).

— 94. L'air est le plus puissant des agents ; il vaut la peine

d’en considérer la force. Le vent est un flux et un courant d'air; lorsque l’air accumulé est devenu un courant violent, les arbres sont déracinés... la mer se soulève et des navires d’une grosseur démesurée sont lancés en haut. Telle est sa force en tout cela : Οὗτος GE μέγιστος ἐν τοῖσι πᾶσι τῶν πάντων δυνάστης ἐστίν" ἄξιον de αὐτοῦ θεήσασθαι τὴν δύναμιν... Τοιαύτην

ε Περὶ παθῶν (Lirrré, VI).

— 946. Les remèdes qui n’évacuent ni la bile, ni le phlegme, doivent manifester leur action dans le corps en refroidissant, en échauffant, en desséchant, en humectant,

(4) Sur l'importance de tout ce passage pour l'intelligence du Cratyle et en particulier de l’antithèse οὐσις- νόμος, ἰδέα- ὄνομα, Cf. Tavror. Varia Socratica, pp. 230-231.

42 LE TERME δύναμις AVANT PLATON.

ἐσέλθῃ, τὴν δύναμιν αὐτὰ παρέχεσθαι. δεῖ n Ψψύχοντα ἮὮ θερμαίγοντα ἢ ξηραίνοντα Ἶ ὑγραίνοντα 7 ξυνάγοντα ἢ διαχέοντα... — 956. Les propriétés de chaque aliment doivent être

déterminées d’après ceux qui ont une action manifeste, comme de causer des flatuosités, de lPirritation..., etc... En

tout cela, l’action produite est très claire : Τῶν σιτίων ἃ δύναpv ἕκαστα ἔχει, τεχμαίρεσθα! “χρὴ ἀπὸ τῶν φανερὴν τὴν δύναμιν ᾽ 1 , \ - \ S= re 1 D ni ’ ἘΞ." ἐχόντων, ὁκόσα ἢ φῦσαν ἢ δῆξιν... παρέχει... καὶ φανερά ἐστιν

— 260. Les aliments qui profitent le mieux au corps sont

‘ceux mêmes qui, pris à contre-temps et avec excès, causent

des maladies et la mort... Les autres aliments ou boissons qui n’ont pas cette propriété (action) sont peu utiles, même

‘si on en use d’une facon ordonnée... Parmi les aliments ou

boissons qui possèdent cette propriété se trouvent le pain, la pâte d’orge, la viande..., etc... : τὰ δ᾽ ἄλλα σιτία χαὶ ποτὰ ὅσα μὴ τοιαύτην δύναμιν ἔχει, σμικρὸν μέν τι ὠφελέει, ἦν τις χα! πάντα αὐτοῖσιν ἐν καιρῷ χρέηται... ἔστι δὲ τῶν σιτίων καὶ τῶν

5 τὸ «a ῬΑ =" A Le Le = LA ete ---᾿ L ποτῶν ἃ τὴν CUVALV ἔχε: ταύτην, TAHOE, HOTOS, MALA, χρεα...

Περὶ ἱεοῆς νούσου (LiTTRÉ, VI).

- 384. Les vents du midi et du nord sont les plus violents. Par les luttes qu’ils se livrent et par la force, ils sont les plus opposés entre eux : ταῦτα δέ ἐστιν ὅσα τῶν πνευμάτων ἰσχυρότατά ἐστι καὶ ἀλλήλοισιν ἐναντιώτατα κατὰ τὴν στάσιν χαὶ κατὰ τὴν δύναμιν.

— 392. Le cerveau est l'interprète de l'intelligence. Mais le diaphragme a un nom qu'il doit au hasard et à l'usage, non à la réalité et à la nature. Je ne vois pas en effet quel est son rôle (sa vertu, son influence, son action) dans l'acte de la pensée ou de l’intellection : Αἱ δὲ φρένες 2) ws οὔνομα ἔχουσι τῇ τύχῃ χεκτημένον χαὶ τῷ νόμῳ, τῷ δ᾽ ἐόντι οὖχ, οὐδὲ τῇ φύσει, οὐδὲ οἶδα ἔγωνε τίνα δύναμιν ἔχουσιν αἱ φρένες

ὥστε φρονέειν TE χαὶ νοέειν.

Περὶ διαίτης A (LiTTRé, VI).

— 468. L'auteur d’un bon traité sur le régime doit done avoir la connaissance de Ja nature humaine, de sa compo-

ah ps né an bent νυν ridrie tigre

ui I Eten ΡΟ Δ ET ST béta 1, VE x ᾿ Ἷ eu

LA Οούναμις CHEZ LES MÉDECINS ET LES SOPHISTES 43

sition. puis celle de tous les aliments et de toutes les boissons qui constituent notre régime. Il doit savoir quelle est leur propriété spéciale, aussi bien celle qui découle de leur nature que les propriétés artificielles dues aux efforts de l’homme : Ταῦτα μὲν οὖν χρὴ γινώσχειν τὸν ξυγγράφοντα, μετὰ δὲ ταῦτα σίτων χαὶ ποτῶν ἁπάντων, οἴπ' οιαιτώμεβθα δύνχιιν ἥντινα ἕκαστα ἔγει χαὶ τὴν χατὰ φύσιν καὶ τὴν OU ἀνάγχτν χαὶ τέχνην ἀνθρωπηΐην.

Id. — Il importe de savoir comment pour les substances naturellement fortes on enlève cette propriété, comment pour les substances faibles on ajoute artificiellement la force, selon que les circonstances le demandent : Δεῖ γὰρ ἐπίστασθαι τῶν τε ἰσχυρῶν Φύσει ὡς χρὴ τὴν δύναμιν ἀφαιρέε este τοῖσι dE ἀσθενέσιν ὅχως χρὴ ἰσγὺν προστιθέναι: διὰ τέγνης, ὅχου ἂν à χαιρὸς ἑκάστων παραγένηται.

— Id. Les aliments et les exercices ont des propriétes opposées qui cependant concourent à l’entretien de la santé : les exercices naturellement dépensent, les aliments et les boissons réparent. On voit donc qu'il faut connaître la propriété (l’action) des exercices soit naturels, soit forcés... : Ὑπεναντίας μὲν γὰρ ἀλλήλοισιν ἔχει τὰς δυνάμιας σῖτα καὶ πόνοι, ξυμφέρονται de ἀλλήλοισι πρὸς ὑγείην " πόνοι μὲν γὰρ πεφύκασιν ἀναλῶσαι τὰ ὑπάρχοντα " σιτία δὲ καὶ ποτὰ ἐχτελη- posar τὰ χενωθέντα. Δεῖ δὲ, ὡς ἔοικε, τῶν πόνων διαγινώσχειν τὴν δύναμιν χαὶ τῶν κατὰ φύσιν καὶ τῶν διὰ βίης γινομένων, καὶ τίνες αὐτῶν ἐς αὐξησιν παρασχευάζουσι σάρχας χαὶ τίνες ἐς ἔλλειψιν...

— 472. Tous les animaux et l’homme lui-même sont composés de deux substances dont les propriétés sont distinctes, mais qui toutes deux sont utilisées concurremment, Je veux dire le feu et l’eau... telle est la propriete (l'action) de chacune : le feu peut mouvoir toute chose continuellement, οἱ l'eau nourrir tout de la même manière... : Ξυνίσταται μὲν οὖν τὰ ζῶα τά τε ἄλλα πάντα χαὶ ὁ ἄνθρωπος ἀπὸ δυοῖν, διαφόροιν μὲν τὴν ὀύναμιν, συμᾳόροιν Ge τὴν χρῆσιν, πυρὸς λέγω καὶ ὕδατος... Τὴν μὲν οὖν δύναμιν αὐτῶν ἑκάτερων ἔχει τοιήνδε * τὸ μὲν γὰρ TUp δύναται. πάντα διὰ παντὸς χινῆσαι, τὸ ὃς ὕδωρ

44 LE TERME δύναμις AVANT PLATON.

— 474. En cet état (le feu empruntant à l’eau l’humide et l’eau empruntant au feu le sec), ces éléments (feu et eau) secrètent réciproquement en dehors d’eux des corps nom- “breux et variés de germes et d'animaux qui ne se ressemblent ni en apparence, ni par leurs propriétés : Οὕτω ὃὲ τούτων ἔχόντων, πουλλὰς χαὶ παντοδαπὰς ἰδέας ἀποχρίνονται ἀπ᾽ ἀλλήλων καὶ σπερμάτων χαὶ ζώων, οὐδὲν ὁμοίων ἀλλήλοισιν οὔτε τὴν ὀψιν οὐτε τὴν δύναμιν...

— 484. C'est le feu qui, à sa manière, dispose tout dans les corps. Cette disposition rappelle l’arrangement du monde... Le ventre très ample, réservoir pour le sec et l'humide, donne à tous et reçoit de tous. Sa propriété (sa fonction) est celle de la mer, nourrice des êtres, ses enfants, néfaste à tous ceux qui sont nuisibles : χοιλίην μὲν τὴν μεγίστην, ξηρῷ χαὶ ὑγρῷ ταμεῖον. δοῦναι πᾶσι χαὶ λαδεῖν παρὰ πάντων, θαλάσσης δύναμιν, ζώων ἐντρόφων τροφὸν, ἀσυμφόρων δὲ φθορόν...

— 486. La comparaison continue entre le grand et le petit cosmos. Déjà le ventre ἃ été comparé à la mer. Viennent divers rapports établis avec la terre, enfin avec la lune et les astres : là, le feu organisateur ἃ créé trois circulations du feu arrivant l’une à l’autre en dedans et en dehors : les unes, vers les cavités des humeurs rappellent la propriété de la lune ; les autres, vers la surface extérieure, vers la concrétion ambiante, rappellent la propriete des astres; les dernières sont intermédiaires allant en dedans et en dehors : Ἔν δὲ τούτῳ ἐποιήσατο πυρὸς περιόδους τρισσὰς, περαινούσας πρὸς ἀλλήλας καὶ εἴσω χαὶ ἔξω : αἱ μὲν πρὸς τὰ χοῖλα τῶν ὑγρῶν, σελήνης δύναμιν, αἱ δὲ ἐς τὴν ἔξω περιφοράν, πρὸς τὸν πεοιέχοντα πάγον, ἄστρων “δύναμιν, αἱ ÔE μέσαι χαὶ εἰσω καὶ ἕξω περαίνουσαι...

— 494, La grammaire consiste en ceci : la composition des figures, les signes de la voix humaine, la proprieté de rappeler le passé, de signaler ce qui est à faire : Γραμματιχὴ τοιόνδε " σχημάτων σύνθεσις, σημήϊα φωνῆς ἀνθρωπίνης, δύναμις τὰ παροιχόμενα μνημονεῦσαι. τὰ ποιητέα δηλῶσαι...

— 516. Dans les combinaisons où l’action du feu est inférieure à celle de l'eau, l'âme est nécessairement plus lente,

ME becs:

, “ὦ PPS PE Éd hits. τώ

gen me nd mt 405 rte mmtbththe φῶ ον teinte. 5 panda

Le

LA ούναυις CHEZ LES MÉDECINS ET LES SOPHISTES.

et les gens ainsi doués sont appelés niais : [υἱ δέ τιν! évôeesτέρην τὴν OUvauiv τὸ πῦρ λάθοι τοῦ ὕδατος, βοαδυτέρην ἀνάγχη ταύτην εἶναι. χαὶ καλέονται. οἱ τοιοῦτοι. ἠλίθιοι.

— 18 Dans les combinaisons où l’action de l’eau est inférieure, si le mélange du feu est pur, dans des corps sains réside une àme intelligente, comprenant vite et n'étant pas sujette aux fluctuations : Ef δὲ τὸ ὕδωρ ἐνδεεστέρην τὴν δύναμιν λαύοι; τοῦ πυρὸς εἰλικρινῆ τὴν σύγκρησιν ἔχοντος, ἐν ὑγιαίνουσι σώμασι φρόνιμος ἣ τοιαύτη ψυχὴ χαὶ ταχέως αἰσθανομένη τῶν προσπιπτόντων καὶ OÙ μεταπίπτουσα πολλάκις ἐστί.

— 520. Dans la combinaison où l’action de l’eau est notablement inférieure à celle du feu, nécessairement l’âme est d'autant plus pénétrante qu’elle se meut plus rapidement : .… Et δ᾽ ἐπὶ πλεῖον χρατηθείη ἣ τοῦ ὕδατος δύναμις ὑπὸ τοῦ “πυρὸς, ὀξυτέρην μὲν τοσούτῳ ἀνάγχη εἶναι τὴν ψυχὴν ὅσῳ

Περι διαίτης Β (Littré, VI).

— 532. Des Vents : Par la situation des régions ou lieux qu'ils traversent, les vents différent entre eux. Ils sont plus ou moins froids, plus ou moins chauds, plus ou moins secs, plus ou moins sains..., ete... On peut ainsi déterminer les causes qui spécifient chacun de ces vents : l’aquilon est froid et humide parce qu’il part de lieux froids et humides et traverse aussi des lieux semblables que le soleil ne réchauffe pas. De la sorte, il parvient jusqu’à la terre habitée avec sa propriété caractéristique, là où cette propriété n’est pas altérée par le site local : ὃ μὲν βορέας ψυχρὸς πνέειν καὶ ὑγρὸς, ὅτι ὁρμᾶται ἀπὸ τοιουτέων χωρίων, πορεύεται TE διὰ τοιουτέων τόπων, οὕς τινας ὁ ἥλιος οὐκ ἐφέοπει... ὥστε παραγίνεται ἐπὶ τὴν οἰχουμένην, τὴν ξωτοῦ δύναμιν ἔχων, ὅχου μὴ διὰ τὴν θέσιν τῆς γώρης διαφθείρεται...

— 532. Le vent du midi souffle de points semblables à ceux d’où part l’aquilon.… Au début 11 ne diffère guère de laquilon…. Mais il ne garde pas partout ce caractère. En effet, passant par le pays du soleil, son humidité est absorbée par l’astre., et il finit par arriver chaud et sec. C’est donc cette qualité chaude et sèche qu’il manifeste dans les pays les plus

voisins, et précisément en Libye : … Ἐν μὲν οὖν τοῖσιν ἔγγιστα χωρίοισιν ἀνάγχη τοιαύτην δύναμιν ἀποοιδόναι θερμὴν καὶ ξηρὴν, καὶ ποιέει τοῦτο ἐν τῇ Λιδύῃ...

— Id. Les proprietés (qualités) des autres vents dépendent de conditions semblables : Ὡσαύτως de χαὶ τῶν ἄλλων rveuμάτων αἱ δυνάμιες ἔχουσιν,

— 534. Tel est le jugement qu'il faut porter sur la nature et la propriété de chaque vent : Φύσιν μὲν οὖν χαὶ δύναμιν ἑχάστων οὕτω χρὴ γινώσχειν...

— Id. On peut ainsi apprécier les propriétés de chaque aliment et de chaque boisson, soit celles qui découlent de la nature même de ces aliments ou boissons, soit celles qui proviennent de l’art. Ceux qui ont essayé de traiter en général des propriétés des substances douces, ou grasses, ou salées..., ne pensent pas juste. En etfet, les mêmes propriétés n’appartiennent ni à toutes les substances douces, ni à toutes les substances grasses, ni à aucune autre semblable : il y a des substances douces ad relàchent, qui resserrent, qui dessèchent, qui humectent ... : Σιτίων ὃὲ καὶ πομάτων δύναμιν ἑχάστων χαὶ τὴν χατὰ ς φύσ'» χαὶ τὴν διὰ τέχνης ὧδε χρὴ γινώσ: χειν. ‘Oxocot υὲν οὖν χατὰ παντὸς ἐπεχείρησαν εἰπεῖν περὶ τῶν γλυκέων ἢ, λιπαρῶν ἢ, ἁλυχῶν ἢ περὶ ἄλλου τινὸς τῶν τοιούτων τῆς δυνάμιος οὐχ ὀρ ῃῶς γινώσχουσιν * OÙ γὰρ τὴν αὐτὴν δύναμιν ἔχουσιν οὔτε τὰ pure ἀλλήλοισιν οὔτε τὰ λιπαρὰ οὔτε τῶν ἄλλων τῶν τοιούτων οὐδέν * πολλὰ γὰρ τῶν γλυχέων διαχωρέει καὶ ἵστησι καὶ ξηραίνει χαὶ ὑγραίνει.

— 536. Il en est de même des substances échauffantes et du reste; les unes ont une propriété, les autres une autre. Il n’est donc pas possible de dire en général ce qu'il en est; et je les prendrai une par une pour en enseigner la propriété : Ὡσαύτως δὲ χαὶ τῶν θερμαντιχῶν καὶ τῶν ἄλλων ἁπάντων ἄλλην ἄλλα δύναμιν ἔχει. Περὶ μὲν οὖν ἁπάντων; οὐχ οἷόν τε δυιλωθῆνα! ὁκοιῖά τινὰ ἐστι * χαθ᾽ ἕχαστα δὲ ἥντινα δύναμιν ἔχε: διδάξω.

— 536. Pour refroidir et dessécher, on n'a qu’à se servir d'une pâte quelconque faite avec de la farine d'orge : telle est, en eflet, la pr opr iete de cette RÉ Ὁχόσα δὲ der ψῦξαι χαὶ Enp DNVEL: ἀλφιτα διαπούσ ναι ὧδε χρεομένῳ μάζῃ παντο-

= L LA Οοαπει. δύναμιν O€ TE". r μᾶζα τοιήνδε.

Page 1