‹ Étude sur le terme dynamis dans les dialgogues de PlatonChapitre 25 sur 73 · IL. φύσιος παιδίου. 518 (L. VI · texte numérisé non relu

IL. φύσιος παιδίου. 518 (L. VI

Γυναιχείων πρῶτον χαὶ δεύτ. 396 (L. VI).

Προῤῥιητικόν, β..τὸ δεύτ. 14 (L. IX).

Π. Τροφῆς. 102, 13} (L. IX).

118, ξ0 Il. Κρισίμων. 298 (IX):

Puissance : Π. τέχνης. 29 (L. VD.

Influence : Προγνωστιχόν. 83, 4 (K. }). Signification : id. 107, 13

L'ARRUE € 42 PATIO hd LE ANT ἐν

d6 LE TERME δύναμις AVANT PLATON.

cosmologiques des premiers physiciens est particulièrement manifeste, le terme δύναμις désigne la propriété caractéristique des corps, leur côté extérieur et sensible, celui qui permet de les déterminer et de les spécifier. Grâce à la δύναμις, la φύσις mystérieuse, l'eèos substantiel, ou élément primordial, se fait connaître, et se fait connaître par son action. On comprend dès lors comment, surtout dans la suite, on ἃ pu passer du connu à l'inconnu, de l’apparence à la réalité, et combien il a été facile d'établir entre φύσις et δύναμις une équation parfaite. Dire la nature d’un être ou dire sa propriété revient au même, puisque l’une n’est évidente que par l’autre, puisque les deux sont inséparables et qu'un véritable lien causal les unit entre elles. Aussi parfois la nuance de sens est imperceptible entre les deux mots, et la synonymie presque parfaite. Il ne faut pourtant pas oublier la distinction qui les sépare et que les textes laissent généralement entrevoir. Je la résumerai, pour clore cette étude de la littérature médicale, dans une phrase du latrica de Ménon, où elle se trouve très nettement exposée et attribuée à un médecin encore, contemporain et ami de Platon : « Philistion croit que nous sommes un composé de quatre corps, c’est-à-dire d'éléments : le feu, l’air, l’eau, la terre. Chacun ἃ sa propriété (la qualité qui le caractérise et le manifeste) : le feu ἃ la chaleur, l’air ἃ le froid, l’eau a humide, la terre ἃ le sec : Φιλιστίων δ᾽ οἰεται x ὃ΄ ἰδεῶν συνεστάναι ἡμᾶς, τοῦτ᾽ ἔστιν ἐχ δ΄ στοιχείων * πυρός, ἀέρος, ὕδατος. γῆς. εἶναι δὲ καὶ ἑχάστου δυνάμεις, τοῦ μὲν πυρὸς τὸ θερμόν, τοῦ δὲ ἀέρος τὸ ψυχρόν, τοῦ δὲ ὕδατος τὸ ὑγρόν, τῆς ὃξ γῆς τὸ ξηρόν (1).

Les auteurs de ces petits traités étaient sans doute des sophistes, mais aussi des techniciens. Leur vocabulaire, par conséquent, est à la fois plus précis et plus spécial. Pour ce qui concerne le mot δύναμις, nous avons vu que ce vocabulaire n'avait guère influencé le langage courant. Toutefois les sophistes, rhéteurs ou professeurs d'éloquence, ont adapté

(1) J'emprunte ce texte à l'ouvrage de Burner, Early Greek, p. 235, n. 2.

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LA δύναμις CHEZ LES MÉDECINS ET LES SOPHISTES. ΟἹ

cette terminologie, l’ont transposée, acclimatée, et finalement ont facilité son introduction dans la philosophie. Nous ne pouvons terminer ce chapitre sans vérifier cette affirmation chez Gorgias d’abord, mais surtout chez Isocrate.

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