‹ Étude sur le terme dynamis dans les dialgogues de PlatonChapitre 35 sur 73 · DES · texte numérisé non relu

DES

τὴν αὑτοῦ δύναμιν αὐτὸ πρὸς ἑαυτὸ πέφυχεν ἐχεῖν [πλὴν ἐπιστηuns], ἀλλὰ πρὸς ἀλλο,

Ce passage est particulièrement intéressant et permet d’entrevoir déjà les idées de Platon sur la δύναμις. Le terme

désigne, sans aueun doute, les proprietés des choses, la mani-

festation de leur activité propre : la vue, l’ouïe, la chaleur, le

LES TEXTES. JS

mouvement possèdent des δυνάμεις. Il y ἃ en eux un principe d'action qui spécifie leur nature. Et alors la question se pose : faut-il considérer ces entités comme des absolus ayant leur fin en elles-mêmes, ou sont-elles essentiellement relatives? L’ouie entend, mais entend quelque chose, la voix, et c’est là sa δύνα αις. Ne pas rapporter l’oute à un objet externe, c'est prétendre qu'elle se suflit à elle-même, qu'elle trouve en elle sa raison d’être et son but; par conséquent, c’est afirmer que l’ouïe s'entend, qu'elle se confond avec la voix... et nous tombons dans la contradiction. On en dirait autant de la chaleur, du mouvement, de la vue... Mais alors, toutes les δυνάμεις, toutes les propriétés sont-elles essentiellement des êtres relatifs? Platon, semble-t-il, pencherait vers cette solution. Il n’ose pourtant se prononcer catégoriquement et laisse à quelque grand homme le soin de résoudre la dificulté. Nous verrons au chapitre suivant si Aristote ne fut pas ce grand homme.

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