‹ Étude sur le terme dynamis dans les dialgogues de PlatonChapitre 44 sur 73 · CL. δὰ Φ'΄ὰ · texte numérisé non relu

CL. δὰ Φ'΄ὰ

ἔφη * ᾧ γὰρ δοξάζειν δυνάμεθα. οὐκ ἄλλο τι Ἦ δέξα ἐστίν. - 418 À. Le γνωστόν est-il identique au ὀοξαστόν ὑ De notre aveu, cela est impossible. Si par nature, les facultés diverses se rapportent à des objets divers, et si la δόξα et lériotrun, comme nous en avons convenu, sont deux facultés diverses, il s'ensuit que le γνωστόν ne peut se confondre avec le δοξαστόν : ᾿Αδύνατον, ἔφη, ἐκ τῶν ὡμολογημένων ᾿ εἴπερ ἐπ᾿ ἀλλῳ ἀλλη δύναμις πέφυχεν, δυνάμεις ὃὲ ἀμφότεραί ἐστον, δόξα τε χαὶ ἐπιστήμη, ἄλλη ὃὲ ἑκατέρα, ὥς φαμεν, ἐχ τούτων δὴ οὐκ ἐγχωρεῖ γνωστὸν καὶ δοξαστὸν ταὐτὸν εἶνα!. 479 D. Nous avons déjà convenu que tout ce qui nous apparaîtrait ainsi (C'est-à-dire toutes ces ombres qui flottent entre l’être et le néant), nous le dirions objet non de science, mais de la faculté intermédiaire, la δόξα : [loowuoAcynsaue δέ γε, εἴ τι τοιοῦτον φανείη, δοξαστὸν αὐτὸ ἀλλ᾽ οὐ γνωστὸν δεῖν λέγεσθα., τῇ μεταξὺ δυνάμει. τὸ μεταξὺ πλανητὸν ἁλισχόμενον.

— VI. 404 C. Dès l'enfance, le futur chef d'Etat (le philosophe) sera le premier entre tous ses égaux... Lorsqu'il sera parvenu à l’âge mür, ses parents et ses concitoyens utiliseront ses talents, lui confieront leurs intérêts particuliers et ceux de l'Etat. Ils l’aborderont humblement, prévoyant déjà sa puissance future et lui faisant leur cour... : ‘Yroxetsoyrat ἄρα δεόμενοι χαὶ τιμῶντες, προχαταλαμύάνοντες χαὶ προχολαχεύοντες τὴν μέλλουσαν αὐτοῦ δύναμιν.

— 497 B. Aucune des cités actuelles n’est digne d’une nature philosophique... C’est pourquoi cette nature s’altère et se corrompt. Et comme une semence jetée en terre étrangère s’affadit et, vaincue, prend la qualité du sol, la nature philosophique aussi perd sa qualité (sa vertu) propre et change de caractère : ... οὕτω χαὶ τοῦτο τὸ γένος νῦν μὲν οὐχ > ἴσχειν τὴν αὑτοῦ δύναμιν, ἀλλ᾽ εἰς ἀλ)ότριον Ἴθος ἐχπίπτειν.

— 507 C. N’as-tu pas remarqué que le démiurge des sens ἃ fait bien plus de dépense pour la propriété de voir et d’être vu que pour les autres sens? Δρ᾽ οὖν, ἣν δ᾽ ἐγώ, ἐννενόηκας τὸν ÉTUDE, 7

98 LA δύναμις DANS LES DIALOGUES.

τῶν αἰσθήσεων δημιουργὸν Lo πολυτελεστάτην τὴν τοῦ ὁρᾶν τε χαὶ ee OÙ YIULLY ÉONULOUDYNSEY ;

507 E. Ce n’est pas une réalité méprisable que ce lien unissant le sens de la vue et la propriété d’être vu, lien plus précieux que ceux des autres sens, si la lumière n’est pas à dédaigner : Οὐ σμικρᾷ ἄρα ἰδέᾳ ἢ τοῦ ὁρᾶν αἴσθησις χαὶ ἢ τοῦ ὁρᾶσθαι ὃ Aie LS τῶν ἄλλων συζεύξεων τιμι τέρῳ ζυ γῷ ἐζύγησαν, εἴπερ μὴ ἄτιμον τὸ φῶς.

— 508 B. La propriété qu'a l'œil de voir, n’est-ce pas du soleil qu’il lemprunte, comme un écoulement qui vient jusqu’à lui? Οὐχοῦν καὶ τὴν δύναμιν ἣν ἔχε: x τούτου ταμιευομένην ὥσπερ ἐπίρρυτον χέχτηται:

— 508 E. Ce qui donne aux objets des sciences la vérité et au sujet qui connaît la faculté de connaître, c’est l’Idée du Bien : Τοῦτο τοίνυν τὸ τὴν ἀλήθειαν παρέχον τοῖς γιγνωσκομένοις χαὶ τῷ γιγνώσχοντι τὴν δύναμιν ἀποδιδὸν τὴν τοῦ ἀγαθοῦ ἰὄξαν φάθι, εἶναι..

— ὃ09 Β. Tu diras que le soleil donne aux choses visibles non seulement la propriete d’être vues, mais encore la génération, la croissance, la nourriture, sans être lui-même génération : Τὸν ἥλιον τοῖς ὁρωμένοις οὐ μόνον ofuat τὴν τοῦ ὁρᾶσθαι δύναμιν παρέχειν Rue ἀλλὰ καὶ τὴν γένεσιν καὶ αὔξην χαὶ τροφήν, οὐ γένεσιν αὐτὸν ὄντα.

— Id. Les êtres intelligibles ne tiennent pas seulement du Bien leur intelligibilité, mais encore leur être et leur essence, quoique le Bien lui-même ne soit pas une essence, mais au-dessus d’elle en dignité et en puissance : ... οὐχ οὐσίας ὄντος τοῦ ἀγαθοῦ, ἀλλ᾽ ἔτι ἐπέχεινα τῆς οὐσίας πρεσδείᾳ καὶ δυνάμει ὑπερέχοντος.

— ὃ11 Β. Conçois à présent ce que j'entends par la seconde division de l’intelligible : c’est ce que la raison saisit grâce à la faculté de la dialectique : To τοίνυν ἕτερον μάνθανε τ τμῆμα τοῦ νοητοῦ λέγοντά με τοῦτο οὔ αὐτὸς ὃ λόγος ἅπτεται τῇ τοῦ διαλέγεσθαι δυνάμε'...

— VIT 517 B. I] faut faire l'application de cette image (la caverne) à tout ce que nous avons dit : on peut rapprocher

le monde visible de la demeure des prisonniers et assimiler la lumière du feu qui l’éclaire à la propriete du soleil (ou à l’action du soleil) : ... τὴν μὲν δι’ ὄψεως φαινομένην ἕδραν τῇ τοῦ δεσμωτηρίου οἰκήσε. ἀφομοιοῦντα, τὸ ὃξ τοῦ πυρὸς ἐν αὐτῇ φῶς τῇ τοῦ NA!OU δυνάμε'.

— 518 C. Le discours présent nous montre que chacun ἃ dans son àme la faculté d'apprendre avec un organe destiné à cela : Ὁ δέ γε νῦν λόγος, ἣν δ᾽ ἐγώ, σημαίνει ταύτην τὴν ἐνοῦσαν ἑκάστου δύναμιν ἐν τῇ ψυχῇ καὶ τὸ ὄργανον ᾧ χαταμαν- Gave. ἕκαστος...

—+ 518 E. Les autres vertus s’acquièrent par l’exercice…., mais le savoir paraît spécialement propre à un être plus divin qui ne perd Jamais sa faculté : celle-ci devient seulement utile ou inutile. selon la direction qu'on lui donne : ἣ δὲ τοῦ φρονῆσαι παντὸς μᾶλλον θειοτέοου

— ὃ31 D. Il faut imprimer aux àmes des futurs chefs un mouvement qui les élève jusqu’à la vraie lumière de l’être, par cette route qu’on appelle la philosophie. Aussi devonsnous examiner quelle est parmi les sciences celle qui possède une semblable propriété : Oüxcuv der σχοπεῖσθαι τί τῶν μαθημάτων ἔγε: το'αύτην δύναμιν ;

— 532 A. Cette science, toute spirituelle qu’elle soit, peut être représentée par la faculté visuelle qui, nous l'avons montré, s'élève graduellement du spectacle des animaux à celui des astres et enfin à la contemplation du soleil même : .… ὃν χαὶ ὄντα νοητὸν μιμοιτ᾽ ἂν ἣ τῆς ὄψεως δύναμις, ἣν ἐλέγομεν πρὸς αὐτὰ ἤδη τὰ ζῷα ἐπιχειρεῖν ἀποθλέπειν καὶ πρὸς αὐτὰ TA ἄστρα τε χαὶ τελευταῖον δὴ πρὸς αὐτὸν τὸν ἥλιον.

— 532 C. L'étude des sciences dont nous avons parlé a cette propriété d'élever la partie la plus noble de l’âme jusqu’à la contemplation du meilleur des êtres : ... πᾶσα αὕτη ἣ πραγματεία τῶν τεχνῶν ἃς διήλθομεν ταύτην ἔχε. τὴν δύναμιν xai ἐπαγαγωγὴν τοῦ βελτίστου ἐν ψυχῇ πρὸς τὴν τοῦ ἀρίστου ἐν τοῖς οὖσι. θέαν...

— 532 D. Dis-nous quelle est la méthode de la faculté dialectique, en eombien d'espèces elle se divise et quels chemins y conduisent : λέγε οὖν τίς ὃ τρόπος τῆς τοῦ διαλέ-

PMR ON ΤΕ ΤΥ

100 LA δύναμις DANS LES DIALOGUES.

γεσθαι δυνάμεως, xai κατὰ ποῖα δὴ εἰδη διέστηχεν, χαὶ τίνες αὖ 600...

— 533 A. Il s'agit de prouver... que la faculté dialectique peut seule découvrir l’image du Bien à un esprit exercé dans . les sciences que nous venons de décrire : .., Θὐχοῦν χαὶ ὅτι ἢ τοῦ διαλέγεσθαι δύναμις μόνη ἂν φήνειεν ἐμπείρῳ ὄντ' ὧν vuvoN διήλθομεν...

— 537 D. Après avoir remarqué les meilleurs esprits. ceux qui auront montré le plus de constance et de fermeté. lorsqu'ils auront atteint l’âge de trente ans, tu les éléveras à de plus grands honneurs et tu examineras, en mettant à l'épreuve leur faculté dialectique, quels sont ceux qui peuvent, sans s’aider de leurs yeux ou des autres sens, s'élever jusqu’à la connaissance de l'être : ἐκ τῶν προχρίτων ποοχρινάμενον εἰς μείζους τε τιμὰς χαθιστάναι καὶ σχοπεῖν, τῇ τοῦ διαλέγεσθαι δυνάμει. βασανίζοντα τίς ὀμμάτων xa! τῆς ἀλλης αἰσθήσεως

- ᾿ , » , EU \ te | 9) DA , ’ δυνατὸς μεθιέμενος ἐπ᾽ αὐτὸ τὸ ὃν μετ᾽ ἀληθείας lévar.

— VITE. 546 D. S'ils ignorent la vertu du nombre géométrique, les magistrats feront contracter à contre-temps des mariages d'où naïîtront des enfants d’un mauvais naturel. Leurs pères choisiront sans doute les meilleurs d’entre eux pour les remplacer, mais comme ceux-ci seront indignes de la succession, quand ils seront élevés à leurs dignites, ils commenceront par nous négliger... : ... ὧν χαταστήσουσι μὲν τοὺς ἀρίστους οἱ πρότεροι. ὅμως DE ὄντες ἀνάξιοι, εἰς τὰς τῶν πατέρων αὖ δυνάμεις ἐλθόντες, ἡμῶν πρῶτον ἄρξονται ἀμελεῖν φύλακες ὄντες... |

— 567 B. Parmi ceux qui se sont associés à l’usurpation du tyran et qui sont au pouvoir, plusieurs, au moins les plus courageux, ne se plaindront-ils pas au tyran lui-même ou entre eux de ce qui se passe? Oüxouy xx τινας τῶν συγχαταστησάντων χαὶ ἐν δυνάμει ὄντων παρρησιάζεσθα! χαὶ πρὸς αὐτὸν χαὶ πρὸς ἀλλήλους, ἐπιπλήττοντας τοῖς γιγνομένοις, οἵ ἂν τυγχάνωσιν ἀνόριχωώτατο: OVTES ;

— IX. 587 D. L'ombre de plaisir qu'est celui du tyran

Tr πὰς ἢ

peut être exprimé par un nombre plan (1). Par le carré et le cube, on verra aisément quelle distance sépare du vrai plaisir celui du tyran : Κατὰ ὃξ δύναμιν καὶ τρίτην αὔξην δῆλον δὴ ἀπόστασιν ὅσην ἀφεστηχὼς γίγνεται.

— 588 B. On disait que l’injustice était avantageuse au scélérat pourvu qu’il passät pour honnête homme... Discutons à présent ce point puisque nous avons convenu de la propriété respective du juste et de l’injuste dans l’âme : Nov δή, ἔφην, αὐτῷ διαλεγώμεθα, ἐπειδὴ, διωμολονησάμεθα τό τε ἀδικεῖν καὶ τὸ δίκαια πράττειν ἣν ἑκάτερον ἔχει δύναμιν.

— 91 A. Comment done, ὃ Glaucon, et pourquoi dironsnous qu'il est avantageux de commettre l’injustice ou de vivre avec intempérance, où d'agir honteusement, si d’une part on devient ainsi plus méchant, mais si par ailleurs on s’enrichit et on acquiert plus de puissance ? In Ôn οὖν φήσομεν, ὦ Γλαύκων. χαὶ κατὰ τίνα λόγον λυσιτελεῖν ἀδικεῖν, ἢ ἀχκολασταίνειν ἢ τι αἰσγρὸν ποιεῖν. ἐξ ὧν πονηρότερος μὲν ἔσται, πλείω δὲ χρήματα T, ἄλλην τινὰ δύναμιν κεχτήσεται ;

— X. 602 C. On vient de dire que l’imitation est distante de la vérité de trois degrés. Elle est donc inférieure, elle suppose une connaissance superficielle... Mais sur quelle faculté humaine exerce-t-elle sa propriété active (son eflicacité, sa vertu)? L'art du dessin, l’art des charlatans... utilise les illusions des sens... La raison, grâce à la mesure, corrige ces illusions... Or il est impossible que la même faculté de l’âme porte en même temps sur la même chose deux jugements contraires. Done la faculté imitatrice 56 distingue de la raison, elle lui est inférieure : Πρὸς ὃὲξ δὴ ποῖον τι ἐστιν τῶν τοῦ ἀνθρώπου ἔχον τὴν δύναμιν ἣν ἔχει ;

(1) L'ombre du plaisir tyrannique est représentée par un nombre plan, c’est-à-dire par un nombre qui exprime la surface du carré, ou 3 X 3 ou 9. Si on élève ce nombre à sa ὀύναμ'ς. à son carré, on obtient 81. Si on l'élève à la troisième puissance ou au cube, on aura 729, ou 3 X 9 X 97 — 729. Ce dernier nombre est celui précisément qui exprime la distance

séparant le roi du tyran. Cf. Jowerr et Camper, The Republic of Plato, WI p. 433.

108 LA δύναμις DANS LES DIALOGUES.

PHÉDRE — 931 A. Discours de Lysias : ... Ce n’est pas avec

contrainte, mais librement que ceux qui n'aiment pas accordent leurs faveurs suivant leur pouvoir, jugeant ainsi qu'ils servent le mieux leurs intérêts : ... οὐ γὰρ ὑπ᾽ ἀνάγχης ἀλλ᾽ ἑχόντες, ὡς ἂν ἄριστα περὶ τῶν οἰχείων βουλε ὕσαιντο. πρὸς τὴν δύναμιν τὴν αὑτῶν εὖ ποιοῦσιν. ÿ

— 232 D. Les amoureux sont très susceptibles... Aussi interdisent-ils à ceux qu’ils aiment toute liaison avec d’autres personnes ; ils craignent d’être vaincus par les richesses de l’un, par les talents de l’autre. En un mot, 115 se méfient de la supériorité de quiconque possède quelque bien : ... τῶν de ἄλλο τι ΧεχτῊ μένων ἀγαθὸν τὴν δύναμιν ἑχάστου € cu} ἀττονται.

-- 997: C. Premier discours de Socrate : … Quand délibère sur quelque matière, il faut d’abord. connaitre l’objet de sa délibération. Donc puisque il est question entre nous de savoir si l’on doit lier amitié plutôt avec celui qui aime qu'avec celui qui n’aime pas, définissons premièrement ce qu'est l’amour et quelle est son äction (ce qu'il produit). Ensuite nous reportant à ces principes. examinons s’il est utile ou nuisible : ... περὶ ἔρωτος οἷόν τ΄ ἔστι χἀὶ ἣν ἔγει. δύναμιν. ὁμολογίᾳ θέμενοι ὅρον... :

Sans doute la δύναμις désignerait presque ici la nature de l’amour. Pourtant le contexte permet d'établir une nuance entre les deux idées d'essence et d'expression de cette essence. En effet, on recherche ce qu'est l'amour (οἷόν τ᾽ ἔστι), sa nature, et on le définit un désir. Or tout désir n'est pas amour : celui que la raison inspire s'appelle plutôt σωφροσύνη). Le désir-amour se manifeste par son action spéciale, sa δύναμις qui est un élan instinctif, irrésistible vers le plaisir. (C£. 237, D. E. 238, A. B. C.)

— 246 A. Deuxième discours de Socrate : Pour faire connaitre la nature de l'âme... nous l’assimilerons aux forces réunies d’un attelage ailé et d’un cocher : ... ἐοιχκέτω δὴ

He

συμούτῳ δυνάμει: ὑποπτέρου ζεύγους TE καὶ ἡνιόχου...

— 946 C. L’âme parfaite et ailée voyage à travers les airs et gouverne le monde. Mais quand elle ἃ perdu ses ailes, elle " est emportée dans les espaces jusqu’à ce qu’elle s'attache à fe quelque chose de solide où elle habite, et prend ainsi un [Re corps terrestre. Ce corps semble se mouvoir lui-même à cause de la propriété motrice de l’âme : ... ἢ de πτερορρυήσασα

— 346 D. La propriété de l'aile est de porter ce qui est pesant vers les régions supérieures où habite la race des dieux : Πέφυχεν ἣ πτεροῦ δύναμις τὸ ἐμοριθὲς à ἄγειν ἄνω μετεω pt- # ζουσα ἧ τὸ τῶν θεῶν γένος οἰχεῖ...

— 258 C. Quand un orateur ou un roi revêtu de la puissance d’un Lycurgue, d’un Solon, d’un Darius, est capable de devenir dans la ville un logographe immortel, ne se eroit-il pa égal aux dieux durant sa vie? ... ὅταν τεῦς τς. δήτωρ ἢ βασιλεύς. ὥστε λαθὼν τὴν Λυχούργου n Σόλωνος ἢ Δαρείου

| δύναμιν ἀθάνατος γενέσθαι λογογρᾶφος ἐν πόλει, 49° οὐκ lodbis ον “ἡγεῖται αὐτὸς τε αὑτόν ἔτι ζῶν..

: — 265 D. Socrate vient d'appliquer les méthodes d’analyse et de synthése à la notion d'amour. Il voudrait en établir à présent la théorie générale : ces deux procédés que le hasard nous ἃ suggérés sans doute, si on pouvait en déterminer techniquement le caractère spécifique (la nature), on ne ferait pas œuvre inutile : ... τούτων δέ τινων Ex τύχης ῥηθέντων δυοῖν εἰδοῖν, εἰ αὐτοῖν τὴν δύναμιν τέχνῃ λαύεῖν δύναιτό τις, οὐχ ἄχαρι.

— 268 A. Tachons de voir au grand Jour quelle est la puissance de la rhétorique, et où surtout elle se manifeste. — C’est un art tout puissant, ὃ Socrate, du moins dans les assemblées populaires : ... ταῦτα 0e ὑπ᾽ αὐγὰς μᾶλλον ἴόθωμεν, τίνα χαὶ πότ᾽ ἔχει τὴν τῆς τέχνης δύναμιν. — Καὶ μάλα ἐρρωμένην, ὦ Σώχρατες, ἔν γε δὴ πλήθους συνόδοις.

— 270 D. Il faut, suivant Hippocrate, connaître la nature universelle pour pouvoir se rendre compte non seulement de la nature de l'âme, mais de celle du corps... Examine donc ce

que disent sur la nature Hippoerate et la droite raison...

104 LA 9JY2u:S DANS LES DIALOGUES.

D'abord nous examinerons si l'objet que nous voulons étudier est simple on composé ; ensuite, s’il est simple, quelles sont ses propriétés, comment et sur quoi il agit naturellement, comment et par quoi il peut être affecté : … ἔπειτα δέ, ἂν μὲν ἁπλοῦν ἧ. σκοπεῖν τὴν δύναμιν αὐτοῦ, τίνα πρὸς τί πέφυχεν εἰς τὸ ὅοῶν ἔχον ἢ τίνα εἰς τὸ παῆεῖν ὑπὸ του... ' — 271 C. Puisque le propre du discours est de conduire les àmes. il est nécessaire que l'orateur sache combien il y ἃ d'espèces d’àmes : Ἐπειδὴ, λόγου δύναμις τυγχάνει ψυχαγωγία οὔτα. τὸν μέλλοντα ἑντοοιχὸν ἔσεσθαι ἐνάγχη, εἰδέναι ψυχὴ GG EST, DE --

ὅπτ, ξκάπτῳ οὐναμις : autant que possible 2535 B = εἰς nuetésay δύναμιν : autant que nous avons pu 257 A ἐς δύναμιν 23E

THEETETE

— 147 D. — 148 D. Théétète explique comment. stimule par les découvertes de Théodore, il chercha à embrasser la totalité des racines carrées sous les deux concepts généraux de rationnelles et irrationnelles : Pour l'étude des racines des. nombres, comme celles de trois ou de cinq. Théodore nous « avait fait des figures, montrant qu’elles n’ont pas de commune mesure avec celle de un. et ainsi il prit chaque racine jusqu'à celle de dix-sept. Là il s'arrêta. Il nous vint à l'esprit d'en faire autant, puisque les racines semblaient infinies en. nombre, et d’essaver de les comprendre toutes sons un mème nom. Nous avons divisé tous les nombres en deux elasses ©: ceux qui résultent de la multiplication de deux nombres. égaux. nous comparions leur figure à un carré et nous Î:s appelions carrés ou équilatéraux. — Pour les nombres inter- Ἵ médiaires, comme trois, cinq et ceux qui ne sont pas ἰδὲ. produit de deux facteurs égaux... nous les représentions par” la figure d'un rectangle... Toutes les lignes qui carrent un nombre équilatéral ou un nombre plan. nous les définissions comme des longueurs: celles qui mesurent le nombre

hétéromèque, comme des racines, parce que leurs ἢ ἌΚΟΣ n’ont aucune mesure commune avec les premières, mais seulement leurs carrés. Cependant, Socrate, je ne pourrai sans doute pas répondre à ta question sur la seience, comme sur la longueur et la racine... — Courage donc... essaie, en prenant pour exemple tes recherches sur les rarines, et comme tu les as toutes comprises sous une forme générale, embrasse de même toutes les sciences sous une seule définition... :

πέρι χαὶ πεντέποδος [ἀποφαίνων] ὅτι μήχει οὐ σύμμετρο. τῇ νἕ 4 Η ᾽ r ΄ , r - ᾿ποῦδιαΐία. χαὶ οὕτω χατὰ μίαν τῳ ARR μέχρι τῆς

Porter lt ous! μῆκος ὡρ'σαμεῆα, ὅσα! ἊΣ τὸν ἑτεοομήχη,. δυνάμεις, ὡς LIKE! μὲν οὐ συμμέτρους ἐχείναις, τοῖς ὃ ἃ δύναντα:... Καὶ μήν, ὦ Σώχρατες, ὅ ve ἐρωτᾶς περὶ ἐπιστήμης οὐχ ἂν δυναίμην ἀποχρίνασθα: ὥσπ περ πεοὶ δυνάμεως... Ἴθι. δή — χαλῶς γὰρ 207 ὑφηγήσω -- πειρῶ μιμούμενος τὴν περὶ τῶν δυνάμεων ἀπόχοισιν, ὥσπερ ταύτας πολλὰς οὖσας ἑνὶ εἴδει πεοιέλαύες, οὕτω. καὶ τὰς πολλὰς ἐπιστήμας vi λόγῳ προσειπεῖν (1).

Le terme δύναμις désigne dans ce texte la racine carrée et non plus le carré, suivant l’usage qui paraît le plus ordinaire. Le sens classique de racine est plutôt réservé au mot δυναμένη. Il est possible qu'au temps de Platon la termi-

nologie mathématique ne fût pas définitivement fixée et

(1) Déjà Pythagore avait montré que le rapport de la diagonale d’un carré à son côté ne peut être énoncé par le rapport de deux nombres, ou que 1” 2, géométriquement figurée comme diagonale du carré, est incommensurable. C'est peut-être pourquoi Théodore de Cyrène, admettant cela comme démontré, a fait porter ses recherches sur d'autres racines comme j/3, v’5, 6 … Le mérite de Théétète semble avoir été de généraliser la question et de poser en principe l'incommensurabilité des racines de tout nombre hétéromèque, c’est-à-dire des non-carrés parfaits ou des nombres constitués par des produits de facteurs inégaux. Cf. Tanneny. La Geometrie grecque, Paris 1887, pp. 87, 88, 103.

106 LA δύναμις DANS LES DIALOGUES.

restàt encore un peu flottante. Toutefois, Tanrery proposerait de substituer dans tout ce passage δυναμένη à δύναμις, Car,

dit-il, « si la langue technique a subi dans le cours des temps plusieurs modifications, celles-ci ont été, en somme, passablement restreintes et l'emploi, à la même époque, du même terme ‘ans deux acceptions différentes, constitue une singulière anomalie dont, en dehors du Théétèle, on ne pourrait citer aueun exemple(1) ».

— 156 A. Théorie du mouvement selon les χομψότεροι : Le principe d'où découle pour eux ce que nous venons d'exposer est le suivant : tout est mouvement, et en dehors de lui, il n°y a rien. Or il existe deux formes de mouvement : chacun de ces mouvements est infiniment varié : la propriété de l’un des deux est d'agir; celle de l’autre, de subir. De la combinaison, de la rencontre de ces deux mouvements naissent des effets innombrables, rangés sous deux catégories : le sensible et la sensation : ... τὸ πᾶν χίνησις ἦν χαὶ ἄλλο παρὰ τοῦτο οὐδέν, τῆς

LAS \ ἀ

dE χινήσεως δύο eton, Are! μὲν ἀπειρον ἑχάτ ερον, δύναμιν ὃξ τὸ μὲν ποιεῖν ἔχον, τὸ δὲ πάσχειν.

— 158 E. Voici les arguments de ceux qui prétendent que les choses sont toujours réellement telles qu’elles paraissent à chacun... « O Théétète, diraient-ils, est-ce possible qu'une chose totalement différente d’une autre ait la même propriété? Et il ne s’agit pas d’une chose qui soit en partie semblable, en partie dissemblable, mais complètement dissemblable. » Il est impossible dans ce cas qu’elle ait rien de commun avec . autre, ni propriélé, ni quoi que ce soit : .…"Q Θεαίτητε, ὃ ἂν

εροὸν ἡ παντάπασιν, μὴ τῇ τινα ΠΕΡ τὴν αὐτὴν ἕξει τῷ Lie χαὶ μὴ ἘΣ ας τῇ μὲν ταὐτὸν εἶνα! ὃ ὃ ἐρωτῶμεν τῇ de ἕτερον, ἀλλ᾽ ὅλως ἕτερον, »"᾿Αδύνατον τοίνυν ταὐτόν τι ἔχειν Ἦ ἐν δυνάμει n ἐν ἄλλῳ ὁτῳοῦν, ὅταν ἡ χομιδῃ ἕτερον.

Cette propriété spéciale, explique le contexte, cette δύναμες qui se trouve dans tous les êtres, se modifiant avec eux et caractérisant même ces modifications, n'est autre chose que la puissance d'action et de réaction manifestant leur nature.

1) P. Taxxery. Mémoires scientifiques, IL. Sur la langue mathématique

de Platon, p. 92 sqq.

Socrate bien portant et Socrate malade, d’après la théorie de Protagoras, sont deux êtres distincts ; leur δύναμις sera donc aussi. par le fait, distincte. Quand Socrate en état de santé boit du vin, ce vin lui paraît agréable et doux ; mais si Socrate se trouve en état de maladie. ce vin paraïtra amer : la δύναμις πάσχειν de Socrate diffère dans les deux cas, parce que, tou- Jours suivant Protagoras, la nature même de Socrate est dissemblable. Et par ailleurs, étant donnée la relation entre l’agent et le patient (157 A), la δύναμις ποιεῖν du vin se modifiera également. parce que avec l’état de Socrate, la nature du vin sera aussi modifiée (159).

— 184 Κ. L’œil, l’oreille... ne sont que des organes. des instruments, et non le principe qui fait voir ou entendre. Le principe, c’est l’âme... Ne voudras-tu pas avouer que ce que tu sens au moyen d’une faculté, tu ne peux le sentir au moyen d’une autre? Par exemple, ce que tu éprouves, grâce à la vue, tu ne l’éprouves pas au moyen de l’ouie... : "H'xaœ ἐθελήσεις ὁμολογεῖν à δ'᾽ ἑτέρας δυνάμεως αἰσθάνῃ, ἀδύνατον εἶναι δι᾽ ἄλλης

— 185 C. Chaque sens perçoit son objet. Si tu as des idées sur les objets de ces deux sens, ce ne peut être ni de l’un ni de l’autre organe que te viennent ces idées. A l’égard du son et de la couleur, tu penses d’abord que tous deux existent... qu'ils différent l’un de l’autre et sont identiques à eux-mêmes... que pris conjointement, ils sont deux et que chacun pris à part est un... tu peux examiner s'ils se ressemblent ou non. Or tout cela, par quel sens le conçois-tu ? Ce n’est certes ni par l’ouie, ni par la vue... De même, si on examinait s'ils sont salés l’un et l’autre ou non, ni la vue, ni l’ouïe ne nous le dirait... Non, mais la faculté dont la langue est l'organe. — Parfait. Quelle est donc la faculté qui te montre les qualités communes de tous ces objets et ce que tu appelles en eux éfre et n’étre pas : … εἰ γὰρ δυνατὸν εἴη ἀμφοτέρω σχέψασθαι 49’ ἐστὸν ἁλμυρὼ ἢ où, οἶσθ᾽ ὅτι ἕ

χαὶ τοῦτο οὔτε ὄψις οὔτε dxon φαίνεται, ἀλλά τι ἀλλο. — Τί ὃ

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» de (1 Ἂν - \ .΄' χὰ = — “ e ου μέλλει, Ἢ γε οἰὰ τῆς γλώττης ὀυναμις; --- Λαλὼς λέγεις. ἡ ὃξ Sn 3 \ =

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108 LA δύναμις DANS LES DIALOGUES.

δηλοῖ σοι, ᾧ τὸ « ἔστιν » ete 7 1 « οὐκ ἔστι...» — 185 E. Théétète avoue que les objets tels que l’être, la ressemblance ou la dissimilitude, le même et l’autre... ne peuvent être saisis par d’autre faculté que l’âme... Tu es beau, Théétète, reprend Socrate, et non pas Jaid, comme disait Théodore, car celui qui parle bien est beau et bon. En outre tu m'as rendu service en me libérant d'un long discours, s’il te semble que l’âme examine par elle-même certains objets, et d’autres, au moyen des ἢ δε pe du corps : ..- πρὸς ι

φαίνεταί σοι τὰ μὲν αὐτὴ CL αὑτῆς ἣ buy érioxonelv, τὰ QE διὰ τῶν τοῦ σώματος ὀυνάμεων.

— 197 C. Certains disent que la science est une ἕξις. Nous changeons un peu cette définition et nous disons que c’est une χτῆσις. En effet, posséder n’est pas la même chose qu'avoir. Celui qui ayant acheté un habit ne le porte pas, le possède, mais ne l’a pas. Est-il donc possible de posséder ainsi la science sans l'avoir, à la manière de celui qui a chassé des oiseaux sauvages, des colombes ou quelque autre espèce semblable, et les nourrit dans un pigeonnier? Ne dirons-nous pas d’une certaine facon qu'il les a, parce qu'il les possède? — Par ailleurs, il n’en ἃ aucun, mais comme il les tient enfermés dans une enceinte dont il est maître, il a le pouvoir de prendre et d’avoir celui qu'il voudra toutes les fois

qu'il le jugera à propos, et ensuite de le lâcher : .. ὥσπερ et

τις ὄρνιθας ἀγοίας, περιστερὰς ἢ τι ἀλλο, θηρεύσας οἴκο!, χατασχευχσάμενος περιστερεῶνα τρέφοι, τούπον. μὲν reel ἂν ποὺ τινα φαῖμεν αὐτὸν αὐτὰς ἀεὶ ἔχειν, ὅτι ÔT, χέχτηται. ἢ γάρ; -- Na. —

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Va, Sr VX FLN " ᾿ , - A Τρόπον δέ γ᾽ ἄλλον οὐδεμίαν ἔχειν, ἀλλὰ δύναμιν μὲν αὐτῷ περὶ

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αὐτὰς παραγεγονένα', ἐπειδὴ ἐν οἰχείω nb ὑποχειρίους

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