‹ Étude sur le terme dynamis dans les dialgogues de PlatonChapitre 45 sur 73 · PARMÉNIDE · texte numérisé non relu

PARMÉNIDE

— 133 D. E. Objection de Parménide contre la théorie des Jdées : il n’y ἃ aucun rapport entre les Idées et nous; elles sont done inconnaissables... Aucune des essences existant en elles-mêmes, αὐτήν τινα χαθ᾽ αὑτὴν ἑχάστου οὐσίαν, n’existe en nous... Les Idées, relatives entre elles, ont aussi leur essence mutuellement relative, αὐτοὶ πρὸς αὑτὰς τὴν οὐσίαν ἔχουσιν, mais non relative aux ressemblances qui se trouvent en nous, ressemblances dues à la participation de ces Idées et qui nous permettent d'en affirmer l'existence, ὧν ἡμεῖς μετέχοντες εἶναι ἕχαστα ἐπονομαζόμεθα. Ces participations sont relatives entre elles, non aux Idées en soi. Par exemple, si quelqu'un est esclave ou maître, ce n’est pas du maître en soi qu'il est esclave ou de l’esclave en soi qu'il est maître, mais ces rapports existent entre deux hommes. Le despotisme est despotisme relativement à la servitude et la servitude, servitude, relativement au despotisme. Mais le despotisme ou la servitude qui sont en nous n’ont pourtant pas leur essence relative à celle du despotisme ou de la servitude en soi : ces Idées sont relatives entre elles, et de mème leurs imitations le sont entre elles... : αὐτὴ ὃὲ δεσποτεία αὐτῆς δουλείας ἐστὶν ὅ ἐστι, χαὶ δουλεία ὡσαύτως αὐτὴ δουλεία αὐτῆς δεσποτείας ἀλλ᾽ οὐ τὰ ἐν ἡμῖν πρὸς ἐχεῖνο. τὴν δύναμιν Eye οὐδὲ ἐχεῖνα πρὸς ἡμᾶς, ἀλλ᾽. ὃ λέγω. αὐτὰ αὑτῶν χαὶ πρὸς αὑτὰ ἐκεῖνά τέ ἐστι χαὶ τὰ παρ᾽ ἡμῖν ὡσαύτως πρὸς αὑτά... |

Parménide, après avoir posé en principe que les Idées n’ont de relations qu'avec des Idées et les choses sensibles avec des choses sensibles, explique la théorie abstraite par l'exemple de la δεσποτεία et de la δουλεία en soi, comparées à leurs réalisations dans le monde des apparences. Au terme οὐσία qui dans l’énoncé du principe représente la nature, l'essence même des Idées, αὐταὶ πρὸς αὑτὰς τὴν οὐσίαν ἔχουσιν, répond dans 1 ΘΧΘΙΏΡΙ6 le terme δύναμις qui représente à son tour la nature, l'essence des êtres contingents, οὐ τὰ ἐν Ἡμῖν πρὸς ἐχεῖνα τὴν δύναμιν ἔχει...

110 LA δύναμις DANS LES DIALOGUES.

— 134 D. Dieu qui est la science même ne pourra connaître ce qui nous concerne... Car nous avons convenu que ni l'essence des Idées n’est relative à celle des choses, ni celle des choses aux Idées, mais les Idées ne peuvent être en relation qu'avec des Idées, les êtres sensibles avec des êtres sensibles : Ὅτι, ἔφη à Παρμενίδης, ὡμολόγητα. ἡμῖν, © Σώχρατες, μήτε ἐχεῖνα τὰ εἴδη πρὸς τὰ παρ᾽ ἡμῖν τὴν δύναμιν ἔχειν ἣν ἔχει, μήτε τὰ παρ᾽ ἡμῖν πρὸς ἐκεῖνα, ἀλλ᾽ αὐτὰ πρὸς αὑτὰ ἑκάτερα.

— 135 Β. C. Si on supprime pourtant les Idées... si on cesse d’assigner à chacun des êtres une Idée déterminée... on ne saura où tourner sa pensée. et c’en est fait de la faculté dialectique : ... καὶ οὕτως τὴν τοῦ διαλέγεσθαι δύναμιν παντάπασι διατθερεῖ...

— 150 C. D. La grandeur en soi ne peut être plus grande que par rapport à la petitesse en soi, et la petitesse ne peut être plus petite que par rapport à la grandeur en 50]... Done les choses ne sont ni plus grandes ni plus petites que l'Un, puisqu'elles n’ont ni grandeur ni petitesse ; la propriété de la grandeur et de la petitesse elles-mêmes n’est pas de surpasser ou d’être surpassées dans leur rapport à l’Un, mais seulement dans leurs rapports réciproques : ... οὔτε αὐτὼ τούτω πρὸς τὸ ἕν ἔχετον τὴν δύναμιν τὴν τοῦ ὑπερέχειν καὶ ὑπερέχεσθαι, ἀλλὰ πρὸς ἀλλήλω...

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