‹ Étude sur le terme dynamis dans les dialgogues de PlatonChapitre 46 sur 73 · SOPHISTE · texte numérisé non relu

SOPHISTE

— 219 A. Le pècheur à la ligne est-il un artiste ou un homme sans art, mais doué de quelque autre aptitude? πότερον ὡς τεχνίτην αὐτὸν ἢ τινα ἄτεχνον, ἄλλην dE δύναμιν ἔχοντα θήσομεν ;

- 219 B. Celui qui amène le non-être ἃ l’existence, fait, produit, τὸν μὲν ἀγοντα ποιεῖν ; ce qui existe ainsi est fait, est produit, τὸ de ἀγόμενον ποιεῖσθαι... Or tout ce dont nous avons parlé (agriculture, soins du corps, art de l’imitation…) se distingue par cette propriété. Nous pouvons donc réunir sous le nom de ποιητική cet ensemble d'arts : ... Ta δέ γε

SA ME "= ! [4 T » - L « - YUYON € > ὀνιήλθομεν ATAVTA εἰχὲν εἰς TOUTO τὴν αὑτῶν

La δύναμις de ces différents arts, c’est done la propriete qui les sépare des arts d’une autre espèce et qui consiste dans le pouvoir de production.

— 997 B. Il faut réunir sous un nom commun les différentes espèces de purifications.. On distingue les purifications des êtres vivants qui se font, soit à l’intérieur du corps, grâce à la gymnastique ou à la médecine, soit à l'extérieur, au moyen des bains, et les purifications des corps inanimés qui relèvent de l’art du foulon, de l’art d’orner et d’embellir en général... Notre méthode ne fait pas moins de cas de la purification au moyen d’éponges que de la purification par la médecine... Et maintenant, comme tu disais, peu importe si le nom que nous donnerons à toutes ces opérations (actions) dont l’objet est de purifier les corps animés ou inanimés, parait noble ou non : ... χαὶ δὴ χαὶ νῦν,

— EE ARLES USE 28 ἧς ΟΣ né

Ve k Le

ὅπερ ἤρου, τί προσεροῦμεν ὄνομα συμπάσας ὀυνάμεις ὅσαι σῶμα εἴτε ἔμψυχον etre ἄψυχον εἰλήχασ' χαβαίρειν, οὐδὲν αὐτῇ διοίσει ποῖον T1 λεχθὲν εὐπρεπέστατον etvar δόξει...

— 232 E. On vient de dire que le sophiste est un disputeur, un professeur de contradiction. et l’étranger définit en une formule son talent : « L’art de la dispute, ne te paraît-il pas se résumer dans un certain pouvoir de mettre tout en diseussion ? » ... ἀτὰρ δὴ τὸ τῆς ἀντιλογικῆς τέχνης ἀρ’ οὐχ ἐν χεφαλαίῳ περὶ πάντων πρὸς ἀμφισθήτησιν ἱκανή τις δύναμις ἔοιχ᾽ εἶναι;

— 233 A. Mais il est impossible de tout savoir. Comment done un ignorant pourrait-il parler raisonnablement en contredisant celui qui sait? — Il n’y ἃ pas moyen. — Qu’a donc de merveilleux cet art de la sophistique? .. Ti ποτ᾽ οὖν ἂν εἴη τὸ τῆς σοφιστικῆς δυνάμεως θαῦμα;

— 236 B. S'adressant à des personnes qui se trouvent à une certaine distance de la vérité des choses, le sophiste est capable de donner à ses arguments une apparence de sagesse (234 C.). Ce qui parait ressembler au beau, parce que l’on contemple non une dérivation du beau lui-même (1), (mais à

(1) Je suis dans son ensemble l'interprétation de Campbell. Je crois aussi que dans l'expression διὰ τὴν οὐχ ἐχ καλοῦ θέαν. il fout maintenir la négation οὐχ (contre Schleiermacher, Heindorf). Toutefois, la préposition ἐχ n’exprime-t-elle ici que le point de vue ? N'indique-t-elle pas aussi

112 LA δύναμις DANS LES DIALOGUES.

cause de la position défavorable du spectateur), et qui perd toute ressemblance avec l'objet dont on le croit l’image, quand on ἃ le pouvoir de le considérer plus attentivement, comment l’appellerons-nous? Puisqu’il me paraît ressembler, sans ressembler réellement, n'est-ce pas un fantôme? . τὸ

φαινόμενον μὲν OX τὴν οὐκ ἐχ χχλοῦ θέαν ἐοιχένα. τῷ χαλῷ,

δύναμιν dE εἰ τις λάύοι τὰ τηλιχαῦτα ἱχανῶς ὁρᾶν. τ δ᾽ εἰχὸς © φησιν ἐοιχέναι, τί καλοῦμεν; do’ οὐχ ἐπείπερ ἔοικε DE OÙ, φάντασμα:

— 241 D. E. Définition de l’étre contre les materialistes. — S'ils veulent avouer qu'il existe quelque être incorporel, si petit soit-1l, il suffit. Ils devront définir ce qui se trouve à la fois et naturellement dans les êtres incorporels et dans ceux qui ont un corps et qui manifeste l’existence des uns et des autres... Je dis que tout ce qui possède une propriété capable d'exercer conformément à sa nature une action quelconque ou d’en subir une, serait-ce la plus petite et de l’objet le plus méprisable, serait-ce une seule fois, cela est véritablement. Je pose donc en définition que les êtres ne sont pas autre chose qu’une propriété : Λέγω On τὸ καὶ ὁποιανοῦν |riva| χεχτῆμένον δύναμιν εἰτ᾽ εἰς τὸ ποιεῖν ἕτεοον ὁτιοῦν πεφυχὸς EtT εἰς τὸ παθεῖν καὶ σμικρότατον ὑπὸ τοῦ φαυλοτάτου, χἂν εἰ μόνον εἰς ἅπαξ, πᾶν τοῦτο ὄντως εἶναι : τίθεμαι γὰρ ὅρον [ὁρίζειν] τὰ ὄντα ὡς ἔστιν οὐχ ἄλλο τι πλὴν δύναμις.

— 248 Β. C. On s'adresse à present aux amis des Idées. Pour eux, c’est par le corps, au moyen des sens que nous communiquons avec la génération ; c’est par l'âme, au moyen de la raison que nous participons à l'être réel. — Or qu'appelez-vous χοινωνεῖν dans les deux cas? N'est-ce pas ce que nous disions tout à l’heure?... Une passion ou une action qui provient d’une propriété quelconque de la part d'objets en rapports mutuels... Mais les amis des Idées ne nous accordent | pas la définition donnée aux fils de la terre... Nous avions

la provenance ? On se trompe, si on prend le φάντασμα pour une image du beau. En effet, celui qui contemple ce φαινόμενον ne contemple pas un élre qui participe à l'idée de beaute, mais il est mal situé pour juger. Cf. CameBELL. Sophistes and Politicus of Plato, p.78, n. 15.

déterminé les êtres par la propriété d’agir ou de subir, si peu que ce soit... A cela, ils répondent que la génération, sans doute, participe à cette propriété d'agir et de subir, mais la nature d'aucune des deux ne convient à l'être : .. To de δὴ χοινωνεῖν... τί τοῦθ᾽ ὑμᾶς ἐπ’ ἀμφοῖν λέγειν φῶμεν; ... To ποῖον ; = Πάθημα ἢ ποίημα ἐκ δυνάμεώς τίνος ἀπὸ τῶν πρὸς ἄλληλα συνιόντων γιγνόμενον... Οὐ συγχωροῦσιν Auiy τὸ νυνδὴ δηθὲν πρὸς τοὺς γηγενεῖς οὐσίας πέρι. --- Τὸ ποῖον; — ‘Txavov ἔθεμεν ὅρον που τῶν ὄντων, ὅταν τῳ παρῇ ἣ τοῦ πάσχειν ñ δρᾶν καὶ πρὸς τὸ σμιχρότατον δύνααις: -- Ναί. — Πρὸς δὴ ταῦτα τόδε λέγουσιν, ὅτι γενέσει μὲν μέτεστι τοῦ πάσχειν χαὶ ποιεῖν δυνάμεως, πρὸς δὲ οὐσίαν τούτων οὐδετέρου τὴν δύναμιν ἁρμόττειν φασίν.

Dans ce texte, le terme δύναμις est pris dans un double sens : 1) il désigne d’abord la source du πάθημα et du ποίημα, et tout ce qui possède cette faculté est rangé dans la catégorie des êtres ; — 2) il s'applique dans la dernière phrase au πάσχειν et au ποιεῖν eux-mêmes, indiquant plutôt leur essence, leur nature : la nature d'aucun de ces deux termes ne convient à οὐσία.

— 251 E. Contre tous les adversaires de l'être : Supposons, si tu veux, qu'ils déclarent d’abord que rien n’a le pouvoir d'entrer en communication avec autre chose. Le mouvement et le repos participeront-ils en quelque manière à l'essence? — Nullement : Kai τιθῶμέν γε αὐτοὺς λέγειν, εἰ βούλει, πρῶτον μηδενὶ μηδὲν μηδεμίαν δύναμιν ἔχειν χοινωνίας εἰς μηδέν. οὐκοῦν κίνησίς τε χαὶ στάσις οὐδαμῇ μεθέξετον οὐσίας: — OÙ γὰρ οὖν.

— 9592 ἢ. Qu'arrivera-t-il si nous laissons à toutes choses le pouvoir de communiquer entre elles? Τί δ᾽, ἂν πάντα ἀλλήλοις ἐῶμεν δύναμιν ἔχειν ἐπιχοινωνίας ;

Le pouvoir de χοινωνία que possèdent les êtres est exprimé dans le dialogue par les dérivés de δύναμις : v. g. 253 A. δυνατὰ χοινωνεῖν, 253 C. συμμείγνυσθαι δυνατά, 253 D. ἣ τε χοινωνεῖν ἕχαστα δύναται...

— 254 C. On ἃ admis la diversité de χοινωνία des différents genres. Continuons done notre discussion. Nous n’examinerons pas toutes les Idées pour ne pas être troublés ETUDE. 8

os

LP Rd 'E 1:10 à | 1]

LA δύναμις DANS LES DIALOGUES.

par leur multitude, mais nous choisirons les principales et nous nous demanderons à propos de chacune ce qu’elle est en elle-même et jusqu’à quel point elle ἃ le pouvoir de communiquer avec les autres : ... ἀλλὰ προελόμενο! τῶν μεγίστων λεγομένων ἅττα, πρῶτον μὲν ποῖα ἕκαστά ἐστιν, ἔπειτα χοινωνίας ἀλλήλων πῶς ἔχε: δυνάμεως...

— 265 B. La ποιητική, si nous nous rappelons ce que nous avons établi au début, c’est la propriété productive qui cause l’existence de ce qui n'était pas d’abord : Ποιητικήν, εἴπερ μεμνήμεθα τὰ χατ᾽ ἀρχὰς λεχθέντα. πᾶσαν ἔφαμεν elvar δύναμιν

17 “ , , - , τ “ , ἥτις ἂν αἰτία γνηται τοῖς UN] πρότερον οὔσιν ὕστερον γίγνεσβαι..

ets δύναμιν 944 Β.

Page 1