‹ Étude sur le terme dynamis dans les dialgogues de PlatonChapitre 65 sur 73 · RAPPORTS ENTRE LA δύγαμες PLATONICIENNE, ETC · texte numérisé non relu

RAPPORTS ENTRE LA δύγαμες PLATONICIENNE, ETC

PE etil His sur ce fait que tonte δύναμις suppose un terme distinct d'elle-même auquel elle se rapporte : Ἢ μὲν... ἄρ᾽ | 7 βεΐαδόλη ἧς N χινήσεως λέγεται δύναμις ἐν ἑτέρῳ ἢ ἕτερον, ἣ δ᾽ ὑφ᾽ Er pou ἢ ἕτερον... (1). Cette formule revient constamment ὯΝ 1 chapitres de la Métaphysique que nous analysons. Bien plus, au chap. XV du livre V, on range expressément la δύναμις dans la catégorie des relatifs. Reprenant les exemples mêmes choisis par Platon et qui, du reste, ont déjà servi dans les Κατηγορίαι à déterminer ce qu’on entend par relation (2), Aristote explique que relatif se dit du double et de la moitié, du triple et du tiers, et, d’une façon générale, du multiple et du multiplié, de ce qui surpasse et de ce qui est surpassé. « Sont encore relatifs, continue-t-il, le corps qui échauffe et le corps échaufté, le corps qui coupe et le corps qui est coupé, bref, ce qui agit et ce qui subit » : τὰ δ᾽ ὡς τὸ θερμαντικὸν πρὸς τὸ θερμαντὸν καὶ τὸ τμητικὸν πρὸς τὸ τιμητόν, χαὶ ὅλως τὸ ποιητικὸν πρὸς τὸ παθητικόν... (3). Et plus loin « Tout ce qui agit et tout ce qui subit, voilà encore des relatifs qui se rapportent à la propriété de faire et de souffrir et ἃ toutes les manifestations de ces propriétés » : Τὰ ὃὲ πονιητιχὰ καὶ παθητικὰ χατὰ δύναμιν ποιητικὴν καὶ παθητικὴν χαὶ ἐνεργείας τὰς τῶν δυνάμεων... (4). Vers la fin du chapitre, il conclut en notant même le caractère essentiellement relatif de la δύναμις qui à ce point de vue est comparée au nombre, et il généra-

Soniaranes Des γενικοὰ, Bad armee Nos Ἀν + *

(4) Métaph. À 19, 1019 À 19.

(2) Charmide 168 B. C. : Καὶ γὰρ τὸ per ζόν φαμεν τοιαύτην τινὰ ἔχειν δύναμιν, ὥστε τινὸς Eva! μεῖζον; . . Οὐκοῦν καὶ εἴ τι διπλάσιόν ἐστι τῶν τε ἄλλων διπλασίων χαὶ ἕαυτοῦ, ἡμίσεος δήπου ὄντος ἑαυτοῦ TE χαὶ τῶν ἄλλων διπλάσιον ἂν εἴη " οὐ γάρ ἐστίν που ἄλλου διπλάσιον ñ ἣμ ἰσεος..

Cf. Catégories 6. 7 A 36 : Πρός τὰ δὲ τὰ τοιαῦτα λέγεται, ὅσα αὐτά, ἅπερ ἐστιν ἑτέρων εἶναι λέγεται, ἢ ὁπωσοῦν ἄλλως ποὸς ἕτερον οἷον τὸ μεῖζον τοῦθ᾽ ὅπερ ἐστίν ἑτέρου λέγεται * τινὸς γὰρ λέγεται μεῖζον - καὶ τὸ διπλάτιον τοῦθ᾽, ὅπερ ἐστιν ὲ λέγεται: " τινὸς γὰρ διπλάσιον λέγεται. ὡσαύτως δὲ χαὶ ὅσχ ἄλλα τοιαῦτα. -- Cf. également Μείαρ]ι. À, 15, 1020 B 90.

(3) Metaph. À, 15, 1020 B 98.

(4) Id. id. 1024 A 15.

lise : « Tous les relatifs de nombre et de puissance sont constamment relatifs, car ce qu'ils sont est dit d’un autre, et non parce que réciproquement cette autre chose peut leur être appliquée » : Τὰ μὲν οὖν χατ ᾿ ἀριθμὸν καὶ δύναμιν Δ πο πρός τι πάντα ἐστὶ πρός τι τῷ ὅπερ ἐστὶν ἄλλου λέγεσθαι αὐτὸ ὅ ἐστιν,

ἀλλὰ μὴ τῷ ἄλλο πρὸς ἐκεῖνο... (1). On ne doit donc pas hésiter, et il faut affirmer que la δύναμις est un être orienté par nature πρὸς ἄλλο. Il n’y ἃ pas lieu par conséquent de se demander, comme Platon, si la science peut être science d'elle-même (2). La science, ainsi que la vue ou l’ouïe, possède une propriété qui se réfère entièrement à un objet distinct d'elle. Sa δύναμις est toute relative : ‘Ouotws ὃὲ χαὶ τινός ἐστιν ἣ τ ὄψις, ΠῚ οὗ ἐστὶν ὄφις.. . οἷον ἣ ἰατρικὴ, τῶν πρός τι ὅτι τὸ γένος αὐτῆς ἣ ἐπιστήμη δοχεῖ εἶναι! τῷ ν πρός EUX

2. Puisque la δύναμις est définie comme un principe de l’ètre, le terme se trouve souvent uni à ἀρχή, et parfois même avec une signification sensiblement identique. Contre les Pythagoriciens qui ne reconnaissent que deux principes dans la composition du ciel : la droite et la gauche, Aristote démontre la nécessité d’en admettre quatre autres, dont certains même sont logiquement antérieurs à ceux des Pythagoriciens : le ἄνω et le χάτω, l’éuxoocley et l’ontsfley(3). Les uns diffèrent seulement par la δύναμις ou la propriété; les autres, également par la forme. Le ἄνω et le χάτω existent chez tous les êtres animés; le δεξιόν et 1᾽ ἀριστερόν manquent dans les plantes. Or la partie supérieure, le ἄνω, est la source du mouvement et joue à l’égard des autres éléments le rôle de principe ; il possède relativement à eux une propriété primordiale ἀ᾽ ἀρχή : Πρὸς δὲ τούτοις, εἰ τὸ μὲν ἄνω ἐστὶ τὸ ὅθεν h κίνησις, τὸ δὲ δεξιὸν ἀφ᾽ οὗ, τὸ δ᾽ εἰς τὸ πρόσθεν ἐφ᾽ ὃ, καὶ οὕτως ἂν ἔχοι

(1) Id. id. 1024 A 926.

(2) Charmide 169 À : ... διὸ χαὶ οὐτ᾽ εἰ δυνατόν ἐστι τοῦτο γενέσθαι, ἐπιστήμης ἐπιστήμην εἶναι, ἔχω διισχυρίσασθαι... CE. 168 D. E, les exemples de la vue et de l’ouïe, sens qui eux aussi sont regardés comme des relatifs.

(3) De Cœlo 6 2 2, 284 B et 285.

ον ΤΡ Sd li 7:

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