‹ Étude Sur Le Traitement De La Tuberculose Pulmonaire InfantileChapitre 12 sur 27 · LEARN · texte numérisé non relu

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À ce moment la malade fait une poussée fébrile à 4o° que rien ne permet d'expliquer.

Les 22 et »9 juin on fait deux nouvelles insufflations, atteignant des pressions faiblement positives (+ 4).

À cette date on note déjà une sensible amélioration, la malade tousse moins, elle a pris 500 grammes depuis le début du traitement, sa température oscille entre 37° et 382.

Le 30 juin, dans la matinée, on examine la malade à l'écran. On observe toujours un pneumothorax gauche sec, mais à droite on aperçoit une zone de densification au niveau de la région scissuraire, sur une hauteur de a à 3 cent., avec des taches floues apparaissant pendant la toux. Le sommet et la base sont normaux.

Le soir même, la température s'élève à 39° et l'état général est d'emblée très touché.

Le 2 juillet, la température atteint 39° 7, l’état général est précaire, l’enfant est eyanosée.

L’auscultation montre l'apparition d’un foyer axillaire droit avec souffle tubaire et nombreux râles sous-crépitants.

L'examen radiologique fait voir une ombre triangulaire, à base externe et à sommet tourné vers le hile, occupant le lobe moyen du poumon droit.

Les parents, redoutant une issue fatale, emmènent l'enfant le 5 juillet et la gardent chez eux dans cet état pendant une quinzaine de jours.

À partir du 18 juillet, l’état général se relève rapidement en même temps que disparaissent les signes physiques et fonctionnels, la température descend au-dessous de 38°.

Le 25 juillet on reprend les insufflations que l’on répète tous les 15 jours environ depuis cette date, introduisant à chaque fois de 300 à 400 cent. cubes de gaz sous des pressions ne dépassant pas + 4.

Pendant la dernière semaine de novembre, la malade fait une poussée fébrile aux environs de 38°. On l'examine à l'écran et l’on note la présence d’une certaine quantité de liquide dans la cavité pleurale gauche. Le médiastin est dévié en totalité vers la droite. Le poumon droit est normalement clair, sauf au niveau de l’ancien foyer où persistent quelques taches à contours flous.

Au milieu de février 1922, la petite malade est nettement améliorée. Son état général est très satisfaisant, Son poids est passé de 15 kilos 700 à

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37 kilos 600. L'expectoration est tarie, la toux considérablement diminuée, la température ne dépasse pas 37° 8. L'épanchement pleural tend à se résorber.

Mais au début de mars la température s'élève, L'auscultation fait entendre dans l’aisselle, au niveau de l’ancien foyer, quelques râles sous crépitants et à l'écran on observe des taches sombres disséminées dans la plage pulmonaire droite, mais surtout nombreuses à la partie moyenne.

On continue cependant à entretenir le pneumothorax. A la fin de mars, la température vespérale dépasse fréquemment 38°, la toux est réapparue et l’état général, stationnaire depuis un mois, tend à décliner.

OBSERVATION V (inédite) due à l’obligeance de M. Risr.

Louise T. 11 ans et demi.

A. H. Mère bien portante. Père mort de tuberculose pulmonaire.

Un frère de 14 ans bien portant.

À. P. Rougeole et coqueluche à 3 ans. Grippe en 1920.

Depuis le mois de mars 1921 la malade tousse.et se sent fatiguée. Au mois de mai, elle a 3 hémoptysies peu abondantes et depuis elle tousse, crache, perd l'appétit et maigrit beaucoup (5 kilos).

Elle entre à Laënnec le 14 juin r921.

A ce-moment elle a de la fièvre. La toux est fréquente. L’expectoration abondante contient des bacilles de Koch. La cuti-réaction à la tuberculine est positive. Le poids est de 23 kilos.

L'auscultation révèle des signes cavitaires nets au sommet gauche.

L'examen radioscopique confirme l'existence d’une spélunque en même temps qu'il montre dans le lobe inférieur gauche l'accident primitif avec son adénopathie. Le poumon droit s'éclaire normalement.

On décide d'établir un pneumothorax artificiel gauche.

Le 20 juin 1921 on insuffle 100 cent. cubes d’oxygène puis 400 cent. cubés d'azote en pression négative, le décollement se fait bien.

Le 22 juin on insuffle 400 cent. cubes d'azote. La pression terminale est de — x.

Un examen radioscopique, pratiqué le lendemain, montre un moignon pulmonaire en massue à grosse extrémité supérieure, complètement décollé

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de tous côtés et ne présentant pas d'expansion respiratoire appréciable. Le médiastin, déplacé en totalité vers la droite, subit une forte locomotion respiratoire, On observe des traces infimes de liquide dans le cul-de-sac costo-diaphragmatique gauche.

Le 29 juin, à la suite de la 3° insufflation où l'on introduit 4oo cent. cubes d'azote dans la plèvre, la malade présente une dextrocardie très accusée, la pointe du cœur venant battre à droite de l'appendice xiphoïde. On observe à ce moment un certain degré de tachycardie, le pouls est à 124.

On continue régulièrement les insufflations, tous les 10 jours d’abord, puis tous les 15 jours à partir du mois d'août, introduisant à chaque fois dans la cavité pleurale environ 4oo cent. cubes d'azote,

Au début d’août, la malade est assez nettement améliorée, elle ne crache plus de bacilles de Koch depuis un mois; aussi quitte-t-elle l'hôpital. Mais elle revient, tous les quinze jours, faire entretenir son pneumothorax.

Le 5 octobre, la malade se plaint de tousser davantage et elle perçoit un bruit de glou-glou dans sa cage thoracique quand elle remue brusquement. En mème temps elle présente une petite poussée fébrile aux environs de 38°.

Elle entre à nouveau à Laënnec.

On l’examine aux rayons X ct l’on voit qu'il existe du liquide à la base gauche. L’expectoration est redevenue plus abondante et contient à nouveau des bacilles de Koch.

Quelques jours plus tard, on examine à nouveau la malade à l'écran et l’on s'aperçoit que le moignon pulmonaire a contracté une adhérence avec la paroi externe du thorax, à l’union de son tiers moyen et de son tiers inférieur.

A la suite de l'apparition de cet épanchement l'enfant perd un peu de poids (500 grammes).

Le 18 octobre on insuffle la malade et l'examen radioscopique montre que l’adhérence constatée quelques jours avant a disparu.

Le 10 décembre la radioscopie montre un pneumothorax gauche abso lument sec, mais le sinus costo-diaphragmatique est mousse et en partie oblitéré. La compression pulmonaire est parfaite. La dextrocardie est accentuée : à l'expiration, la partie gauche du cœur disparaît entièrement derrière l’ombre vertébrale. (A ce moment la pression intra-pleurale moyenne est de L 1/2)

À cette date les bacilles de Koch ont disparu à nouveau de l’éxpectoration.

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Les insufflations sont poursuivies tous les 15 jours.

Le 15 mars 1922, l'état général est stationnaire, la malade à perdu un peu de poids depuis le début du traitement (600 grammes).

La température atteint 38° 5 le soir.

L'examen du thorax montre une ébauche de scoliose à convexité droite, l'épaule gauche est tombante. L’hémithorax gauche présente un retrait d’un centimètre par rapport à l’hémithorax droit.

Dans la dernière semaine de mars la température s'élève progressivement. La malade est asthéniée. La toux devient plus fréquente.

L’auscultation montre que la respiration est soufflante au sommet droit en avant.

La radioscopie fait voir au-dessous de la clavicule une ombre transversale à contours flous.

Peu à peu la température atteint 39°, l’état général devient précaire et au début d'avril 1922 les parents emmènent la jeune malade.

OBSERVATION VI (inédite) due à l'obligeance de MM. BABONNEIX ET ARMAND DELILLE.

Georgelte G. 13 ans.

À, H. Mère bien portante.

A. P. Scarlatine et coqueluche dans la première enfance. Tousse et crache depuis peu.

Entre à l’hospice Debrousse le 6 juin r921.

La malade est pàle et amaigrie. Elle a perdu l'appétit. Eile tousse et son expectoration, abondante, contient des bacilles de Koch. La température atteint 38° le éoir el s'accompagne de céphalée et de sueurs nocturnes. La cuti-réaction: à la tuberculine est positive. Le poids est de 23 kilos.

L'examen de l'appareil respiratoire montre que le poumon gauche est submat en avant et en arrière sur toute son étendue, La sonorité du poumon droit est normale.

L’auscultation du poumon gauche fait entendre, en avant, dans la fosse sous-claviculaire, un foyer de gargouillement entouré d'une zone de râles sous-crépitants, et, en arrière, au sommet, un souffle congestif accompagné de nombreux ràles sous-crépitants superficiels. A la base droite, on <ntend quelques râles humides.

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On note une circulation collatérale pré-thoracique et quelques ganglions cervicaux indurés à gauche.

L'examen radioscopique montre une obscurité massive des trois quarts supérieurs du poumon gauche, sans spélunque visible. La base est claire et le diaphrame bien mobile. À droite l’image hilaire est très marquée, mäis on n'’observe ni densification ni taches dans la plage pulmonaire.

On décide de traiter la malade par le pneumothorax artificiel.

Le 29 juin 1921, on procède à la première insufflation. Dès que la canule pénètre dans la cavité pleurale, on note une forte pression négative. On introduit sans peine 100 cent. cubes d'oxygène, puis 250 cent. cubes d'azote, la pression terminale moyenne est de — 1.

A l'écran, on voit que les deux tiers inférieurs du poumon gauche sont décollés,

On continue les insufflations à intervalles assez rapprochés et le 27 juillet, après la 6°, où l’on a atteint la pression intra-pleurale de + 7, la radioscopie montre que le poumon gauche est aplati contre le médiastin. Ï est maintenu en bas par une bride qui le rattache au diaphragme et en haut le sommet reste adhérent à la paroi. [1 n’y a pas de liquide. Le phénomène de Kienboëk est accentué. La dextrocardie est très marquée.

Le 1% septembre, on note l'apparition d'une très faible quantité de liquide à la base gauche, uniquement perceptible à l'examen radiologique.

Les ïinsufflations sont poursuivies tous les 15 jours environ jusqu'au début de janvier. On introduit à chaque fois 500 cent. cubes d'azote dans. la plèvre, sans jamais dépasser la pression de + 6.

A ce moment la radioscopie montre que le poumon gauche est entièrement décollé dans ses deux tiers inférieurs, mais que le tiers supérieur reste adhérent à la corticalité. Il persiste toujours une faible quantité de liquide dans le sinus costo-diaphragmatique gauche.

Depuis le 5 janvier 1922, la malade n'est plus insufflée que tous les mois.

Le 15 février, la température s'élève aux environs de 38° 5 ct à l'écran: on voit qu'il existe une notable quantité de liquide à la base gauche.

Le 7 mars, on insuffle la malade après avoir retiré 4oo cent. cubes de liquide séro-fibrineux.

Le 22mars, on fait une nouvelle ponction évacuatrice, suivie d'une insufflation; on retire 250 cent. cubes d’un liquide louche et on a l'impression

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que l’aiguille traverse une plèvre très épaissie.

A l'écran, on observe un niveau liquide à la hauteur du 3° espace intercostal, en avant. :

Le 8 avril, on essaie d'évacuer le liquide par un trocart placé à la base du poumon, en même temps qu'on introduit de l'azote par une aiguille placée au voisinage du sommet. Rien ne s'écoule par la canule inférieure, par contre, en haut, s'échappe une faible quantité d'un liquide purulent et l’on n'arrive à insuffler ensuite que quelques centimètres cubes d'azote. Il semble que la partie inférieure de la cavité pleurale soit occupée par une plèvre très épaissie et adhérente au poumon, une faible quantité de liquide surnageant.

À cette date l’état général est bon, le poids qui était de 3 kilos à l'entrée est passé à 28 kilos. La toux a disparu. L'expectoration est presque complètement tarie et ne contient plus de bacilles de Koch. La température n'est pas absolument normale mais ne dépasse jamais 38°.

L'examen du thorax montre une légère incurvation de la colonne vertébrale à convexité droite. L'épaule gauche est un peu plus basse que la droite. Le périmètre de l’hémithorax gauche présente un retrait d'un centimètre sur celui de l’hémithorax droit.

OBSERVATION VII (inédite) due à l’obligeance de M. AMEUILLE.

Michel R. 10 ans.

A. H. Père et mère bien portants.

A. P. Bien portant jusqu'il y a 3 mois. À ce moment l'enfant se met à tousser, un médecin consulté conclut à une toux d'origine rhinopharyngée.'

Le petit malade est vu pour la première fois le 12 mai 1921. A ce moment il est pâle et un peu amaigri. La toux est fréquente. L'’expectoration est peu abondante mais contient des bacilles de Koch. La température présente quelques ascensions vespérales fugaces vers 3825, Le poids est de 29 kilos.

L'auscultation fait percevoir des signes cavitaires nets au sommet gauche. À droite la respiration est normale,

L'examen radioscopique montre que le poumon gauche est opaque dans

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ses deux tiers supérieurs, sauf au sommet où deux luminosités, l’une interne, l’autre externe et séparées par une bande sombre, semblent indiquer l’existence de deux cavités. Le poumon droit s'éclaire normalement.

On décide de traiter l'enfant par le pneumothorax artificiel.

La première insufflation est faite le 4 juillet 1921. On introduit quelques centimètres cubes d'oxygène puis 150 cent. cubes d'azote. Le décollement se fait bien en pression négative.

Le 7 juillet on insuffle 200 cent. cubes d’azote.

Dès cette époque l'examen radioscopique montre que le poumon gauche est bien décollé et se présente sous l'aspect d'une bande verticale accolée au médiastin qui est déplacé vers la droite. On observe un peu d'expansion respiratoire du poumon comprimé.

Le pneumothorax est entretenu tous les 15 jours, chaque insufflation étant de 500 cent. cubes d'azote. Mais pour une cause fortuite le petit malade n'est pas insufflé du 9 septembre au 3 octobre.

A ce moment, le poumon malade s'est un peu décomprimé et l’on cherche à obtenir à nouveau le collapsus complet en faisant une insufflation abondante.

Le 20 octobre, la température s'élève rapidement. L'état général est très atteint d'emblée.

Dans les jours qui suivent, on trouve une zone de matité occupant la partie moyenne du poumon droit et, à ce niveau, l'auscultation fait entendre un souffle accompagné de ràles sous-crépitants et de gros frottements.

La radioscopie, pratiquée à cette époque, montre un foyer ovalaire, très opaque, situé à l’union du tiers moyen et du tiers inférieur du poumon droit. A gauche, le poumon est toujours atélectasié et on note l'apparition d’une faible quantité de liquide dans la cavité pleurale.

Après une évolution aigüe ayant duré une quinzaine de jours, la température commence à baisser. Le souffle que l’on percevait du côté droit s’atténue et disparaïl, il ne persiste que quelques râles sous-crépitants.

Le 10 décembre, on constate à l'écran que le poumon gauche est décomprimé. A cette date, on reprend les insufflations, introduisant 460 cent. cubes d'azote avec une pression terminale de + 6.

L'examen radioscopique, pratiqué immédiatement après cette insufflation montre que le poumon a contracté une adhérence limitée avec la paroi -costale, au niveau de la partie moyenne de son bord externe, de telle sorte

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