‹ Étude sur le traitement des fractures transversales de la rotule: Suture osseuse – Ponction de l'épanchementChapitre 24 sur 39 · MAUVAIS · texte numérisé non relu

MAUVAIS

Cameron Gærinck Hartwich Henri-Smith Howse

- Lister Luc. Champ.

Macewen Royes-Bell Rhustom-Parker Walsh Wood

Kænig 1. Marche

Bryant Holmes tr. diffi

Howse 1 | Howse

Ranke 1 | John-Schmidt

Trendelenburg 1 | Jordan-Llyod Fe cUe oyer-Be

Total 4 Setede

Sydney-Jones Turner Wood

tr.consid.

Total 2

Det bd D bed et be QD dt jt

D bd bel QD be bel RD ed fe be je DD

Total 16

Plus 2 cas de malades encore en traitement et dont le résultat parait être favorable : 1 malade de Howse et 1 de Poncet.

Somme toute, 16 résultats bons, plus 4 assez bons, plus 2

Dites

dont on prévoit l’heureuse issue, nous donnent 22 cas que l’on peut regarder comme satisfaisants sur 40. Cette proportion, supérieure à la moitié, est à l’avantage de la suture, si l’on veut bien comprendre qu’il s’agit ici, comme nous avons fait remarquer, de malades dont l’impotence est assez grande pour justifier une opération aussi sérieuse que celle de la suture ; et nous répéterons encore que les 8 cas d’ankyloses ne sont pas tous des insuccès, puisque, dans bien des cas, on doit s’estimer heureux d’avoir un membre ankylosé solidement et en bonne position. Combien de fois, en effet, dans le traitement des arthrites de diverses natures, ne cherche-t-on pas à obtenir ce résultat |

Malgré ces faits, les adversaires de la suture sont nombreux, et les opinions sont encore très divergentes lorsqu'il s’agit d’en poser les indications. Lister, et la plupart des chirurgiens anglais, Macewen en Irlande, Lucas-Championnière en France, semblent l’accepter à peu près sans réserve pour les cas récents ; aussi Lucas-Championnière disait à la Société de Chirurgie de Paris qu’il « a la plus grande tendance à penser que l'ouverture immédiate du genou, suivie de la suture des deux fragments de la rotule est le véritable traitement à appliquer aux fractures de rotule récentes.» Pozzi en est partisan, mais en obéissant seulement à certaines indications, comme par exemple le cas de son malade qui était aliéné. Mais bon nombre d’autres chirurgiens repoussent cette opération dans les fractures récentes : en Angleterre, Holmes, Morris, Owen, Bryant ; en Irlande, Barton, Coppinger ; Vhyet en Amérique, la rejettent ; en France, Lucas-Championnière fut seul à la soutenir devant la Société de Chirurgie, dont la plupart des membres s’élevèrent avec violence contre ce mode de traitement, lorsque fut discuté le rapport de Chauvel : « ce n’est qu’à titre tout à fait exceptionnel, disait ce dernier, que la suture osseuse est acceptable, lorsqu'il s’agit d’une fracture récente ; il faut la réserver au cas où, malgré la ponction as-

ue

piratrice, la coaptation est rendue absolument impossible par une disposition spéciale de la fracture, ou par l’interposition entre les fragments d’un corps étranger qu’il est impossible de déplacer sans ouverture de l'articulation. » Les autres membres de la Société, Richelot, Gillette, Verneuil, Forget, Larger, Lefort, Desprès, Labbé, Trélat, la repoussent complétement ; etleur conviction ne parait pas avoir changé, puisque au Congrès de Chirurgie qui eut lieu à Paris en 1885, Lucas- Championnière fut encore à peu près seul à la soutenir.

Pour les fractures anciennes, les adversaires sont moins nombreux, et bon nombre de ceux qui rejettent absolument la suture dans les cas de fractures récentes, en Sont partisans dans les fractures anciennes, lorsqu'il y a une impotence absolue ou très grande du membre inférieur : Bryant, Sydney Jones, Morrant Baker, Coppinger, Thompson, et parmi les chirurgiens français, Chauvel, Trélat, Pozzi, sont de cet avis ; mais beaucoup d’autres, et en particulier Desprès, Lefort, Verneuil, condamnent absolument louverture, même antiseptique du genou. Il est difficile, dans l’état actuel de la science, de se prononcer d’une façon catégorique à ce sujet ; 11 faudrait pour cela, avoir un nombre considérable de faits semblables, telle que la statistique personnelle d’un chirurgien ou une réunion d’observations dans lesquelles l’opération aurait toujours été faite dans les mêmes conditions d’antisepsie : alors on pourrait peut-être juger la question et pour les indications de la suture ; aussi, nous contenterons-nous d’énumérer les principaux cas dans lesquels on peut pratiquer cette opération, lorsque nous donnerons nos conclusions à la fin de ce travail.

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