HISTORIQUE
Les considérations dans lesquelles nous sommes entré au chapitre précédent, nous ont montré combien faible était l’action du chirurgien contre les fractures transversales de la rotule ; aussi n’est-il pas étonnant qu’en présence des résultats défectueux donnés par les anciens procédés, position du membre, appareils divers, on ait cherché à agir d’une façon directe sur les fragments pour les rapprocher. Malgaigne inventa ses fameuses griffes, qui n’eurent jamais grande vogue et qui sont aujourd’hui à peu près complètement oubliées : d’autres chirurgiens plus hardis, eurent recours à la suture directe des fragments. On peut distinguer deux périodes dans l’histoire de cette opération : celle qui a précédé le règne des doctrines antiseptiques, la seconde qui est née avec elles.
La suture osseuse, conseillée au XVII siècle par Sévérinus, médecin de Naples, ne semble avoir été pratiquée qu’en 1834, par Rhea Barton ; son malade succomba.