‹ Étude sur le travailChapitre 100 sur 106 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

c( En fin de compte, et en écartant les questions locales, votre Commission a trouvé face à face et en lutte constante la réglementation et la liberté du travail.

« Est-il possible dç réglementer le travail sans arrêter immédiatement sciences, progrès, perfectionnements et découvertes ?

« Avec notre histoire industrielle de quinze siècles, votre commission répond : Non; — et si par impossible on se résignait à le tenter, qui donc formulerait ces règlements?

« Faudrait-il laisser ce soin à des collectivités, syndicats, corporations, communautés, ou maîtrises isolées ou fédérées entre elles ?

« Ce serait organiser un État dans l'État.

« Faut-il que l'État réglemente lui-même et assume, une fois de plus, les responsabilités sous lesquelles ont plié les Valois, Henri IV, Louis XVI, Colbert et la Convention ?

« Poser de pareilles questions, c'est les résoudre par la négative.

«La liberté du travail formulée par Turgot, décrétée par la grande Constituante, est la raison d'élre de notre prospérité industrielle.

« Elle laisse à tous les citoyens français, ouvriers ou patrons, le soin de régler leurs rapports professionnels comme ils l'entendent.

« Elle interdit à toute collectivité, quels que soient son nom, sa forme ou son origine, de se substituer h leur initiative personnelle.

« Les lois actuelles n'interviennent que pour protéger et faire exécuter les conventions librement consenties par eux et entre eux. '

« Perfectibles comme toutes les œuvres humaines, ces lois doivent être tenues au courant, au niveau du progrès et de la civilisation. Mais elles doivent respecter, avant tout et de la manière plus absolue :

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