NON .NOURRI
INDUSTRIES
Ordi-
Maxi-
Mini-
Ordi-
Mau
Mini-
naire.
mum.
mum.
uaire.
mum.
mum.
Bijoutiers-orfèvres.
Blanchisseuses . .
Bouchers
Boulanfçers ....
Brodeuses
Carrossiers ....
Chapeliers . . . .
Charpentiers . . .
Charrons
Corsetières ....
Couturières en rob.
1 Ott
Culollières ....
Dentelières ....
INDUSTRIES
SALAIRE JOURNALIER DE l'oUVRIEH NOURRI NON NOURRI
Ébénistes
Fleuristes. . . .' .
Forgerons
Giletiëres ....
Imprimeurs. . .
Jardiniers. . . . .
Lingères ....
Maçons
Menuisiers . . .
Modistes ....
Piqueuses de bott
Relieurs
Scieurs de long .
Selliers ....
Serruriers. . . .
Tailleurs d'habits Tapissiers. . . .
Teinturiers . . .
Terrassiers . . .
Vidangeurs . . .
Vitriers
Hommes ....
Femmes ....
Ordi-
Maii-
l'QO
Minimum.
Ordinaire.
Mail-
Mini-
MOIS
il|
On lira sans nul doute avec intérêt les principaux passages des conclusions de la Commission parlementaire de Tenquôte sur le travail, dont le rapport nous a fourni les chiffres qui précèdent :
« Les lois de notre pays autorisent et protègent Tassociation commerciale et industrielle sous toutes ses formes; les sociétés de consommation et de production peuvent se constituer librement. Il en existe. Les rapports des délégués le reconnaissent ; ils constatent même que, dans les sociétés ouvrières de production, les salaires sont moins élevés que chez les autres patrons.
« Pourquoi rester sur le terrain théorique et abstrait de
la revendication, quand on peut appliquer, réaliser librement le système dont on affirme la supériorité ?
« Les rapports des délégués répondent que Tessai est actuellement impossible, que les ouvriers ne sont pas convaincus de la valeur de la réforme et refusent de s'y associer.. Pour les y amener, pour les convaincre^ il faut, disent-ils, des réimions fréquentes, multipliées et une grande publicité.
ce Le point de départ, le prélude forcé de la nouvelle organisation du travail est donc, à leur avis, la suppression préalable et complète de toutes les lois qui réglementent et limitent le droit de réunion, d'association et la liberté de la presse ; il faut aussi la suppression du cautionnement des journaux.
a Devions- nous passer sous silence le programme des délégations ouvrières à l'exposition de Vienne et leur définition du syndicat?
c< C'était l'avis de quelques déposants; ils en donnaient pour raison qu'à Paris même, ce régime ne compte qu'un petit nombre de partisans (moins de 5 pour 100 de la population ouvrière). L'un d'eux ajoutait : « Pour arriver à « s'entendre avec les ouvriers, il ne faut pas contrarier « leurs idées. »
« C'est ainsi, en effet, qu*on agit avec les enfants et les incapables.
(( Les ouvriers ne forment pas une caste dans la société française. Apprentis hier, ouvriers aujourd'hui, ils seront demain producteurs à leurs risques et périls; ils sont, avant tout, citoyens français libres et responsables.
« C'est leur faire injure et les traiter en incapables, que de les flatter, en déguisant la vérité.
« Nous leur disons donc, sans hésiter, que le programme de la délégation ouvrière à l'exposition de Vienne, le seul qu'on oppoàe actuellement à la liberté du travail, serait désastreux pour eux s'il n'était heureusement irréalisable.
« La délégation de leurs droits individuels faite au profit de leur syndicat les ramènerait au servage. L'égalité de participation et l'abolition de l'intérêt du capital sont
empruntées aux systèmes d'organisation du travail que nous avons analysés, et dont les ouvriers ont payé les coûteuses expériences.
« Les chiffres d'économies qu'on leur promet de réaliser, h l'aide de leurs épargnes, dans les sociétés de consommation et de production, sont fantastiques; les plus audacieux faiseurs d'affaires hésiteraient à les soumettre à la crédulité de leurs actionnaires.
« On parle de réaliser six milliards cinq cents millions d'économies sur la consommation personnelle des travailleurs, aujourd'hui exploités'^ds les détaillants, quand l'ensemhle de la valeur ajoutée par le travail industriel aux matières premières manufacturées, en France, ne dépasse pas cinq milliards, dont la moitié, deiuc milliards cinq cents millions, est payée comme salaire aux ouvriers! »