‹ Étude sur le travailChapitre 13 sur 106 · Liberté et socialisme, p · texte numérisé non relu

Liberté et socialisme, p

Quand M. Mignet écrit ; « Je ne suis pas de ceux qui craignent qu'en se perfectionnant le monde se rapproche de sa dissolution, et que le mieux doive être le commencement du pire. Je ne crois pas que la famille souffre de Taffeclueuse égalité établie entre les enfants ; que la société éprouve moins de sécurité là où l'individu jouit de plus de bien-être ; et que plus d'équité dans les rapports privés conduise l'État à plus de désordre. Non, la liberté acquise au travail, la protection accordée à la faiblesse, la justice assurée au bon droit, l'essence des contrats mieux connue et plus respectée, l'égalité dans les partages solidement établie, la propriété plus répandue, la richesse mieux distribuée, la famille plus unie, la nation plus homogène, doivent augmenter la force du pays et accroître cette profonde et universelle paix civile qui est la force et le bienfait des lois. Nous serions aveugles et ingrats si Tinconstance de nos désirs et l'inquiétude de notre esprit nous faisaient posséder avec désenchantement ce que nos pères ont recherché avec enthousiasme* ; »

Que font ces quatre écrivains, si ce n'est donner une preuve différente, mais également profonde, du progrès social de notre temps?

Dans les faits, on trouve des preuves, pour ainsi dire à chaque pas. Attachons-nous seulement à quelques-uns de ceux qui offrent un caractère décisif.

Il s'en présente un d'abord à qui ce caractère ne saurait être refusé : c'est la statistique de la criminalité.

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